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Tahoua : Inondation à Tchintabaraden et Abalak

Tahoua UITLa pluie de 60 mm suivie d'une autre de 25mm en l'espace de 24h, ont occasionné la mort de 3 personnes suite à l'effondrement de leur maison à Tchintabaraden. Avant de se rendre hier à Tchintabaraden pour présenter les condoléances du Président de la République chef de l'État son excellence Issoufou Mahamadou et du chef du gouvernement à la famille des regrettés, le gouverneur de la région de Tahoua Abdourahman Moussa était au CHR de Tahoua où les 4 blessés de ce drame suivent des traitements intensifs pour s'enquérir de leur état et leur souhaiter prompt rétablissement. Le Gouverneur de la région de Tahoua était arrivé dans la ville de Tchintabaraden avec sa délégation composée outre des secrétaires généraux, les représentants des organisations humanitaires et les membres du comité régional du système de gestion des risques et catastrophes et les autorités locales. Abdourahman Moussa a visité les quartiers touchés où l'on dénombre 260 ménages sinistrés, 173 murs effondrés, 75 maisons et 4 salles de classes en banco effondrées.

Poursuivant sa mission, la délégation du gouverneur a visité sur son chemin de retour, les traces de la catastrophe des inondations de la pluie du 09 au 10 juillet à l'intérieur et aux alentours immédiats du centre de multiplication du bétail d'Ibecetane relevant de la commune rurale d'Akbounou. Le spectacle terrifiant des cadavres des milliers de petits ruminants jonchent le parcours de la mission sur des dizaines de kilomètres. Par endroits, les membres de la délégation ont été contraints de boucher hermétiquement leurs narines pour approcher les carcasses d'animaux et rencontrer les sinistrés. Il s'agit pour la plupart des transhumants venus de plusieurs communes de la région à la recherche de pâturage ayant déjà amorcé leur mouvement pour la cure salée d'Ingall. Aussi, devant le risque réel d'épidémie lié à la pollution de l'environnement, le gouverneur de la région de Tahoua a exhorté les éleveurs de quitter la zone. Pour ceux qui ont choisi de rester, il est recommandé d'incinérer les cadavres et bouillir l'eau des mares avant de la consommer.

Le moins qu'on puisse retenir du bilan provisoire des pertes enregistrées dressé par le comité départemental de gestion de catastrophe d'Abalak est de 3000 petits ruminants disparus sous les eaux en furie sur les 11 vallées visitées.

HACHIM MOHAMED

17 aout 2017
Source :  La Nation

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