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Première forte pluie : Niamey, méconnaissable

 Première forte pluie : Niamey, méconnaissableLa première importante pluie de l’hivernage, et la capitale du Niger fait apparaître toute sa laideur. A l’heure où nous mettons sous presse, quelques quartiers sont inaccessibles. Pour l’essentiel d’entre eux, il faut faire beaucoup d’acrobaties pour joindre deux points. Pourtant, nous ne sommes qu’au début de l’hivernage. Que font les autorités communales de Niamey pour parer aux problèmes d’assainissement de la ville ? Ou disons qu’ont-elles fait depuis leur installation pour améliorer le quotidien des habitants de la capitale ?

Chaque année, ce sont les mêmes problèmes qui reviennent, dans les mêmes endroits sans perdre de vue les nouveaux désagréments qui se créent un peu partout. Il n’y a aucun mécanisme d’entretien des infrastructures  pourtant construites à grands frais. Et chaque jour que Dieu fait, Niamey poursuit son extension dans toutes les directions. Les nouveaux quartiers poussent comme des champignons. Il se crée de nouveaux besoins en termes de voirie et autres infrastructures indispensables pour améliorer les commodités des habitants. Constat général : Niamey est pauvre en caniveaux. Les plus anciens sont bouchés. Les services d’hygiène et d’assainissement des arrondissements et de la mairie centrale ne curent que rarement les caniveaux existants. Les quelques agences privées qui sont sollicitées pour le balayage des rues cumulent plusieurs mois d’arriérés et sont pratiquement dans l’incapacité financière d’assurer un service minimum. Dès qu’une précipitation de 30 mm est enregistrée, Niamey devient un véritable marécage et ses routes impraticables. La traversée de certains quartiers devient un véritable parcours du combattant.   Pourtant, l’hôtel de ville et les 5 arrondissements de la capitale engrangent des recettes importantes provenant des différentes taxes et de la subvention de l’Etat. Où va tout cet argent ? En tout cas, pas dans l’assainissement des quartiers qui sont délaissés. Que fait-on des plans d’aménagement et d’investissement votés lors des conseils municipaux ? Il est temps de trouver un mécanisme de contrôle de l’exécution du cahier des charges des autorités communales.

S’il est incontestable que les mairies ne font pratiquement pas grand-chose en matière d’hygiène et d’assainissement de la ville de Niamey, les riverains eux-mêmes contribuent à la dégradation de leur environnement de vie. On déverse tout, liquides et solides dans les rares caniveaux les rendant non opérationnels. On crée des dépotoirs aux abords des rues réduisant ainsi les chaussées et compliquant la circulation. On transforme les devantures des maisons en poubelles inappropriées. Ainsi vit Niamey,  et ses problèmes ne font que s’amplifier d’année en année, d’hivernage en hivernage. Il est inadmissible qu’au moment où le Président de la République s’active en personne pour transformer l’image de la capitale à travers de gros investissements, que par exemple, les municipalités soient incapables de faire le simple curage des caniveaux.

O.M 

14 juin 2017 
Source : La Nation 

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