mardi, 14 février 2017 23:16

Lancement officiel du concours littéraire en langues nationales : Contribution à la promotion des langues nationales et la culture de la paix

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Le ministre de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la Modernisation Sociale M. Assoumana Mallam Issa, a procédé hier dans la salle de l’Institut de Formation en Alphabétisation et en Education non Formelle (IFAENF), au lancement officiel de la première édition du concours littéraire en langues nationales dénommé « prix Professeur Mahamadou Hambali Junju ». Un concours organisé de façon tripartite entre le Ministère en charge de la Renaissance Culturelle, celui en charge de la Promotion des Langues Nationales et l’Association des Auteurs Nigériens en Langues Nationales (ASAUNIL) avec l’appui financier des partenaires. Ont pris part à cette cérémonie la ministre de la Communication, le directeur de cabinet du ministre en charge de la Promotion des Langues Nationales, la vice-présidente de l’ASAUNIL, l’honorable Chef de Canton de Junju, les membres de la famille du défunt et plusieurs invités.

Dans son allocution, le ministre en charge de la Renaissance Culturelle a souligné l’importance des langues nationales qui dit-il sont des vecteurs de transmission et de sauvegarde de nos valeurs ancestrales qui méritent une attention particulière de la part de tous les Nigériens. En effet, dit-il, les langues nationales sont au centre de toutes les activités familiales et communautaires et constituent le meilleur moyen pour véhiculer le savoir, les cultures, les pratiques et les habitudes coutumières. «C’est pourquoi le Président Issoufou Mahamadou et le gouvernement de la 7ème République ne sauraient laisser se dégrader ces langues nationales dont l’usage facilite, a bien d’égards, la communication et participe au renforcement de l’unité nationale tout en contribuant sans nul doute au progrès dans le domaine de l’éducation y compris à l’accès rapide à la science et à la technologie lorsqu’on en fait l’engagement » dira le ministre.

En outre, précise M. Assoumana Mallam Issa, dans un contexte d’analphabétisme non encore maitrisé, les langues nationales contribuent à l’éveil de masses populaires, au renforcement d’une culture de la paix et d’une solidarité agissante, toute chose plus que jamais recherchée dans le contexte de la renaissance culturelle et de la modernisation sociale. En effet, explique-t-il, « fixer ses idées par l’écriture a toujours été une préoccupation de l’humanité et le faire dans nos propres langues nationales renforce notre identité ». Aussi, la conjugaison des efforts des acteurs impliqués dans le cadre de ce partenariat tripartite participe de la recherche d’une synergie d’actions pour la promotion de ces langues et vouloir rendre un hommage mérité au Professeur Mahamadou Hambali Junju, éminent linguiste de renommée internationale, membre fondateur et premier président de l’ASAUNIL relève selon le ministre, du soucis du gouvernement de faire de la reconnaissance un facteur de motivation en vue de l’instauration d’une culture du mérite.

Ce qui cadre parfaitement avec les orientations du Programme de Renaissance dont le but est de créer les conditions favorables aux indispensables mutations et changement de mentalité au Niger et surtout dans le contexte d’un programme de modernisation sociale en voie d’adoption et de vulgarisation. Pour ce faire, poursuit M.

Assoumana Mallam Issa, le gouvernement dirigé par SEM. Brigi Rafini s’engage à perpétuer la tenue régulière de cette compétition et donc à renforcer conséquemment une culture de l’écriture et de la lecture. «C’est d’ailleurs dans cette même lancée que nous avons retenu comme thème du concours « la Paix et le Développement Durable» a-t-il souligné. Le ministre de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la Modernisation Sociale a enfin lancé un vibrant appel à l’endroit des partenaires et amis du livre et de la culture pour qu’ils s’engagent à leurs côtés afin de garantir une réussite à cette édition et à toute celles à venir.

Pour sa part, le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement Primaire, de l’Alphabétisation, de la Promotion des Langues Nationales et de l’Education Civique M. Ismael Mouddour Zakara félicité et encouragé cette initiative louable car les actions d’alphabétisation menées depuis les premières heures de l’indépendance ont permis non seulement d’accélérer la prise de conscience des masses populaires quant à leur rôle d’avant-garde dans le développement économique, social, culturel et politique du pays mais aussi éduquer véritablement une partie importante de la population non lettrée en lui faisant accéder à certains savoirs et savoir-faire qui ont contribué à l’émancipation du monde rural.

Quoi de plus sublime que d’écrire selon la vice- présidente de l’ASAUNIL dans une langue dont on parle couramment et dont on maitrise les péripéties. Une langue à travers laquelle a dit Mme Abdou Ouma, on peut facilement raconter ou décrire les choses vues ou vécues, reconstituer à travers des recherches des évènements historiques, des mythes et légendes d’une manière plus ou moins authentique puisqu’écrire en langue nationale c’est réfléchir sur des contextes politiques et le défis du moment, faire par écrit une analyse scientifique dans un domaine particulier, construire une histoire comique, tragique, pathétique, etc., en s’inspirant d’un fait réel. C’est aussi produire un instrument qui permet à l’individu de se divertir, de s’informer et de se former tout comme on le fait avec le document écrit dans les langues d’apprentissage utilisées dans les écoles.

Aïchatou Hamma Wakasso(onep)

15 février 2017
Source : http://www.lesahel.org/

La Palmerais Niger Pub 01