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mardi, 14 février 2017 06:57

1ère Session de la Conférence Ministérielle de l’Organisation de la Coopération Islamique, à Djeddah, en Arabie Saoudite : Pour la préservation à l'autonomisation et à la transformation des familles dans les pays membres de l'OCI

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OCI NIGER 01Les assises de la 1ère session de la Conférence Ministérielle de l’Organisation de la Coopération Islamique se sont tenues, du 8-9 février 2017, à Djeddah, au Royaume d’Arabie Saoudite, sous la présidence du ministre saoudien du Travail et du Développement Social. Notre pays a été représenté à cette rencontre par la ministre de la Population, Dr Kaffa Rakiatou Christelle Jackou. On y notait également la présence de plusieurs ministres venus des pays membres de l’OCI et du Secrétaire général de l'OCI.

Dans leur communication faite au cours de cette rencontre, les pays francophones de l’Afrique de l’ouest ont souligné que la question est de savoir comment mettre la famille à l’abri des influences exogènes négatives? « Telle est à la fois une préoccupation fondamentale et un challenge de premier ordre pour toute société organisée dont le fonctionnement est régi par des règles législatives, coutumières ou tout simplement par le bon sens», indique la communication.

En effet, notent les pays francophone de l’Afrique de l’ouest, « de nos jours toutes les conditions semblent réunies pour que la structure familiale gage de l’équilibre morale tant à l’échelle individuelle que communautaire, cesse d’être un rempart protecteur contre les avatars d’une culture mondialiste qui tend à se standardiser au grand dam des valeurs intrinsèques au nom desquelles chaque groupe social peut faire valoir son droit à la différence ».

En Afrique de l’ouest francophone, fait-on remarquer, « la famille constitue le cadre principal de référence à partir duquel l’homme reçoit son éducation de base ainsi que des valeurs morales qui déterminent son identité. Ce rôle stratégique qui est celui de la famille est largement consacré par toutes les traditions africaines à quelques différences près».

Le document a également procédé à une analyse de l’environnement juridique et socioculturel, en indiquant que depuis quelques années, des acquis importants ont été notés en Afrique de l’ouest francophone en matière du rôle et la place de la femme dans la société. « C’est ainsi que lors du mariage entre deux conjoints, le droit de propriété et le libre consentement de la femme est protégé par les textes de droit », souligne la communication. Elle relève que l’article 16 de la Convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF), ratifiée par les 9 pays francophones de l’Afrique de l’ouest, stipule que «les femmes ont le droit de contracter mariage, au même titre que les hommes, le droit de choisir librement son conjoint et de ne contracter mariage que de son libre et plein consentement ».

A l’issue de deux jours d’échanges enrichissants, les participants ont fait d’importantes recommandations s’inscrivant dans la mise en œuvre des stratégies, des programmes et des plans d’action. C’est ainsi que, en vue d'assurer la mise en œuvre réussie des stratégies, des programmes et des plans d'action relatifs à la préservation à l'autonomisation et à la transformation des familles, les pays membres de l'OCI sont priés d’établir des stratégies, des cibles et des indicateurs de performance clairs afin d'améliorer la gestion et la mesure de l'impact des activités et des programmes de la famille et du mariage ; d’améliorer la coordination, la collaboration et la synergie entre les différentes parties prenantes impliquées dans la mise en oeuvre des programmes de développement familial ; d’élaborer, le cas échéant, et d’examiner toutes les politiques existantes qui ont une incidence sur le bien-être de la famille.

De même, il est recommandé aux pays membres de l’OCI de mettre en place un mécanisme de suivi et de rapport pour la mise en œuvre et pour la mesure de l'impact des programmes sur les familles respectives ; d’assurer la mise en oeuvre des politiques familiales ; ainsi que la coordination de Programmes et projets pour éviter la bureaucratie, les retards et les résultats négatifs ; Ce sont là, entre autres, une partie des recommandations qui s’énoncent sur une vingtaine de points.

Assane Soumana(onep)

13 février 2017
Source : http://lesahel.org/

Dernière modification le mardi, 14 février 2017 07:17