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vendredi, 27 janvier 2017 04:22

Santé : Renforcer le dispositif de la prise en charge des malades et d’accidents ;Service des urgences de l’Hôpital National de Niamey ;Un maillon important de la chaîne

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Les Services des Urgences l’Hôpital National de Niamey jouent un rôle prépondérant dans la prise en charge des accidentés de la circulation. Selon le directeur général de l’Hôpital National de Niamey, Dr Hassane Ali Maazou, quel que soit le véhicule qui transporte un malade ou un accidenté évacué dans leurs services, le patient est automatiquement pris en charge. ‘’On ne peut pas regarder un malade souffrir ou mourir de ses blessures, on s’occupe bien de lui. Par contre, il n’est pas permis à celui qui n’a aucune notion de secourisme de toucher à un accidenté.

Ensuite, nous disposons d’un service d’assistance sociale pour prendre en charge les cas sociaux que nous rencontrons. En termes de coûts par exemple, si on prend en charge les malades à 100% au niveau des urgences chirurgicales, dans l’année cela peut coûter la somme colossale de trois cent millions de FCFA’’, a-t-il dit avant de conclure que l’Hôpital National de Niamey ne ménage aucun effort pour satisfaire les populations.

Comme l’explique directeur général de l’Hôpital National de Niamey, les services des urgences accueillent tous les citoyens dont l’état de santé nécessite rapidement un avis. A cet effet, a-t-il dit, les urgences doivent avoir une seule entrée, ce qui n’existe pas à l’Hôpital National de Niamey. ‘’Nous avons une entrée aux urgences chirurgicales, une autre aux urgences médicales et une aux urgences pédiatriques’’, a-t-il précisé.

Pour lui, il existe trois paramètres pour prendre en charge les urgences : la compétence humaine, la disponibilité des infrastructures et les disponibilités du matériel. Dr Hassane Ali Maazou affirme qu’une seconde de perdue peut compromettre la vie d’un individu. C’est pourquoi ces paramètres doivent être en adéquation pour prendre en charge les urgences. En ce qui concerne l’Hôpital National de Niamey, il dispose des compétences et des spécialistes dans tous les secteurs qui peuvent prendre en charge ces urgences. Le problème se situe au niveau de l’accessibilité. ‘’Nous recevons toute personne qui vient ici en urgence, on ne peut pas les refouler. Cependant, de l’autre côté, il y a la population qui augmente d’une manière galopante, ce qui contribue au grand afflux des utilisateurs des services des urgences. Certains peuvent être pris en charge dans les autres structures déconcentrées, mais qui sont évacués à l’Hôpital National de Niamey. Dans cette situation, il y aura toujours une surcharge de travail à la structure, et c’est pourquoi on constate un problème d’accueil’’, a-t-il expliqué.

Par contre, il faut souligner que la capacité d’accueil ne répond pas aux besoins de l’Hôpital National de Niamey qui offre une prise en charge adéquate en matériels et en médicaments. ‘’Malgré les efforts fournis par l’institution et l’Etat, le matériel n’est toujours pas suffisant avec la cadence du travail. Les urgences consomment des médicaments spécifiques à des grandes échelles. Mais tout de même, l’Hôpital met à la disposition des malades de kits d’urgence spécifiques pour chaque prise en charge qu’il faut renouveler. C'est-à-dire que celui qui n’a pas les moyens financiers et qui est transféré à l’Hôpital National de Niamey à n’importe quel moment, reçoit des soins. Par exemple, si c’est une fracture, on va l’opérer, après on verra comment se fera le système de remboursement’’, a-t-il expliqué.

En dehors des kits, il faut noter que l’Hôpital National de Niamey met à la disposition des patients des consommables utilisés pour les autres prises en charge qui ne nécessitent pas de venir à l’hôpital. Ce qui fait que, parfois, les services rencontrent des cas de rupture de certains médicaments qu’il faut chercher dans les pharmacies privées. Le Service des Urgences constitue une des portes d’entrée de tout hôpital. ‘’C’est là que la nécessité d’une hospitalisation peut être affirmée. Les admissions directes sont un autre moyen d’être admis. Elles concernent des patients chroniques ou en fin de vie, déjà connus d’un service et qui ne nécessitent pas une    expertise’’, a souligné Dr Hassane Ali Maazou.

Au titre de l’année 2015, l’Hôpital National de Niamey a enregistré 15 975 consultations au Service des             Urgences Pédiatriques, 10 403 consultations aux Urgences Médicales, et 16 815 aux Urgences Chirurgicales sur un total de 280 257 consultations. Pour l’année 2016, au total il a été enregistré 40 726 consultations. En ce qui concerne les hospitalisations au niveau des trois urgences, 27 800 patients ont été enregistrés en 2015. Au titre de l’année 2016, c’est également 28 700.        

Pour trouver les solutions les plus appropriées, l’administration centrale de l’Hôpital National de Niamey prévoit d’augmenter la capacité d’accueil dans ces services. ‘’Nous avions plaidé auprès du Gouvernement de nous appuyer afin d’élargir nos capacités d’accueil. Nous avons également demandé aux partenaires de nous     accompagner dans ce travail. Déjà, au niveau des Urgences Pédiatriques, un travail a été fait avec nos propres ressources, et nous sommes en train de faire des extensions’’, a-t-il notifié.

Selon lui, au niveau du Service des Urgences Chirurgicales, le personnel est disponible 24h sur 24. Le service dispose d’une radiologie spécifiquement pour les urgences chirurgicales. ‘’Nous sommes en train de voir aussi comment augmenter le matériel’’,       a-t-il confié.

En ce qui concerne les sensibilisations entreprises par le Ministère, un cadre de concertation et de sensibilisation a été créé que les différents services des urgences de l’Hôpital National de Niamey puissent jouer leur rôle de structure tertiaire.

Dr Hassane Ali Maazou a indiqué que la stratégie a commencé à donner des fruits et qu’il y a eu une nette évolution dans ce travail.

Par Seini Seydou Zakaria

27 janvier 2017
Source : http://lesahel.org/

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