La Ceni de Boubé Ibrahim et de maître Kadri de nouveau en service

Boube-Ibrahim-Kadri-Oumarou-SandaAprès le hold-up électoral de février-mars 2016, Boubé Ibrahim et maître Kadri Oumarou Sanda reprennent à nouveau du service à l’occasion de l’élection législative partielle de la circonscription de Maradi. Entre-temps, ils ont dû tenir tête à Mohamed Bazoum qui voulait les remercier en leur demandant de plier armes et bagages avant la fin de décembre 2016. Chose qu’ils ont contestée, arguant qu’ils ont été nommés par décret. Bazoum, qui a dû se résoudre à les supporter encore quelque temps, savait pourtant de quoi il parlait. Il savait qu’il n’y aurait pas d’élections locales pour justifier l’existence de la Ceni et conséquemment des centaines de millions à verser en indemnités à ses membres. Ce qu’il n’a pas prévu, c’est ce cas de force majeure. Un siège de Maradi doit être nécessairement pourvu selon la Constitution.

Le juste milieu, puisque Bazoum ne pouvait accepter dei mordre ainsi la poussière devant Boubé et Kadri qu’il connaît si bien, a été trouvé avec la suppression des indemnités de tous les autres membres de la Ceni, à l’exception des 20 membres du bureau élargi. La Ceni n’existe, donc, plus. Mais c’est sans gêne que Boubé et Kadri ont lancé un avis de réunion plénière pour le mardi 15 mai 2017 à 9 heures. Une boutade dont seuls peuvent être capables ceux qui savent où ils vont et ce qu’ils font. Représentants des partis politiques et de la société civile pour la plupart, ceux dont les indemnités ont été supprimées depuis de longs mois ont compris qu’on n’avait plus besoin d’eux. Celles des 20 membres du bureau élargi ont été préservées pour sauvegarder certains privilèges. Pas plus ! Et d’ailleurs, il est curieux de constater que tous les autres ont été remerciés bien avant l’introduction d’un projet de loi visant à adopter le principe d’une Ceni permanente qui comprendrait, paraît-il, 20 membres. N’est-ce pas trop curieux, cette coïncidence ? Bref, Boubé et Kadri reprennent du service. Avec 20 collègues du bureau élargi, tous, sans exception, acquis à la majorité au pouvoir. Et puis, de toute façon, lorsqu’on est capable de déclarer publiquement que l’idée de porter sur certains procès-verbaux la mention « certains représentants de partis politiques ont refusé de signer les PV » vient de soi, l’on n’est pas incapable de faire l’impossible. Car, il s’agit bien de faire l’impossible, avec un fichier déclaré non fiable pour organiser les élections locales. Mais Boubé et Kadri n’en ont cure. Ils vont faire le boulot, comme d’habitude, sans état d’âme. 

19 mai 2017
Source : : Le Monde d'Aujourd'hui 

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