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1ère session du Conseil National du Travail (CNT), au titre de l’année 2017 : Plusieurs questions à l’ordre du jour dont celles relatives à la restructuration du CNT et au processus d’organisation des élections professionnelles

Le Conseil National de Travail (CNT) a tenu, vendredi 11 mai dernier à Niamey, sa 1ère session ordinaire au titre de l’année 2017. Cette session qui marque la relance des activités du CNT, à quatre points inscrits à son ordre du jour. Il s’agit du suivi du processus d’organisation des élections professionnelles ; les activités du CNT et les propositions de sa restructuration ; la question des grèves sectorielles et divers. C’est le Premier ministre, Chef du gouvernement, SE. Brigi Rafini, président du Conseil national de travail, qui a présidé les travaux de ladite instance, dans la salle des banquets de la Primature, en présence des membres du CNT.

A l’ouverture de la session, le président du CNT a salué la mémoire du 3ème vice-président du CNT, M. Laouali Hima décédé en 2016. Rappelant que le Conseil, ne s’est pas réuni depuis mai 2015, Brigi Rafini, a souhaité que cette 1ère session au titre de l’année 2017, soit le début de la redynamisation des activités de cet organe combien important pour le maintien d’un climat social apaisé, propice à l’essor économique du pays. C’est pourquoi, le président du CNT a formulé le vœu que l’année 2017, « conforte d’une manière irréversible la marche de notre pays vers le développement économique et social tant attendu et recherché par l’ensemble des Nigériens dans la paix et la sérénité ». Rappelant que le CNT a pour mission de créer les conditions d’une paix sociale, le Premier ministre a indiqué qu’il doit privilégier la concertation en amont pour prévenir les conflits ; promouvoir, dans la sérénité, la recherche du consensus autour des questions d’intérêt national. « Nous ne devons donc plus nous focaliser sur les seules questions d’ordre social, au détriment des questions économiques et financières », a déclaré M. Brigi Rafini.

Revenant à l’un des points l’ordre du jour de la session, le président du CNT a fait remarquer que les élections professionnelles sont d’une grande importance pour notre pays. « Elles permettront de clarifier et d’assainir les relations entre le gouvernement et les partenaires sociaux », a-t-il estimé, tout en invitant les membres du Conseil à faire preuve de réalisme et d’objectivité afin de lever tout obstacle qui freine l’avancement du processus et proposer des solutions idoines permettant à la CONEP de finaliser dans les meilleurs délais, ces élections.

Après cette introduction faite par le Premier ministre et président du Conseil, le président de la CONEP et le Secrétaire administratif du CNT, ont fait des présentations respectivement sur le processus d’organisation des élections professionnelles et sur les activités du CNT. Il ressort de ces présentations que le processus d’organisation des élections professionnelles a été ralenti par la lenteur et les difficultés de déblocage des ressources financières au niveau du trésor public.

A l’issue des débats menés sur les deux points ainsi présentés, le Conseil a pris un certain nombre de résolutions et formulé des recommandations. Ainsi relativement aux élections professionnelles, le Conseil a recommandé la révision du Code électoral pour résoudre un certain nombre d’impairs constatés. Il a aussi demandé à la CONEP de présenter un budget réaliste et clair, ainsi qu’un chronogramme détaillé pour la finalisation du processus.

Le troisième point d’ordre du jour de la session, a suscité un intérêt particulier de la part des membres du Conseil, soucieux de la situation difficile dans laquelle végète le système éducatif national. C’est pourquoi, ils ont unanimement émis le vœu de sortir de cette situation. A ce titre, le Conseil a fait un certain nombre de propositions notamment, celles d’engager immédiatement les négociations avec les structures d’enseignants ; d’impliquer pleinement la Commission nationale de dialogue sociale (CNDS) et les Centrales syndicales dans ces négociations ; de dépolitiser l’école ; de respecter les engagements pris par les parties prenantes dans les différents protocoles d’accord ; de respecter la législation du travail dans l’évaluation des enseignants contractuels, etc.

D’autre part, un certain nombre de questions ont été abordées, en divers. Il s’agit, entre autres, de la question des impayés de la dette interne et les arriérés pour les opérateurs économiques ayant exécuté des commandes publiques ; la convention collective de 1972, dénoncée par les organisations des travailleurs ; le licenciement de près de 2000 agents à la Communauté urbaine de Niamey ; la gestion des grèves sectorielles, etc.

Siradji Sanda (ONEP)

15 mai 2017
Source : http://lesahel.org/

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