Coopération Nigéro-Nigériane : D'un chemin de fer à un autre

Chemin de fer Maradi KanoLe Niger se détermine dans le domaine des infrastructures ferroviaires. Si le chantier de construction du chemin de fer censé relier Niamey à Cotonou via Dosso et Parakou semble en arrêt, le temps d'une procédure judiciaire ponctuée de médiations entre les différentes parties prenantes du projet, la coopération nigéro-nigériane fait bien avancer son dossier de liaison ferroviaire.

Au Niger, il n'y a pas qu'un seul projet de chemin de fer. Il y a, bien évidemment, celui connu communément sous le nom de " rails de Bolloré " dont le chantier n'a plus bougé depuis la finition du tronçon Niamey-Dosso. Mais il y a aussi cet autre projet méconnu jusque-là du grand public qui ambitionne de relier Kano (Nigéria) à Maradi (Niger). Pour l'heure, le dossier relatif à cette liaison ferroviaire, fruit de la coopé- ration nigéro-nigériane avance normalement. C'est ce qui est ressorti de la bouche du Secrétaire Général de la Commission de ladite coopération, l'ambassadeur Abdeljalil Abubakar Souleymane le 24 avril dernier à Maradi participant à la cérémonie de remise des travaux de rechargement d'environ 90 kilomètres de pistes rurales reliant le pays d'Issoufou Mahamadou à celui de Buhari Muhammadu. Selon Son Excellence Abdeljalil cité par l'agence Ecofin sur son site d'informations, les études de faisabilité de la section nigériane du projet ferroviaire commun entre les deux pays sont achevées et la phase de construction proprement dite ne va pas tarder. Dans ce projet ferroviaire, il est prévu la réalisation de la liaison Kano-Dayi-Katsina-Jibiya-Niamey, de quoi renforcer davantage les échanges économiques entre le Niger et le Nigeria.

A présent que la messe est dite du côté du voisin nigérian, les yeux sont braqués en direction du Niger qui, d'après des sources bien informées, ne tardera pas à accélérer sa part du dossier de cet important projet ferroviaire.

D'un chemin de fer à un autre, le dossier et l'appréciation qui en est faite différent. Autant, les " rails de Bolloré " font l'objet de surenchères, soulèvent des vagues et rencontrent des vents contraires, autant le projet de liaison ferroviaire Kano (Nigeria)- Maradi (Niger) s'affine sans tambour ni trompette avec l'adhésion des populations locales. C'est peut-être parce que dans le projet nigéro-nigérian, il n'y a pas l'ombre d'un Bolloré qui reste, ces dernières années, dans le viseur des opposants à l'invasion des grands groupes industriels accusés, à tort ou à raison, de faire main basse sur les économies africaines en difficultés. En tout cas, dans la capitale économique du Niger (Maradi), on est pressé de voir la concrétisation de cette liaison ferroviaire, fruit de réflexion d'une aspiration nigéro-nigériane à une coopération bilatérale très intense. C'est dans cette logique qu'il faut justement inscrire le rechargement de 93, 6 kilomètres de pistes rurales qui a concerné, entre autres, les tronçons Guidan Tonko (Aguie/Niger)-Dankama (Nigeria) pour 19, 8 kilomètres ; Bougouzaoua (Niger)-Birnin Kouka (Nigeria) pour 15,6 kilomètres.

O.M

09 mai 2017 
Source : La Nation 

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