MUKURIGATE : Les dessous des déboires de Daniel Mukuri et ses complices locaux et internationaux

Daniel Mukuri Wallgates NigerDaniel Mukuri, les Nigériens commencent à s'habituer avec le nom de ce belge d'origine congolaise. Recherché depuis des années par Interpol Belgique, il a débarqué au Niger il y a quelques années, sous la Renaissance où avec des complicités jusqu'au sommet de l'Etat, il a grugé le Niger en le délestant de ses maigres ressources, chiffrées à des milliards. Au passage, soulignons que le milliard est l'unité de compte des scandales financiers dans lesquels sont empêtrés les camarades marxistes léninistes.

La société qu'il a créée Avec Salif Diallo, conseiller spécial de Mahamadou Issoufou, et Abdallah entre autres, dénommée Mach-Agitech,  signe un contrat avec l'Etat du Niger pour le contrôle des compagnies de téléphonie cellulaire. Environ 200 milliards ont été inscrits dans le budget au titre des entrées pour l'Etat, conformément aux annonces de Mach Agitech. Contrairement au montant annoncé, moins du 1/3 a été encaissé par l'Etat. Il a fallu réaménager un collectif budgétaire à travers un collectif budgétaire pour tenir compte de cette donne inattendue et décevante. Chemin faisant, Mach-Agitech devient SYLVESTRE pour donner le très nébuleux WALLGATES. Toutes ces transmutations d'une même société en l'espace de 3 ans, donne la mesure de l'opacité et l'irrégularité douteuse de ses opérations. Elles montrent par ailleurs la nature de ses dirigeants dont des manipulateurs hors pair, trempés dans de sales affaires et en fuite comme Daniel Mukuri. Le journal Le Courrier a très vite flairé le pot aux roses, mais certains n'y ont pas cru. Aujourd'hui, tout est clair. Daniel Mukuri est en prison, en compagnie de deux conseillers à la présidence et à la primature, de l'ancien DG de la SONITEL, et d'un ancien payeur général de la DGTP. Eux sont en détention préventive, alors que Salif Diallo, selon des sources bien informées, fait de va-et-vient incessants entre Ouaga Niamey. Au Burkina, beaucoup commencent à s'interroger sur l'implication du président de leur parlement dans ce scabreux dossier. L'assemblée burkinabé qu'il préside aurait demandé à faire la lumière sur la question.

Pour revenir à Mukuri, ses déboires n'ont pas commencé quand il grugeait allègrement l'Etat du Niger, avec l'aide de ses complices locaux et internationaux. Mais précisément le 30 décembre 2016, où le ministre des transports annule un contrat qu'il a signé avec la Société Cetis, dont Daniel Mukuri est un des responsables. L'objet du contrat était la réalisation du permis de conduire sécurisé Partenariat Public Privé (PPP). Mais le contrat a été rompu selon la lettre du ministre, parce que le ministère était en train d'élaborer un projet qui prenait en compte ce volet, et également en matière de titre de transport. Le dossier des permis est donc retiré et la société est invitée à soumissionner quand les avis d'appel d'offre seront lancés. Qu'est-ce qui s'est passé entre la Société Cetis et le ministère pour en arriver là, ou plus précisément, entre Daniel Mukuri et le ministre des transports de l'époque au point où Daniel, sûr de ses relations en haut lieu, menacé le ministre ? De quoi se prévaut-il pour menacer un ministre de la République, un ministre réputé bouillonnant par l'opinion ? Daniel prit alors la décision de porter plainte contre le ministère, donc l'Etat du Niger, à cause de l'annulation de son marché, comme dans la sulfureuse affaire " Africard. C'est alors que, selon certaines sources,  le Premier ministre entrerait  dans la danse. Celui-ci aurait demandé à la Haute autorité de la lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Halcia) de fouiller de près dans le phénomène Mukuri, en particulier la société Wallgates. Et voilà, le tour est joué. De gros poissons sont pris. Mais d'autres, plus gros, restent à prendre. Mais ceux-ci résistent, bénéficiant d'une protection rapprochée solide. Car Mukuri aurait été très généreux avec certains  princes de la Renaissance, ou leurs progénitures. L'on constate amèrement, à chaque fois, que notre pays est grugé avec la complicité active de ceux qui sont chargés de protéger ses intérêts, se rendant coupables de complots contre les intérêts de notre pays, et même de haute trahison. Le juge aura-t-il, cette fois-ci, les mains libres pour mener ses investigations jusqu'au bout, conformément à son indépendance ? Ou bien l'affaire sera-t-elle classée au détriment des intérêts du Niger ? Wait and see.

 Bisso 

29 avril 2017
Source : Le Courrier 

 

      

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