Ouverture de la Session ordinaire du Conseil Supérieur de la Communication (CSC) au titre du mois d’Avril 2017 : Sept points inscrits à l’ordre du jour des assises dont la loi spéciale sur la presse électronique

Le président du Conseil Supérieur de la Communication (CSC), M. Abdourahamane Ousmane, a présidé, hier, dans la salle de réunion de son institution, la cérémonie d’ouverture de la session ordinaire au titre du mois d’avril 2017. Cette cérémonie se tient au lendemain des manifestations estudiantines du 10 avril dernier, au cours desquelles la mort d’un étudiant et de nombreux blessés ont été enregistrés et un journaliste de la télévision privée Canal 3 publiquement agressé par des éléments des Forces de l’ordre dans l’exercice de son métier.

Sept points sont à l’ordre de ces assises à savoir l’examen et l’adoption du procès-verbal de la session ordinaire de mars 2017 ; information sur le CSC ; l’examen et l’adoption du rapport du Groupe de Travail chargé d’examiner les dossiers de demandes de fréquences de radiodiffusion ; l’examen du projet de convention portant culture médiatique pour l’amélioration de l’image de la femme au Niger ; la mise en place d’un groupe de travail chargé de l’élaboration de trois projets de textes sur le financement des radios communautaires ; l’accréditation des correspondants de presse étrangère et la loi spéciale sur la presse électronique ; l’examen des rapports du Conseil de Presse et questions diverses

Dans son discours, le président du CSC a d’abord présenté, au nom des membres et du personnel de son institution, leurs condoléances les plus émues à la famille de l’étudiant Mala Kelloumi Bagalé et à toute la communauté universitaire et souhaité un prompt rétablissement à tous les blessés. M. Abdourahamane Ousmane a également mis cette occasion à profit pour exhorter, au nom du CSC, l’Union des Scolaires Nigériens et le Gouvernement à privilégier le dialogue et la concertation, dans la mise en œuvre de l’Accord signé entre les deux parties afin de créer les conditions d’une stabilité durable dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur. S’agissant de l’agression de journaliste, cet incident qui selon le président du CSC n’est pas le premier du genre, relance le débat sur la sécurité et la protection des journalistes au cours des manifestations publiques.

Pour cela, le premier responsable du CSC a tenu à rappeler conformément à la mission constitutionnelle de son institution, les dispositions de l’article 20 de l’Ordonnance 2010-35 du 04 juin 2010 portant régime de la liberté de presse : « la présentation de la carte de presse de journaliste professionnel doit faciliter à son titulaire l’exercice de sa profession. Elle permet notamment : de franchir les cordons de sécurité des services de l’ordre, accéder aux bâtiments et services publics et aux lieux d’un événement dont le journaliste aura à rendre compte. Sous réserve de nécessité de l’ordre public, les autorités administratives ou les forces de défense et de sécurité facilitent la tâche au détenteur de la carte de presse de journaliste professionnel ».

Dans ce cadre souligne-t-il, le Conseil Supérieur de la Communication estime que le respect effectif des dispositions de l’article 20 de l’Ordonnance 2010-35 du 4 juin 2010 portant régime de la liberté de presse permettra d’éviter, à l’avenir, ce genre de situation qui porte gravement atteinte à l’image et à la crédibilité démocratique de notre pays.

Aïchatou Hamma Wakasso (ONEP)

26 avril 2017
Source : http://lesahel.org/

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