Les nouvelles du Pays


  • Communiqué du Conseil des ministres du lundi14 août 2017

    Communiqué du Conseil des ministres du lundi14 août 2017

Issoufou Soutiens 2017Gouvernance : Le président Issoufou perd des soutiens de taille De notoriété publique, le parti au pouvoir, PNDS-Tarayya, est dit parti des " intellectuels " ou encore parti des " enseignants ". Ce qui n'était pas faux. Aujourd'hui, avec la gouvernance désastreuse des six dernières années, c'est surtout avec cette couche sociale que le régime socialiste a maille à partir. Déjà, qu'avec les enseignants du primaire et du secondaire, les ponts sont coupés depuis belle lurette, ceux du supérieur entrent également dans la danse.

Longtemps restés muets sur les drames sociopolitiques et économiques imposés au pays et à son peuple par une gouvernance catastrophique, le Syndicat national des enseignants chercheurs du supérieur (SNECS) a brisé la glace face à la répression des scolaires et étudiants qu'il qualifie de " sauvage " et de " barbare " avant de prendre le contrepied du gouvernement en déclarant la mort d'un étudiant et réclamant l'ouverture d'une information judiciaire.

L'intersyndical des travailleurs du Niger (ITN) qui regroupe les principales centrales syndicales soupçonnée, à tort ou à raison, d'être de connivence avec le gouvernement a, dans un communiqué de presse, publié le 12 avril, condamné les " crimes odieux et crapuleux " du 10 avril 2017. La CNDH, Commission nationale des droits humains, accusé à tort ou à raison d'être " tendre " avec l'exécutif ou à tout le moins de se montrer muette face aux multiples violations des droits humains par le gouvernement a aussi donné de la voix. Cette fois, ce n'est guère pour plaire au président de la République Issoufou Mahamadou.

Sur le plan politique, la semaine dernière, c'était le PJD-Hakika de Mahamane Hamissou, membre de la majorité présidentielle qui dénon- çait les travers du régime ; notamment, l'embastillement du célèbre journaliste Baba Alpha de la télévision Bonferey et de l'activiste Maïkoul Zodi.

Aujourd'hui, c'est le récent Haut représentant du président de la République qui s'indigne face à la gestion gouvernementale de la crise scolaire et universitaire. Dans un communiqué de presse, l'Alliance pour la République (APR) de Seïni Oumarou s'est indigné face à la violence policière contre les scolaires et étudiants avant de demander qu'une enquête soit ouverte. Les leçons …

Le président Issoufou peut s'estimer heureux et invincible. Il a réussi à désarticuler l'opposition politique dès le premier mandat poussant même à l'exil, le plus redoutable de ses adversaires. Au second mandat, il parvient à ajouter à la trop longue liste de ses alliés, son challenger du premier mandat tout en maintenant hors des frontières, le chef de file de l'opposition. Entre temps, il a réussi à s'octroyer un mandat de plus en organisant les élections les plus tropicalisées que le Niger ait connues sans que rien ne se passe. Il continue à diriger le pays d'une main de fer, décidant de qui doit rendre compte, de qui peut tout se permettre, de qui doit bé- néficier de sa liberté et de qui doit aller en prison. Cela, sans que personne ne s'en émeuve ; pas même cette bonne Dame appelée Communauté internationale, prompte à brandir des menaces en parlant de droits humains, de démocratie et de liberté. Le président Issoufou Mahamadou a réussi là où, Mahamane Ousmane, Baré Maïnassara et Tandja Mamadou ont tous, échoué. Il y a de quoi avoir des ailes, de quoi se croire invincible, et à la limite, tout puissant. Et çà, çà peut donner des idées à la ''Tandja'', ou disons, à la Tazartché. Toutefois, le drame du 10 avril et les réactions/condamnations qui s'en sont suivies est venu comme une alerte du genre : " attention, il y a des limites à ne pas franchir ", au risque de perdre ses soutiens et de se mettre à dos, quasiment tout le monde. C'est cela, le véritable enseignement des douloureux évènements de la semaine écoulée. Seulement, le président de la République peut-il en percevoir les signes ? Oui et non.

Oui ! Parce que sa rencontre avec le Comité-directeur de l'USN, samedi, est un indicateur de sa disposition à transiger, pour une fois. L'on se rappelle que lors des évènements ''anti Charlie-hebdo'' de janvier 2015, le président Issoufou avait laissé son Premier des ministres Brigi Rafini rencontrer les oulémas se contentant d'un simple message à la nation, plutôt, creux et menaçant. Aujourd'hui, il prend les commandes et promet à l'USN, la relaxation de tous les étudiants et scolaires arrêtés dès lors qu'ils auront été entendus par un juge. En agissant ainsi, le président de la République porte un coup dur à la séparation des pouvoirs mais qu'à cela ne tienne, Issoufou Mahamadou tente l'apaisement. C'est ce que nous retenons.

Non ! La leçon n'est pas bien comprise au vu des déclarations des membres du gouvernement et le ton qui transportait lesdites déclarations. Menaces : " force reste à la loi ", mensonges : " l'étudiant mort a fait une chute ", mépris : " les forces de l'ordre ont fait preuve de professionnalisme " ont ponctué les sorties médiatiques hasardeuses des ministres. Et puisque l'on ne peut pas imaginer, dans une situation de crise, que des ministres dé- gagent des positions qui ne sont pas celles de l'exécutif auquel ils appartiennent, il est clair que ces positions sont également celles du président Issoufou. De toutes les façons, que cela soit compris ou non par les gouvernants, la preuve est donné que le président Issoufou peut perdre ses soutiens même, les plus fidèles dès lorsque la situation le commanderait. Alors, prudence doit remplacer arrogance.

23 avril 2017
Source :  L'Eclosion

 

Le Nigérien de la semaine


Anne Rachel Inne
 
 
 
 
 

Revue de Presse Labari

Idées et opinions

Interview

Culture

8èmes Jeux de la Francophonie à Abidjan : Concours de conte : la qualité de la prestation de notre compatriote Aminatou Yaou Alla reconnue par le publ…

Les cinq finalistes du concours de conte sont connus. Il s'agit des conteurs du Liban, du Congo Brazzaville, du Canada, de la Guinée et de la F... ...

"Les gens ne lisent plus au Niger"

Le constat est amer. Les gens ne lisent plus au Niger. Et là où le bât blesse est que même les scolaires ont perdu cette hab... ...

8èmes Jeux de la Francophonie, à Abidjan (Côte d’Ivoire) : Notre compatriote Razak René Joli remporte la Médaille d'or du concours de littérature

Le Niger vient de décrocher sa première médaille aux 8èmes jeux de la Francophonie qui battent leur plein depuis à ... ...

Diffa : Des artistes en concert pour la paix

Pour soutenir la région de Diffa pour un retour de la paix, un collectif d’artistes est arrivé dans la région du soleil lev... ...

Mode et beauté : Quand les tresses traditionnelles remplacent les gros grains

Ces dernières années, les jeunes filles et femmes de Niamey optent plus pour les petites tresses traditionnelles sans mèches &agr... ...

Culture : Mlle Mariama Daouda : revaloriser la croix d’Agadez à travers la maroquinerie

Au Niger, le secteur de la mode regorge de talents, mais peine à prendre un envol véritable. C’est pourtant un monde riche et vari... ...

Le Goumbé Stars et le MDM Crew au festival Wassan’Africa en France

La 12e édition de Wassa'n Africa se déroulera du 7 au 9 juillet à Launac. Deux groupes nigériens vont participer à ... ...

Abdoul Moumouni Bakabé, cinéaste, réalisateur de films court et long métrages : Le jeune Bakabé sur les traces de son père

Il s'appelle Abdoul Moumouni M. Bakabé. Son premier contact avec le cinéma remonte à l'année 1994. Il avait 6 ans lorsqu'i... ...

Vient de paraître : La rationalisation de la dépense publique dans le nouveau droit des marchés publics du Niger et du Sénégal d'Adamou Issoufou

L’étude vise, à travers une approche pluridisciplinaire, à mettre en exergue les liens parfois occultés entre march&... ...

Politique

Actu africaine

Maroc : Le credo africain du Roi Mohammed VI

L’important discours prononcé le dimanche 20 août par le Roi du Maroc Mohammed VI, à l’occasion du 64e anniversaire de... ...

Afrique : Ces femmes à la conquête du pouvoir

En Afrique subsaharienne, la croissance de la représentation féminine dans les institutions d'État est l'une des plus rapides du ... ...

Afrique : Pas de développement sans connectivité

Depuis maintenant quelques années, l'Afrique connaît un réel boom entrepreneurial. La génération Y innove, surprend... ...

Attaque terroriste à Ouagadougou: un deuil national de 72 heures décrété

Le décret dont APA a reçu copie précise que «le deuil national de 72 heures allant du lundi 14 août 2017 &agrav... ...

Afrique : La croissance économique suscite le retour au bercail des expatriés africains

On les appelle les “Repat”, une expression contractée du terme “repatrié”. De plus en plus, ces diplôm&eac... ...

Afrique  : Un projet de suppression des visas pour doper l’activité économique

Le projet de « Schengen africain » favoriserait les échanges commerciaux, l’investissement et le tourisme.Mais ... ...

Un milliard de citadins dans vingt ans : L’Afrique est-elle prête ?

L’Afrique en villes (1). Le continent s’urbanise à un rythme très rapide, sans suivre le chemin défriché par l... ...

Afrique/La révolution numérique est en marche : L’Afrique a raté la seconde révolution industrielle, elle n’a pas le droit de rater la troisième ?

Dès 2014, Alassane Ouattara, président de Côte d’Ivoire avait prévenu ses compatriotes : "L’Afrique a rat&eacut... ...

Les problèmes de l’Afrique ne sont pas d’ordre démographique !

Après la sortie du Président macron établissant un lien entre le boom démocratique en Afrique et les difficultés de... ...