Point de presse PJD-Hakika : Mahamane Hamissou ne gobe pas les dérives autoritaires de ses partenaires politiques

Mahamane Hamissou C’est l’un des premiers leaders qui soutient la Mouvance présidentielle à prendre son courage à deux mains pour dénoncer les dénis de droits en cours sous le ciel de la Renaissance. Lors d’un point de presse, samedi dernier au siège de son parti, le président du Parti pour la justice et la démocratie (PJD-Hakika) n’a pas caché son désaccord avec ce qui se passe dans le pays. L’arrestation et la mise sous mandat dépôt du journaliste Baba Alpha du groupe de presse Bonferey et de l’acteur de la société civile Maïkoul Zodi sont les éléments déclencheurs de la colère de Mahamane Hamissou. « Ils sont arrêtés pour leurs opinions, ils sont arrêtés parce qu’ils sont critiques vis-à-vis du régime. Voilà, l’esprit malsain de la chose. C’est ça qui nous dérange, nous, en tant que parti politique qui défend la Justice »s’emporte le président du PJD-Hakika.

Candidat au premier tour des présidentielles de 2016, au second tour, Mahamane Hamissou est l’un des premiers soutiens du Président Issoufou dont il est devenu d’ailleurs le conseiller. Qu’il élève la voix aujourd’hui est une preuve incontestable de courage politique pendant que ses aînés en politique comme Moussa Moumouni Djermakoye, Cheffou Amadou, Hamid Algabit et Seïni Oumarou continuent de garder le silence malgré la descente aux enfers dans laquelle se trouve le pays.

La voix du président Hamissou porte plus loin que celle de l’opposition dans son ensemble parce qu’elle vient des rouages du pouvoir. Et connaissant l’homme qui ne s’accommode pas avec ce qui travestit ses principes, l’on ne serait pas surpris de le voir claquer la porte de la Renaissance si jamais ses amis du PNDS tentent de lui remonter les bretelles.

Rappelons-nous, c’est le même Mahamane Hamissou, qui a démissionné de la deuxième Vice-présidence de la HALCIA. Là où il gagnerait près de deux millions et ainsi qu’un véhicule de service, un chauffeur et un garde du corps sans compter les autres avantages.

Aujourd’hui, il a le mérite de s’exprimer librement en s’affranchissant des cordes partisanes. Désormais la question est : le Guri system, lui pardonnera-t-il ?

Moussa H.

11 avril 2017 
Source : Canard en Furie

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