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  • Communiqué du Conseil des ministres du lundi14 août 2017

    Communiqué du Conseil des ministres du lundi14 août 2017

 election locale NigerIssoufou Mahamadou avait à organiser courant 2016 des élections législatives, présidentielles, régionales et locales pour renouveler à ces différents niveaux, les institutions qui gèrent ces différentes entités administratives, mais on aura remarqué qu'il n'en avait pas été capable. Si des élections législatives et présidentielles se sont tenues, l'on peut déplorer cependant les conditions dans lesquelles elles se sont passées. Jamais des élections dans le pays n'ont été aussi mauvaises.
En vérité, pour les dernières élections générales, le régime d'Issoufou Mahamadou n'était pas prêt. Il a passé tout son temps à persécuter des opposants, oubliant les responsabilités qui sont les siennes, et quand il devait s'aviser sur les défis qu'il lui fallait relever, c'était un peu tard et il a compris que sur les délais devenus incompressibles il restait beaucoup de choses à régler, et il n'avait plus de marge, ne pouvant que forcer à organiser dans le tâtonnement des élections, tant pis que cela réponde ou non aux normes.

Peut-être d'ailleurs l'a-t-il ainsi voulu. L'opposition a beau crier sur ces aspects pour alerter sur les dérapages certains vers lesquels courait le pays, mais jamais, il ne lui a été possible de se faire entendre, l'autre se targuant d'une majorité pour agir à sa guise, sacrifiant l'esprit de consensus qui a toujours prévalu dans nos élections au Niger et qui a permis toujours de tenir des scrutins dans l'apaisement pour s'éviter des turbulences postélectorales dommageables pour la quiétude sociale. C'est donc dans le forcing que les dernières élections se sont tenues avec la complicité de la France de Hollande, décidée à faire rempiler un homme dont on avait assez de la gouvernance, fermant les yeux sur toutes les anomalies du processus. Et la France, celle de la déclaration des droits de l'homme, avait été bien servie : rassuré du soutien paternaliste de la France, les camarades ne sont pas allés du dos de la cuillère et exhibèrent le score ubuesque de 92% qui frise l'unanimisme et qui n'a pas pourtant empêché d'avoir trop peur et de renforcer une sécurité prétorienne comme si on devait plus être en démocratie, élu par un peuple. L'ouragan des dernières élections passa car un homme qui avait dit que le régime des socialistes est un pouvoir satanique, a fini par abdiquer, pour se rendre, et soutenir pour calmer une faim devenue insupportable, l'homme contre lequel, il y avait quelques temps, il avait des colères justifiées, mais aujourd'hui oubliées mais sans doute pas pardonnées. Peut-être voulait-il faire mal à un autre en jouant cette perfidie et sur ce tableau de la turpitude oubliant lui aussi que le destin de cet homme ne dépend pas que de ses maigres mains quelque soit par ailleurs la combine dans laquelle il pouvait se compromettre pour nuire. Gérer un Etat c'est de l'art et visiblement, il ne l'a pas comme ne l'ont pas ceux au service de qui il se trouve.

Mais installé après une prestation de serment qui a fait rire le monde entier quand sachant comment on est arrivé là, l'on a quand même l'outrecuidance de ?mettre les doigts dans les yeux de Dieu?, pour toucher à un Coran, regardant le peuple et ?Dieu absent? mais qui voit, la main droite sur le cœur, et " Jurer de ne jamais trahir ni travestir ". Dieu, que tu es patient ! Il est terrible que pour le pouvoir l'on soit amené à oser pareille provocation. Et les rideaux s'ouvre sur le tableau que les camarades sont venus jouer dans ce sahel nigérien, précisément sur son acte 2 qui peine à trouver son envol. Si les premières élections sont mal organisées et controversées celles qui doivent suivre et qui concernent les régions et les municipalités, ne le seront jamais. Et comme s'ils devaient être rattrapés par un parjure, pour justifier la non tenue de ces élections, les socialistes n'ont d'arguments que de dire qu'ils ne peuvent pas les organiser sur la base du fichier électoral existant, celui- là même que la classe politique avait décrié et avec lequel, quand même, faisant fi des observations pertinentes de l'opposition, ils avaient organisé les dernières élections au nom desquelles ils prétendent qu'ils avaient été réélus. Si ce fichier est officiellement reconnu aujourd'hui par ceux qui gouvernent comme
étant inutilisable, alors quel crédit peut-on accorder aux élections présidentielles et législatives organisées avec le même fichier incriminé qui a consacré la réélection du président sortant et l'installation de l'assemblée nationale sur fond de bourrage d'urnes, et de falsifications de PV de bureaux de vote ? Par cette attitude, les camarades donnent raison à l'opposition qui avait émis énormément de réserves sur ce fichier et cela pourrait davantage faire douter des partenaires sur la crédibilité des scrutins, partenaires qui, en vérité, n'avaient jamais cru à la sincérité des dernières élections. Mais alors pourquoi avoir tenu mordicus à organiser ces élections avec un tel fichier ?

Unilatéralement, les camarades, ayant certainement peur de se faire découvrir par ces élections de proximité, avaient choisi d'ajourner les locales et les régionales, les repoussant sine die et plongeant ipso facto les Nigériens dans la confusion totale.

Des silences qui intriguent...
Il est question ici d'une grave violation de la loi fondamentale car en la matière des spécialistes du droit, avaient bien expliqué que quelles que soient les ordonnances ou les décisions, ces entités ne pouvant être gérées que par acteurs élus selon un mandat précis qui ne saurait être prorogé par quelque pouvoir que ce soit, l'on ne peut, d'un point de vue de la Constitution, accepter que des hommes et des femmes dont les mandats ont expiré, puissent continuer à gérer les communes et les régions. Mais, aujourd'hui personne n'en parle : le gouvernement lui-même ne dit rien quant à l'élaboration du fichier biométrique promis, ni par rapport à une éventuelle date pour la tenue prochaine de ces élections. L'opposition elle-même se tait par rapport à cette préoccupation constitutionnelle et politique, incapable d'en faire une exigence politique face à un pouvoir désarmé. La société civile qui revendiquaient il y a quelques jours la tenue de ces élections, semble avoir oublié la portée de sa revendication.
Faire douter les partenaires...
Ceux-ci avaient trop cru que pour que la démocratie fonctionne elle doit trouver son encrage à la base. Aussi avaient-ils soutenu tout le processus qui a permis de moderniser la gouvernance des communes notamment par l'installation de conseils élus. Avec cette option où, piétinant les textes, on peut se permettre de tenir ou non, selon les fréquences édictées par les textes, des élections locales et régionales, les partenaires ne peuvent plus que douter de la démocratisation à la base et être réticents à soutenir un processus torpillé. Cette confusion ne peut donc pas continuer. Mais a-t-on seulement la chance de faire bouger les lignes relativement à la tenue de ces élections ? C'est sans doute difficile quand on sait que le cadre dans lequel, les choses peuvent être bien traitées ne fonctionne plus, savoir le CNDP, le Conseil National du Dialogue Politique. Il est donc aujourd'hui important que l'opposition et la société civile fassent de la tenue de ces élections une revendication politique forte pour permettre à notre démocratie étranglée de respirer...

ISAK.
09 avril 2017
Source : Le Nouveau Républicain

Le Nigérien de la semaine


Anne Rachel Inne
 
 
 
 
 

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