La crise sociopolitique au Mali n'est pas étrangère à un plan global machiavélique conçu de longue date pour envelopper l'Afrique , piller ses richesses à l'aide de certains roitelets africains : Par Issoufou BOUBACAR KADO MAGAGI

La crise sociopolitique au Mali n'est pas étrangère à un plan global machiavélique conçu de longue date pour envelopper l'Afrique , piller ses richesses à l'aide de certains roitelets africains : Par Issoufou BOUBACAR KADO MAGAGIIls ont favorisé la partition du Mali , le nord est occupé par des groupes des terroristes bien armés , mieux équipés que les armées loyalistes, d'une part, des groupes de rébellions dites identitaires, bien armés aussi, par les mêmes puissances étrangères qui prétendent aider au développement de l'Afrique , et d'autre part, pour bien divertir et pouvoir mieux voler les ressources minières africaines, ils font croire que la présence des armées étrangères sont là pour assurer la défense et la sécurité des territoires africains.
De l'autre côté, il encouragent la prolifération des rébellions armées dans les pays africains .Ils jouent alors aux pyromanes et aux pompiers.

Il serait donc impératif que les panafricanistes africains , serieux, se réveillent, se dressent débout comme un seul homme, pour sauver l'Afrique d'une nouvelle balkanisation, d'une récolonisation tant souhaitée par les néo-imperialistes et les néo-colonialistes .

La situation de la crise sociopolitique qui secoue le Mali actuellement doit être transformée en une grande opportunité par les pays membres de la Communauté Économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, la CEDEAO, pour aborder avec beaucoup plus de sérieux,d'objectivité et du courage, les enjeux que soulève cette crise malienne. Si elle n'est pas bien résolue par les africains sans ingérences extérieures, la crise sociopolitique, s'étendra sur les autres pays africains , car elle a été attisée de manière sournoise et subtile, en raison de la géopolitique et de la géostrategie, pour les objectifs et le but de défendre et de sauvegarder des intérêts autres que ceux de l'Afrique.

Certes la situation est très difficile et compliquée étant donné que certains chefs d'Etat africains ne croient plus à la capacité de l'Afrique de s'autodevelopper, de s'autogerer, ils ne facilitent pas la tâche aux plus consciencieux, aux plus progressistes , Ils s'adonnent à des jeux troubles, des jeux doubles , très préjudiciable aux intérêts des peuples souverains d'Afrique. D'où les crocs en jambes posés par certains chefs d'Etat aux services des intérêts de certaines grandes puissances étrangères.

Le retard, entre autres, accusé dans la mise en œuvre de la monnaie commune unique africaine de la CEDEAO, procède bien de cette stratégie.
Les différents appuis importants, financiers et matériels, accordés aux mouvements des rébellions armées contre certains pays africains,si il en est besoin, illustrent bien cette triste réalité.

La CEDEAO doit prendre son courage à deux mains pour s'affranchir du joug des puissances étrangères ex colonisatrices , faute de quoi les crises sociopolitiques dans les pays membres de la Communauté Économique de États de l'Afrique de l'Ouest, la CEDEAO, en particulier et des pays membres de l'Union Africaine , UA,
en général , ne finiront point de surprendre .

La CEDEAO doit user de son intelligence, de la compétence de ses cadres pour déjouer ces grands pièges géopolitiques et géostratégiques, qui malheuresement sont conçus avec la grande complicité de certains africains avides des gains faciles et des promotions personnelles non méritées

Les solutions aux crises sociopolitiques africaines sont internes à l'Afrique, tant que les élites et les intellectuels africains ne se réveillent pas, pour s'armer du courage et de la bonne volonté pour stimuler la conscientisation des peuples africains par rapport aux impacts des élections générales sur le niveau de vie de ces derniers , en vue de favoriser la venue au pouvoir politique des hommes intègres, honnêtes , courageux, soucieux du devenir du continent, nous créerons ainsi , du fait de notre lâcheté, les conditions d'une récolonisation du continent .
La CEDEAO se devrait d'éviter toute précipitation dans la prise des décisions aux conséquences incalculables, sur la crise sociopolitique malienne.
Une prudence , une sérénité , et une fermetée , s'imposent par rapport aux intérêts supérieurs des peuples souverains d'Afrique.
Car de la résolution sérieuse de la crise sociopolitique malienne dépendra des solutions heureuses aux autres crises dormantes et alimentées par les grands pyromanes extérieurs.

L' Afrique se devrait d'être vigilante, courageuse, digne, soudée, unie, visionnaire, combattante et progressiste.

Issoufou BOUBACAR KADO MAGAGI

 

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