Assemblée nationale/questions d’actualité : Cinq (5) ministres interpelés sur des questions d’intérêt national

 Assemblée nationale/questions d’actualité : Cinq (5) ministres interpelés sur des questions d’intérêt nationalLes travaux en séance plénière de la première session ordinaire au titre de l'année 2020, dite session des lois de l’Assemblée nationale se poursuivent à l’hémicycle Place de la Concertation à Niamey. La plénière du samedi 27 juin 2020 a été réservée au contrôle de l’action gouvernementale à travers les questions d’actualité, avec l’interpellation de cinq (5) membres du gouvernement. Il s’agit des ministres en charge de l’Energie ; du Budget ; des Enseignements secondaires ; de l’Hydraulique et de la Communication. Les ministres sont allés répondre à des questions d’actualité concernant les secteurs socioéconomiques du pays. La séance plénière a été présidée par le 2ème Vice-président de l’Assemblée nationale, M. Ali Mahaman Elhadj Liman en présence du ministre chargé des relations avec les Institutions, M. Barkaï Issouf.

La ministre de l’Energie, Mme Amina Moumouni a répondu à une question du député Abdourahamane Oumarou sur le retard de l’indemnisation des propriétaires terriens du village de Gorou Banda où une centrale thermique est érigée. Dans sa réponse, la ministre a clarifié qu’il y a deux volets dans ce programme qui sont ; le plateau de Gorou Banda et les lignes d’évacuation d’énergie électrique. En ce qui concerne la centrale électrique, la ministre de l’Energie a précisé qu'aucune personne n'a réclamé la propriété du Plateau de Gorou Banda. Par contre, «les populations riveraines du plateau à savoir Timéré, Saguia, Gorou Kirey ont réclamé une indemnisation pour les préjudices causés pour le droit d'usage prioritaire dudit plateau. En effet, ces populations y amenaient leurs animaux paitre. Dans ce cadre, pour les 80 hectares occupés par la centrale thermique une somme de 120 millions F CFA et 80 millions pour les 20 mégawatts solaires qui doivent être réalisés, ont été débloqués pour l’indemnisation des populations par la NIGELEC», a expliqué Mme Amina Moumouni.

Elle devait ensuite préciser que pour le volet lignes d'évacuation de l'énergie électrique qui concerne certains quartiers des communes 4 et 5 de Niamey, une commission a été mise en place pour dresser l'accord de parties afin d'indemniser les populations impactées qui sont au nombre de 243 personnes. «Il faut savoir que les lois et les textes de notre pays ont prévu tout un processus pour l’indemnisation des populations. Mais je vous assure que le processus d'indemnisation des ayant droit suit son cours normal», a rassuré la ministre de l’Energie.

Quant au ministre Délégué au Budget, M. Ahmat Djidoud, il a été interpelé par le député Ali Mahaman Elhadj Liman sur la mesure d’accompagnement prévue par le gouvernement pour les entreprises impactées par la crise de la covid19. Le député veut savoir les conditions d’accès à la ligne de crédit de 150 milliards F CFA que le gouvernement compte ouvrir aux entreprises nigériennes durement touchées par les conséquences de la pandémie. En réponse à la préoccupation du député, le ministre délégué au Budget a indiqué que l’un des volets du système de riposte est l’atténuation  des impacts économiques et financiers constituant la composante 4 du système de riposte. A ce sujet, le gouvernement a signé une convention avec l’Association des Professionnels de Banque pour mobiliser une enveloppe de 150 milliards. Selon lui, l’accord cadre comprend deux volets à savoir : les petites et moyennes entreprises avec 25 milliards en dépôt de garantie non rémunéré auprès des banques, ces dernières devant mobiliser 50 milliards de F CFA en leur faveur. «Toutes les entreprises qui ont un chiffre d'affaires compris entre 25 millions et 1 milliard F CFA sont éligibles», a précisé M. Ahmat Djidoud.

Le deuxième volet est celui des grandes entreprises pour lesquelles il y a une garantie de 25 milliards et que les banques doivent mobiliser 100 milliards avec une garantie de 50%. «Naturellement ce n’est pas de l’argent gratuit. Il est adossé à des conditionnalités qui doivent répondre à l’objectif d’amortir les effets de coronavirus», a-t-il précisé avant de développer les conditionnalités qu’il juge très favorables. Selon lui, la maturité des prêts qui sont accordés est de 6 mois à 4 ans, avec une période de grâce allant de 3 mois à un (1) an et un taux d'intérêt favorable de l'ordre de 3,75%.

Pour sa part le ministre des Enseignements secondaires, M. Mohamed Sanoussi Elhadj Samro est allé répondre à une question de la députée Mme Makka, qui voulait savoir si réellement l’année scolaire sera sauvée et quels sont les défis qui s’imposent? Dans sa réponse M. Mohamed Sanoussi Elhadj Samro a rassuré les parlementaires que l'Etat a mis tout en œuvre pour sauver cette année scolaire en dépit de la pandémie. «La reprise des cours a eu lieu le 1er juin 2020. Jusque-là nous n’avons pas eu de problèmes. Le 27 juin 2020 nous avons tenu une réunion avec les huit (8) directeurs régionaux pour discuter de certains points, principalement les examens de fin d’année. Le 6 août prochain, les examens vont se dérouler et les dispositions ont été prises», a-t-il rassuré.

Quant au ministre de l'Hydraulique M. Moctar Gado Sabo, il a été interpellé par le député Soumana Hassane sur la reprise des activités du projet d'approvisionnement en eau potable dans la commune de Kourtey, région de Tillabéri. Le ministre de l’Hydraulique a affirmé que le gouvernement a beaucoup investi dans la région de Tillabéri au niveau du secteur de l'hydraulique. Pour le cas précis de la commune de Kourtey, «le projet a été mal exécuté par une entreprise étrangère. Ce qui devra aboutir à la résiliation du contrat au profit des entreprises nigériennes qui connaissent la réalité du terrain. Ça nous permet de résoudre ce problème. Je vous rassure que ce chantier sera repris», a dit le ministre Moctar Gado Sabo.

Enfin le ministre de la Communication a pour sa part  répondu à la question d’actualité à lui posée par la députée Mme Kadi Zakari sur les conditions d'accès de la population aux prestations de la Télévision Nationale ou Télé Sahel. Dans sa réponse le ministre de la Communication a déclaré que les conditions d'accès aux services des organes publics sont règlementées. Il a ensuite expliqué la procédure légale pour accéder aux services des organes publics pour les partis politiques et d’autres institutions étatiques. Le ministre Habi Mahamadou Salissou a précisé que la télévision nationale est un organe public qui est au service de peuple nigérien et pour y accéder, il faut respecter un certain nombre de principes, notamment les procédures légales.

 Seini Seydou Zakaria(onep)

29 juin 2020
Source : http://www.lesahel.org/

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