Un consensus national acceptable par tous est un impératif afin d'adopter dans la sérénité, un nouveau calendrier électoral , du fait de cas de force majeure : Isssoufou BOUBACAR KADO MAGAGI.

Un consensus national acceptable par tous est un impératif afin d'adopter dans la sérénité, un nouveau calendrier électoral , du fait de cas de force majeure : Isssoufou BOUBACAR KADO MAGAGI.Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude , les grands partis politiques doivent accepter la règle de la majorité arithmétique telle qu'ils l'ont voulue des le départ en acceptant de siéger au même pied d'égalité avec tous les partis politiques sans exception.

Il serait hautement souhaitable que la Commission Électorale Nationale Indépendante, la CENI, organise les élections locales avant les élections présidentielles telles que prévues par la constitution et souhaitées par la majorité des acteurs politiques consultés à l'occasion de la réunion du CNDP , du 12 juin 2020, quitte à décaler les élections législatives et présidentielles d'un commun accord avec toutes les parties prenantes.

Plusieurs raisons militent en cette faveur, d'abord la révision du calendrier électoral est du fait de la clause de force majeure , puis la proposition doit provenir de tous les acteurs concernés , ensuite , beaucoup des élus locaux ont été limogés pour fautes de mauvaises gestions de biens publics et remplacés par des délégués spéciaux non élus, sans légitimé populaire , sans aucune procèdure judiciaire pour confirmer ou infirmer les délits constatés et dire le droit, pour certains cas , en principe général de droit, les rapports d'inspections générales établissent les faits, les juridictions compétentes jugent les faits , en fin la clause de force majeure est source de révision des contrats, de révision de bail et peut être aussi source de révision du calendrier électoral constitutionnel mais en commun accord avec toutes les parties prenantes.

Le retard accusé dans le renouvellement constitutionnel des élus locaux, près de 9 ans de retard, est très important et le renouvellement se pose avec beaucoup plus d'acuité aujourd'hui pour permettre à la démocratie locale de prospérer , il ya donc lieu de rattraper ce grand retard d'abord avant d'organiser les élections législatives couplées aux élections présidentielles.

Les élections locales sont les baromètres de notre jeune démocratie, ne pas les organiser avant les élections présidentielles ouvriraient les voies à toutes sortes des spéculations et tensions sociales inutiles.

Beaucoup des petits partis politiques nigériens ne participent pas aux élections législatives et présidentielles par faute des moyens , ils fondent beaucoup d'espoir sur les élections locales pour faire leur rentrée dans l'arène politique et tester de leur popularité.
C'est pourquoi lors de la dernière réunion du CNDP, du 12 juin 2020, une majorité serait dégagée pour la tenue de ces élections avant les présidentielles, même s'ils ne sont pas représentatifs comme le prétendent certains , on devrait accepter la majorité arithmétique à partir du moment où le problème de représentativité n'a pas été posé lors des différentes précédentes réunions du CNDP qui avaient eu à prendre des décisions importantes , les grands partis doivent accepter les diktats des petits partis, ils sont majoritaires au CNDP, c'est eux qui l'ont voulu ainsi. La médaille a donc son revers , c'est le cas du scrutin proportionnel au plus fort reste où les petits partis politiques sont autorisés par la lois à accéder à l'assemblée nationale et siéger avec les grands en raison de favoriser l'encrage démocratique dans certaines petites localités à faible densité démographique.

Les grands partis sont pris dans leur propre piège, ils doivent accepter la majorité arithmétique.
Le problème de représentativité ne peut être opposé aux petits partis politiques aux réunions du Conseil National de Dialogue Politique, le CNDP.
Le paysage politique nigérien est en voie de grande transformation, les élections locales pourraient permettre de bien mesurer cette évolution et déterminer avec exactitude les petits partis et les grands partis politiques. Des surprises se préparent en perspectives.

Un consensus national acceptable par tous , pour l'organisation des élections générales, serait hautement souhaitable et gage d'un climat social apaisé.
En droit, desque le cas de force majeure se présente, le juge a l'obligation de tenir compte dans l'application de la lois , par conséquent, il faudrait un consensus national acceptable par toutes les parties prenantes aux élections générales pour convenir d'un nouveau calendrier. Car la clause de force majeure est un événement exceptionnel imprévisible.
La clause de force majeure en droit s'impose à tous, elle peut être source de suspension d'un contrat, de résiliation d'un bail, donc elle peut être source aussi du report des élections mais à travers un consensus national acceptable par tous.
Selon le principe général de droit ,lorsque un événement exceptionnel, irrésistible, se produit et empêche à une personne physique ou une personne morale d'exécuter une obligation, elle est libérée. Par conséquent elle doit convenir avec ses partenaires de nouvelles échéances pour s'acquitter des dites obligations.
La Commission Électorale Nationale Indépendante, la CENI se devrait donc de bien recueillir les avis des acteurs politiques et des pouvoirs publics avant d'adopter un nouveau calendrier afin d'organiser les dites élections générales consensuelles ,inclusives, de manière transparente, honnête et juste .
C'est un simple avis d'un modeste citoyen !
C'est le Niger qui gagne, qui progresse et qui a grand intérêt !

Isssoufou BOUBACAR KADO MAGAGI.

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