Le Président de la République reçoit une délégation du Conseil des Ministres de l’Agriculture et de l’Elevage de l’UEMOA : La sécurité alimentaire et nutritionnelle dans l’espace communautaire au menu des échanges

Le président de la République, Chef de l’Etat, Président du comité de haut niveau sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine(UEMOA), SE Issoufou Mahamadou s’est entretenu hier matin avec une délégation des membres du Conseil des Ministres de l’Agriculture et de l’Elevage de l’Union. Le Président de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), M. Abdallah Boureima, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Albadé Abouba sont venus soumettre au Président Issoufou Mahamadou les conclusions de la 9ème Edition de la réunion des Ministres en charge de l’Agriculture et de l’Elevage de l’espace de l’UEMOA. Une rencontre virtuelle qui a mis en exergue la nécessité de garantir la sécurité alimentaire, la nutrition et la poursuite des activités agricoles nonobstant les impacts liés à la pandémie de la Covid 19.

«Pour rappel, ce comité a été créé en 2011 et le Président de la République SE Issoufou Mahamadou n’a pas manqué un seul rendez-vous pour faire l’état de mise en œuvre des dossiers importants qui lui sont confiés», a fait savoir le Président de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine(UEMOA) à l’issue de l’entretien.

M. Abdallah Boureima a toutefois insisté sur trois (3) points d’intérêt communautaire. Il a relevé que l’insécurité alimentaire et nutritionnelle touche toujours un nombre important des concitoyens de l’Union. «Cette année encore, environ 6,5 millions de personnes sont concernées, ce n’est plus un problème conjoncturel, c’est vraiment un déficit structurel et il va falloir lui apporter des réponses fortes et rapides de façon structurelle», a-t-il déclaré. Le second sujet abordé est l’insécurité ambiante qui est là depuis quelques années, liée au terrorisme et au banditisme. À cette situation, sont venus s’ajouter les impacts des mesures administratives prises par les autorités pour lutter contre la Covid 19. Ces mesures ont eu un impact important dans le vécu des citoyens du monde rural en particulier et ont aggravé la situation. «Là également il faut une coordination au niveau politique pour revoir ces mesures pour que les impacts négatifs puissent être atténués», a estimé le président de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).

Le dernier point évoqué au cours de l’entretien est la transhumance qui est devenue un sujet crucial au niveau de l’espace communautaire. Pour le président de la Commission de l’UEMOA, il va aussi falloir à ce niveau aussi apporter des réponses rapides et urgentes parce que cela concerne un secteur vital. «Et aujourd’hui en raison des mêmes mesures il y’a des risques qui planent sur ce secteur en termes de liberté de circulation des éleveurs et de leurs animaux, des risques d’épidémie et même des conflits latents que tout le monde connait», a précisé M. Abdallah Boureima.

Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)

26 mai 2020
Source : http://www.lesahel.org/

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