École nigérienne : L’insouciance du gouvernement risque de mener à une année blanche

uamAprès les multiples grèves d’avertissement et celle d’un mois entier qui vient de s’achever, le Syndicat national des enseignants chercheurs et chercheurs du supérieur (Snecs) a mis sa menace à exécution d’entamer, cette fois-ci, deux mois de grève sans service minimum. Cette grève, qui vient de commencer concernera ainsi, si le gouvernement ne revoit pas sa copie, les mois de mars et d’avril prochains, ce qui, du coup, risque d’hypothéquer l’année académique en cours.

À noter que si le gouvernement a payé, comme il l’a promis les droits statutaires qui s’élèvent à plus de 800 millions, il n’a guère levé le pied sur l’accélérateur en ce qui ce qui concerne le privilège acquis par les enseignants chercheurs d’élire les doyens et recteurs des universités publiques.


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Depuis, le début de l’année, arguant du fait que dans tous les autres pays, les recteurs et vice-recteurs sont nommés et qu’il n’y a pas lieu que le Niger fasse autre chose, le gouvernement a décidé de remettre en cause un privilège valorisant pour la démocratie et la gestion autonome des universités.Un privilège que le gouvernement nigérien doit plutôt, de l’avis de nombreux observateurs, oeuvrer pour vulgariser dans le reste de l’Afrique.


11 mars 2020
Publié le 26 février 2020
Source : Le Monde d'Aujourd'hui

 

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