Publi-reportage / Pourquoi RANAA ? : Par Farmo MOUMOUNI

Publi-reportage / Pourquoi RANAA ? : Par Farmo MOUMOUNI Affirmer que la politique - telle qu’elle est conçue et pratiquée chez nous depuis quelques décennies - a fait choir le Niger dans les ténèbres, est un euphémisme. Mais tâchons d’établir la signification vraie des choses.

En vérité, il ne s’agissait pas de politique entendue comme activité vouée au bien vivre-ensemble, mais d’impolitique c’est-à-dire un ensemble de pratiques novices à la gestion des affaires communes. Je crois que c’est la conjonction des gouvernances mauvaises dans des domaines qui portent le développement d’un État, et l’invasion de l’aire politique par des colonies d’hommes et de femmes guidés par l’appât du gain facile, qui ont formé au-dessus de notre pays si attachant, si riche, un écran de misère et d’injustice qu’aucun rayon d’espoir ne pouvait traverser.

Notre horizon s’est assombri. Notre vision s’est embrouillée. Le Niger avance à tâtons, et ferme la marche des États du monde en termes de développement humain. Le Niger est jeté dans un cyclique tourbillon, en proie aux mêmes pratiques calamiteuses, aux mêmes gouvernants, plus soucieux de leurs gains personnels que du sort du pays. Le pays est las, désemparé, exsangue. La population exténuée regarde l’horizon espérant une éclaircie. Il faut pour cela qu’un jour nouveau et vigoureux se lève sur le Niger.

Pris dans l’opacité de notre situation présente, comme nombre de mes concitoyens, tourmenté par les doutes résultant de l’observation de la manière nigérienne de faire de la politique, mais voulant - l’une et les autres - les dissiper, je me suis mis à scruter dans le paysage politique nigérien prolifique, les partis politiques qui venaient à l’existence parés d’intentions et de promesses.

J’ai pris langue avec les uns, j’ai parcouru - lorsqu’ils étaient disponibles - les projets de sociétés et les programmes politiques des autres. Je voulais ainsi, au milieu des ambiguïtés et du foisonnement, m’orienter.

Je voulais que la clarté guide mes pas, je voulais trouver une voie à mon engagement. Je voulais par le truchement d’une organisation, apporter ma contribution modeste, à la construction de mon pays. Et puis, il y a eu la rencontre avec le Rassemblement National Africain, RANAA.

C’est d’abord le symbolisme contenu dans la désignation du parti qui a retenu mon attention. RANAA dans une langue de chez nous signifie Soleil. Le soleil à mes yeux symbolise à la fois l’énergie, la lumière, le renouveau, le commencement, le nouveau départ, toutes choses dont le Niger a grandement besoin.

Le recours à l’Afrique pour donner une identité à ce parti nigérien, est primordial pour moi, qui ai une vision panafricaine de développement de notre continent.

Toute conception politique qui, par-delà l’exiguïté des frontières de nos micro États, envisage le développement sur le front plus large du continent, acquiert mon adhésion.

La politique m’a parue jusqu’ici une chose très courue parce qu’elle représente aux yeux de beaucoup le plus court chemin pour parvenir à la richesse. Je n’ai pas trouvé cette inclination chez les animateurs de RANAA.

Nigériens et Nigériennes de la Diaspora, installés de par le Monde pour des raisons professionnelles, tous gagnent de manière satisfaisante leurs vies, à la sueur de leurs fronts. Ils auraient pu se vautrer dans le confort de leurs existences, mettre une distance entre eux et leur pays d’origine, et de loin, regarder les dures conditions d’existence de leurs compatriotes. Ce n’est pas la voie qu’ils ont empruntée.

Contre l’apatridie, ils ont choisi le patriotisme. Forts de leurs expériences diverses, de leurs compétences multiples, et de l’amour qu’ils portent pour le pays qui les a faits, reconnaissants, ils ont décidé de se mettre à son service. Louable est leur engagement.

Faire de l’éducation et de la santé des secteurs aujourd’hui en déliquescence - une priorité ; permettre aux Nigériens et aux Nigériennes de se déplacer du Nord au Sud, d’Est en Ouest, avec leurs biens, en toute quiétude, par des voies reliant les différentes localités du terroir ; développer l’agriculture de manière que pour se nourrir, ils ne soient plus obligés de tendre la main vers l’aide extérieure ; être producteurs et transformateurs de ce que nous produisons ; placer la jeunesse au coeur du développement par le travail qui l’émancipe, la valorise, la responsabilise et en fait l’acteur principal de son destin et le levier du pays ; faire en sorte désormais, que les richesses du pays qui appartiennent à tous ne profitent pas seulement à quelques- uns. Voilà quelques idéesforces que j’ai trouvées à la lecture des textes de RANAA.

Je commettrais une grave omission, si je ne mentionnais pas deux autres idées qui font de RANAA le fils et la fille des temps modernes.

Il s’agit d’une part de l’attention accordée à l’environnement qu’il faut protéger et préserver pour les générations à venir, et de la lutte contre le réchauffement climatique, problème planétaire à la résolution duquel RANAA veut que le Niger apporte sa légitime contribution. Il s’agit d’autre part de cette disposition qui témoigne déjà de l’élévation dont RANAA est capable : faire des concessions même sur la souveraineté, dans le cadre d’une fédération africaine. Ancré dans son terroir, RANAA est ouvert sur le monde.

L’homme, pour RANAA est dignité. Le respect de ses droits et celui des libertés fondamentales ne peuvent souffrir d’aucune ambiguïté.

Nous entrons dans une ère décisive. Arrive bientôt la période des élections qui nous donne l’immense responsabilité et le rare privilège de décider de notre destin et d’orienter la destinée de notre pays.

Nos choix, sont, il est vrai, individuels, personnels. Mais, ils concernent aussi la vie d’un peuple, ses attentes, ses espoirs de changement, de progrès, de prospérité, de quiétude. Ils doivent par conséquent être éclairés par nos convictions, par les projets de sociétés offerts par des partis concurrents, par l’intégrité et/ou la compétence des hommes et des femmes qui les portent.

J’ai décidé pour ma part de passer de l’engagement politique intellectuel à l’engagement politique actif avec RANAA grâce au cheminement décrit plus haut.

Mais c’est ensemble que nous ferons du Niger un pays où il fait bon vivre. À tous ceux - citoyens et organisations politiques - qui militent en faveur d’un changement véritable, à tous ceux qui veulent élever le Niger dans la justice, dans la dignité, à tous ceux qui veulent construire une nation forte et, dans la pérennité la transmettre aux générations à venir, j’indique - pour l’avoir pratiquée - la voie RANAA.

Je ne vous demande point de me croire sur parole. Je vous demande d’aller à sa rencontre pour former votre opinion propre.

Je crois au demeurant que le crépuscule de la politique sera derrière nous bientôt, que déjà une aube nouvelle pointe dans l’horizon nigérien, et qu’avec RANAA qui se lève, la lumière sera.

Que Dieu bénisse notre pays, et couvre ses habitants de sa miséricorde.

Farmo MOUMOUNI Philosophe / Écrivain.

08 mars 2020
Source : Le Courrier

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