Célébration du 40ème anniversaire du Fonds de Solidarité Africaine (FSA) : Le Premier ministre Brigi Rafini salue la proposition de faire du FSA une Institution spécialisée de l’Union Africaine

Le Premier ministre, S.E Brigi Rafini, a présidé, le samedi 25 janvier dernier, au Palais de congrès de Niamey, la cérémonie d’ouverture du forum marquant les 40 ans de création du Fonds de Solidarité Africaine (FSA). Placée sous le thème: ’’Le fonds de Solidarité Africain, 40 ans au service de l’émergence africaine : Défis et perspectives pour une nouvelle dynamique’’, cette activité a enregistré la présence du Vice-président de l’Assemblée nationale de la Guinée-Bissau, des présidents et des représentants des institutions au Niger, du Haut Représentant de l’Union Africaine, des membres du Gouvernements et ceux du corps diplomatique, des présidents des Banques régionales et sous régionales ainsi que de plusieurs partenaires du FSA. Cette célébration comprend aussi un symposium, axé sur divers thèmes relatifs aux activités dudit fonds.

Dans son allocution de lancement, le Premier Ministre Brigi Rafini, s’est, tout d’abord, réjoui de « la présence effective en terre africaine du Niger, de tous ceux qui ont effectué le déplacement de Niamey à l’occasion de ce 40ème Anniversaire du FSA avant de saluer les résultats obtenus par le Fonds. « Je note avec satisfaction que le FSA malgré certaines contingences liées notamment au retrait de la France en 2000, a su garder le cap en se déployant sur le marché de la garantie des emprunts obligataires et des crédits bancaires mais aussi des financements des dettes bancaires des petites et moyennes entreprises et petites et moyennes industries » a fait remarquer M. Brigi Rafini. Le Fonds, a-t-il ajouté, a su s’adapter et est devenu plus résilient. « Je me réjouis de cette dynamique, car notre continent a besoin d’investissements massifs. En effet selon les projections du Fonds Monétaire International, sur les 5 prochaines années, le volume des investissements pourrait atteindre 50 milliards de dollars US et dans la zone d’intervention du FSA », a-t-il estimé. « Selon la CEA, a poursuivi le Premier ministre, notre continent devra mobiliser 680 milliards de dollars US pour atteindre les Objectifs de Développement Durable en une décennie ». Brigi Rafini a noté que la conjonction de la croissance soutenue et des besoins d’investissements accrus en Afrique « générera une demande importante de crédits et de garanties notamment dans les zones d’interventions du FSA ». Le Premier Ministre de rappeler que la finalité de l’action du Fonds « est d’œuvrer au développement économique de nos Etats et à la lutte contre la pauvreté en facilitant le financement des projets d’investissements notamment dans les secteurs publics, privés, ce à quoi il s’attèle depuis 40 ans ».

Le FSA, un outil de coopération multilatérale destiné à mobiliser les ressources en faveur de ses membres

Le Premier Ministre a par ailleurs, salué « l’initiative clairvoyante du Président de la République du Tchad Idriss Déby Itno qui a proposé que le FSA soit érigé en une institution spécialisée de l’Union Africaine, au même titre que la Banque Africaine de Développement, de la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique ». Pour M. Brigi Rafini, cette démarche a l’avantage d’élargir le spectre géographique du FSA, pour lui donner une envergure continentale afin de mieux soutenir les efforts de développement du continent. «Il faut renforcer les capacités d’intervention du FSA notamment pour accompagner nos Etats au financement des grands projets d’infrastructures dans les domaines de l’agriculture notamment, de l’énergie, des technologies de l’information et de la communication, des transports, etc », a-t-il ajouté. Soulignant que certains investisseurs exigent la garantie souveraine que nos Etats ne peuvent leur délivrer en raison de leurs engagements vis-à-vis des institutions financières internationales, SE. Brigi Rafini a appelé à engager une réflexion pour faire du FSA un fonds capable d’accorder cette garantie souveraine en lieu et place des Etats.

Auparavant, le ministre des Finances du Tchad M. Alkhoudar Ali Fadel, Président du conseil des ministres du FSA s’est réjoui du choix des 3 sous-thèmes du symposium à savoir, ‘‘le financement des infrastructures économiques de base : rôle et place du FSA’’ ; ‘‘la contribution du FSA aux échanges commerciaux sur le continent africain’’ ; ‘‘le FSA, le développement des marchés financiers et l’inclusion financière’’.

Pour leur part, le Haut Représentant de l’Union Africaine, M. Pierre Buyoya et le Vice-président de la Banque Islamique de Développement (BID) ont salué la tenue de cette conférence et ont félicité le FSA pour ses réalisations.

Créé le 7 mars 1975 par la conférence des Chefs d’Etat à Bangui, en République Centrafricaine, le FSA est devenu opérationnel en septembre 1979, avec pour mission principale de participer au développement économique et à la lutte contre la pauvreté dans ses Etats membres en facilitant le financement des projets d’investissement. Il est composé de plusieurs pays africains, à savoir, le Bénin, le Burundi, le Burkina Faso, la Centrafrique, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée-Bissau, l’Ile Maurice, le Mali, la Mauritanie, le Niger (qui abrite le siège social), le Rwanda, le Sénégal, le Tchad et le Togo.

Mahamadou Diallo(onep)

27 janvier 2020
Source : http://www.lesahel.org/

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