Célébration de la 8ème édition de la journée africaine de la sécurité routière : «Un mort de plus sur les routes est un mort de trop», estime le Ministre des Transports

Le Niger célèbre aujourd’hui 5 décembre 2019, la 8ème journée africaine de la sécurité routière, couplée à la célébration de la journée internationale des victimes des accidents de la circulation routière. Pour démarquer la célébration de l’édition 2019 de celles passées, le ministre des Transports, M. Mahamadou Karidio, a annoncé dans un message livré hier soir, la tenue des activités officielles de célébration dans la ville de Tillabéry, en marge des activités de Tillabéry Tchandalo. Le thème retenu pour cette journée est « Sauvons des vies à travers le financement de la sécurité routière »

Dans son message, le ministre des Transports a indiqué que le thème retenu cette année dénote de l’importance des actions de la sécurité routière et des investissements qu’elle requiert. Selon lui, ces investissements contribuent à réduire considérablement les pertes économiques et sociales engendrées par les accidents de la route, d’où la nécessité d’une «mobilisation conséquente de ressources financières» afin de faire face à la «situation préoccupante des accidents de la route dans notre pays ».

A titre illustratif, le ministre des Transports a rappelé qu’il est prévu pour 2020 un montant de 200 millions au budget de l’Etat pour les activités de sécurité routière, cela en plus des 230 millions alloués au projet d’appui à la régulation des transports terrestres pour la période 2017-2021, financé par l’Union Européenne. Outre ces deux sources de financement, au titre du projet de mobilité rurale et de connectivité piloté par le Ministère des Transports et celui de l’Equipement, et soutenu par la Banque Mondiale, il est prévu un montant de 161 millions pour les actions de sécurité routière en 2020.

M. Mahamadou Karidio a souligné que «nous devons engager un vaste programme de prévention et de sécurité routières», notamment par la sensibilisation, la conscientisation et la sanction des usagers de la route, des propriétaires de véhicules, et de ceux qui sont chargés de faire respecter les textes. Il appelle aussi à mettre en place un programme d’instruction et de formation en matière de prévention et de sécurité routières dans les programmes scolaires et dans la formation professionnelle et les auto-écoles, il préconise aussi la mise en place d’un dispositif de concertation entre les constructeurs et les exploitants des routes, la mise en place d’un programme de réhabilitation et d’entretien des infrastructures routières, et enfin l’amélioration de la qualité du contrôle technique automobile.

« Bien que la sécurité routière soit un service public qui relève de la responsabilité de l’Etat, la participation du citoyen et du secteur privé à son financement est nécessaire afin de disposer de ressources importantes en rapport avec la gravité des accidents au Niger», a conclu le ministre des Transports, M. Mahamadou Karidio. En effet, selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) citées par le ministre des Transports, les accidents de la route sont à la base de 1,24 millions de décès et de 50 millions de blessés par an dans le monde. Le Niger a lui enregistré 6.428 accidents corporels de la route en 2018, soit 18 accidents par jour. Ces accidents ont fait 900 morts, 9.753 blessés, dont 3.263 blessés graves, parmi lesquels certains resteront handicapés à vie. Plus de 67% des victimes sont des jeunes dont l’âge est compris entre 20 et 39 ans.

Souleymane Yahaya

05 décembre 2019
Source : http://www.lesahel.org/

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