Dialogue inclusif : Le Président se doit de montrer sa bonne foi

 Dialogue inclusif : Le Président se doit de montrer sa bonne foiDepuis l’annonce de la tenue très prochaine d’un dialogue inclusif, les Nigériens de tout bord politique disent apprécier cette initiative. Ils la jugent d’ailleurs salutaire pour l’entente et la cohésion entre les fils d’une même nation puisque condamnés à un même destin, condamnés à vivre ensemble, avec comme seul et unique devoir de regarder dans la même direction pour le raffermissent de la cohésion sociale et de l’unité nationale. Une obligation pour la classe politique qui doit mettre tout en oeuvre pour la décontraction du climat sociopolitique dans notre pays. À cet effet, il est du devoir du président de la République, chef de l’État — c’est notre avis — de s’adresser à la nation pour rassurer ses concitoyens de sa ferme volonté à accompagner et à soutenir le dialogue inclusif. Ce qui va donner à ce dialogue un fort ancrage et une adhésion totale des Nigériens. Ainsi abordés, les conclusions de cette concertation nationale serviront sans doute de socle pour une réconciliation de tous les fils du pays. Dans ce message à la nation, le président de la République doit lancer un appel à tous les Nigériens, sans distinction de coloration politique, de quelque condition sociale qu’ils soient, à soutenir les forces de défense et de sécurité dans leur combat quotidien contre l’insécurité. Ce message servira d’acte fort qui va montrer aux Nigériens son souci pour une cohésion nationale et son désir d’un Niger de paix. Acte fort qui servira aussi, à la fois, de gage et de caution pour une réconciliation de la classe politique et, audelà, des Nigériens. Cela est d’autant plus vrai que ce message retentira partout et pour tous les temps. Il aura, ainsi, marqué l’Histoire.

De même qu’il rendra un grand service à la mémoire du père fondateur de l’ANDP Zaman Lahiya, feu Adamou Moumouni Djermakoye. Ce sera pour la classe politique nigérienne, et particulièrement pour le Président Issoufou, son compagnon politique de lutte contre le Tazartché, une façon de célébrer ce grand défenseur devant l’éternel de la cohésion nationale, de l’unité nationale et du consensus sur les grands enjeux nationaux. Dans tous les cas, l’Histoire retiendra ce que chacun aura dit et fait, face à une responsabilité qui n’autorise aucune tergiversation, ni atermoiement.

Ali Soumana 

09 novembre 2019
Source : Le Courrier

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