Visite du ministre burkinabé de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du Gouvernement, à l’Office National d'Edition et de Presse (ONEP)) : M. Rémi Fulgance Dandjinou appelle la presse africaine à améliorer l’image du continent

En mission de travail au Niger, à l’effet d’échanger avec les responsables de la communication en particuliers ceux des organes de presse publics sur l’objectif de cette 11ème édition d’UACO, le ministre burkinabé de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du Gouvernement, M. Rémi Fulgance Dandjinou, était en visite, le 25 octobre dernier, à l’Office National d'Edition et de Presse (ONEP).

Lors de cette visite à l’ONEP, le ministre burkinabé en charge de la Communication a été accueilli par le Directeur général de l’ONEP, M. Zakari Alzouma Coulibaly, entouré de ses principaux collaborateurs. Au cours d’un premier échange avec les responsables de l’office, M, Rémi Fulgance Dandjinou, qui est lui-même journaliste, était à l’aise pour s’exprimer sur les questions relatives au mauvais traitement des événements concernant l’Afrique par les médias occidentaux. Aussi, a-t-il invité la presse africaine à travailler ensemble pour améliorer l’image du continent. Pour ce faire, il a souligné l’impérieuse nécessité de créer un cadre d’échange d’expériences et de mutualisation des efforts entre les médias de la sous-région ouest-africaine.

Rebondissant sur cette question, somme toute importante, de la mutualisation des efforts entre nos médias, le Directeur de la Rédaction et des Centres Régionaux de l’ONEP, M. Assane Soumana, a précisé que ces efforts ont été entamés à travers les actions du Groupement des Editeurs de la Presse Publique Ecrite l’Afrique de l’Ouest (GEPPAO), une structure qui a vu le jour depuis le mois de juin 2014 à Ouagadougou et dont la présidence est assurée par le Directeur Général de Fraternité Matin, M. Venance Konan. L’objectif poursuivi à travers le GEPPAO, a expliqué M. Assane Soumana, est justement de créer ce cadre indispensable de synergie d’action entre les organes publics de presse de la sous-région « en vue d’accompagner la volonté de nos Chefs d’Etats de construire une Afrique plus intégrée, mais aussi l’aspiration de nos peuples à vivre ensemble, en toute symbiose, dans la fraternité et la paix ». Selon, lui, ce rapprochement a d’ailleurs commencé à apporter ses fruits citant le séjour des journalistes de Sidwaya à l’ONEP lors des dernières élections en 2016 pour couvrir ledit évènement et bien d’autres visites mutuelles. En clair, a-t-il dit, cette visite vient réchauffer davantage les relations déjà bonnes qui lient l’ONEP et les Editions Sidwaya.

A l’issue de cette visite, le ministre Rémi Fulgance Dandjinou a remercié son homologue, le ministre de la Communication du Niger, M. Habi Mahamadou Salissou pour l’accueil chaleureux réservé à la délégation Burkinabé avant de décliner l’objectif de sa mission. « Nous sommes venus à Niamey pour inviter la presse Nigérienne, le monde de la communication en général à la rencontre de l’UACO ou les Universités Africaines de la Communication de Ouagadougou. Nous avons une thématique qui nous tient à cœur, à savoir comment reconstruire l’image de notre continent dans cet espace où la géopolitique joue de plus en plus un enjeu important. Nous avons donc reçu l’adhésion et le conseil de mon homologue du Niger et nous avons saisi cette opportunité pour visiter les médias publics au Niger », a-t-il expliqué.

Evoquant la similitude des défis entres nos pays d’une part et d’autre part des organes de presse, il a dit qu’ils partagent la même réalité. « Nous avons trouvé un Office de Radiodiffusion et Télévision du Niger (ORTN) qui travaille dans la même situation que notre Radiodiffusion et Télévision du Burkina (RTB) et l’ONEP aussi dans la même situation que Sidwaya », a-t-il confié. « Nous avons cette communauté géographique qui est également une communauté de problème, une communauté de réalité. Ce sont des médias qui ont besoin du soutien de l’Etat », a-t-il ajouté.

Selon lui, « le rôle de ces médias dans un espace de plus en plus ouvert à la presse privée et à la presse étrangère est de garantir l’accès équitable des citoyens à l’information et à l’éducation ». C’est pour cela que « nous dévons travailler à renforcer ces medias afin que l’équité dans le traitement d’information, la justesse dans l’approche au service de nos pays soit la chose défendue et la mieux partagée au niveau de ces médias », a-t-il déclaré.

Relativement à l’objectif de l’UACO, il a dit que nous avons besoin de nous poser la question essentielle. « Comment nous retravaillons l’image de notre continent qui est présentée de plus en plus comme un continent de crise, certes, elles existent, mais c’est un continent qui est le devenir de notre humanité », a-t-il estimé. Malgré ces crises, « les acteurs financiers sont sur le continent et leurs affaires prospèrent », a-t-ajouté.  

Pour le ministre, il est important que « nous nous posons les bonnes questions car nous avons une responsabilité sociale dans la diffusion de ces images qui a tendance à détruire notre continent ». C’est pourquoi, il a invité les journalistes de faire la part des choses entre l’information utile et nécessaire en période de crise et d’autre part l’information qui peut être préjudiciable à notre unité nationale, à la persistance de notre vie ensemble », a-t-il soutenu.

Le ministre Rémi Fulgance Dandjinou a tenu le même langage à propos des décideurs. « En tant que dirigeants nous devons nous poser les bonnes questions. Pourquoi nous ne parlons pas à nos médias ? Pourquoi nous laissons le vide en termes d’information sur la sécurité. Pourquoi nous laissons à d’autres acteurs la première unique source pour nos médias. Pourquoi nous préférerons parler à la presse étrangère plutôt que celle locale ?». Pour M. Rémi Fulgance Dandjinou ce sont ces questions que doivent se poser les dirigeants africains. Il a souligné la nécessité de sauvegarder l’image de notre continent « en donnant une information juste et crédible à nos medias afin qu’ils soient véritablement le creuset par lequel les populations puisent leurs informations, éducations et les éléments de la communication ». 

Mamane Abdoulaye

28 octobre 2019
Source : http://www.lesahel.org/

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