Mission de travail du président en exercice de l’Association des Médiateurs des Pays Membres de l’UEMOA (AMP-UEMOA), en Côte d’Ivoire : Me Ali Sirfi a présidé un atelier sous régional de réflexion de l’AMP-UEMOA, à Yamoussoukro

Le Médiateur de la République Me Ali Sirfi Maiga, président en exercice de l’Association des Médiateurs des Pays Membres de l’UEMOA (AMP-UEMOA) a effectué, du 30 septembre au 3 octobre 2019, une mission de travail en Côte d’Ivoire. Me Ali SIRFI a présidé un atelier sous régional de réflexion de l’AMP-UEMOA qui s’est ouvert le lundi 30 septembre 2019 à Yamoussoukro la capitale politique ivoirienne.

Placé sous le thème « La problématique de l’application des directives et des actes de l’UEMOA », cette rencontre qui a regroupé une trentaine de participants, composés des Médiateurs de ladite association, leurs collaborateurs, des experts de la commission de l'UEMOA, vise à donner aux institutions de médiation les moyens de traiter efficacement les saisines relatives à l’application des textes de l’UEMOA de sorte à permettre aux Médiateurs et à leurs collaborateurs de défendre, au sens juridique du terme, les droits des citoyens et usagers au sein de l’espace UEMOA.

Dans son discours de bienvenue, le Médiateur de la République de Côte d’Ivoire, M. Adama Toungara, a traduit la joie des autorités ivoiriennes de voir la Côte d’Ivoire abriter ces assises sous régionales. Selon le Médiateur ivoirien, l’AMP-UEMOA, constitue un modèle d’association sous -régionale, dont le leadership en matière de médiation institutionnelle, s’impose de plus en plus au regard des conflits et crises de la sous-région, surtout en matière de droit de l’Homme, de bonne gouvernance, de consolidation de la paix et de la cohésion sociale entre les peuples. S’agissant de la problématique de ces assises, il a invité ses pairs Médiateurs à apporter une écoute attentive, et une assistance qui rassure leurs concitoyens. Car, a-t-il indiqué « les citoyens peuvent se sentir souvent écrasés ou lésés par certains actes de l’administration ».

En procédant à l’ouverture officielle des travaux, Le Président en exercice de l’AMP-UEMOA, Me Ali Sirfi Maiga, Médiateur de la République du Niger, n’a pas manqué d’exprimer ses inquiétudes face à certaines préoccupations de l’heure. Le Président de l’AMP UEMOA a relevé que l’application effective des normes communautaires, se heurte souvent à des pratiques administratives surannées, portant un préjudice énorme au processus d’intégration. Notamment les entraves à la libre circulation des personnes et des biens. En effet, beaucoup d’abus continuent d’être pratiqués sur des corridors et des routes dans le même espace, brimades, tracasseries, escortions de fonds, traitements inhumains et dégradants. Et Me SIRFI de poursuivre « quand on parle de texte pour protéger le citoyen de demain, il faut que cela soit respecté » Pour le Président de l’AMP-UEMOA, il s’agit plus que jamais au cours de ces assises de démontrer une fois de plus l’attachement des pays membres aux idéaux de l’intégration des peuples de l’espace monétaire. Aussi, s’est-il prononcé, sur la question de la création de la monnaie unique. Pour le Médiateur du Niger, Président des Médiateurs de l’espace UEMOA, « ce sont de nouvelles institutions qui seront mises en place, soit pour opérer un changement, ou soit à une obsolescence. Je l’ai dit et je le répète que c’est vrai aujourd’hui, c’est le FCFA qui est là, mais, n’oublions pas le problème qui se pose autour de cette monnaie. Les Chefs d’Etat parlent de la monnaie unique de la CEDEAO. Cette nouvelle institution intervient, alors que va devenir le FCFA ? » S’est-il interrogé.

Après deux jours de travaux le rideau s'est refermé le mercredi 2 octobre 2019 sur l'atelier de formation et de réflexions initié par l'Association des Médiateurs de la République de l'Union Economique Monétaire Ouest Africaine (AMP-UEMOA) Centrée sur la grande thématique : «La problématique de l'application des directives et actes de l'UEMOA », les travaux de l'atelier marqués par les communications des experts et des échanges en plénière ont permis aux participants de formuler diverses recommandations mettant en avant les moyens d'une meilleure application des normes communautaires dans les Etats membres de l'UEMOA. A la Conférence des chefs d’Etats et de Gouvernement de l’UEMOA, les participants ont suggéré de procéder à un audit de l’ensemble des organes de l’UEMOA afin de s’assurer de leur efficacité pour l’atteinte des objectifs de l’Union et de réviser le Traité de l’Union en adoptant le cadre institutionnel aux nouveaux défis sous régionaux en matière de paix, de sécurité et de prise en compte des modes alternatifs de règlement des conflits.

Les participants à l’atelier ont demandé à l’UEMOA de veiller à la prise en compte des objectifs de développement et de justice sociale, de renforcement de l’Etat de droit et de respect des droits humains dans l’édiction des textes communautaires. Mais également de prendre en compte les exigences de sécurité et de sûreté dans l’application des normes communautaires notamment celles relatives à la libre circulation des personnes et des biens, d’améliorer davantage le processus participatif dans la rédaction des textes en associant la société civile et les acteurs concernés et de renforcer l’AMP-UEMOA en ressources et moyens adéquats pour l’accomplissement satisfaisant de ses missions et programmes.

A la fin des travaux, les Médiateurs de l’AMP-UEMOA sous la conduite de leur Président, Me Ali Sirfi Maiga, ont été reçus par le Président ivoirien Alassane Dramane Ouattara, Président en exercice de l’UEMOA. Les Médiateurs de l’espace UEMOA sont allés présenter au Président OUATTARA les conclusions de leurs travaux. Cette rencontre s’est terminée sur une note de satisfaction générale.

Communication MR

04 octobre 2019
Source : http://www.lesahel.org/

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