Elections présidentielles 2021 : Seini Oumarou en pole position

Elections présidentielles 2021 : Seini Oumarou en pole position Depuis un certain temps des voix s’élèvent, dans certains milieux bien connus de la presse, pour dénigrer la candidature de Seïni Oumarou aux élections présidentielles 2021. Ces propos, qui sonnent comme un cri de désarroi d’adversaires, n’ont d’autre but que de désorienter le public sur les chances évidentes du candidat du MNSD-Nassara de l’emporter sur ses autres adversaires. En effet, lorsque nous faisons une analyse approfondie et comparative, il ne fait aucun doute que, de tous les candidats déclarés ou potentiels, il détient les meilleures chances d’être le futur Président de la République. Nous allons vous expliquer pourquoi !

L’on se souvient que c’était à Tahoua, en mars 2019, que l’homme fut investi candidat de son parti aux élections présidentielles de 2021, au cours d’un congrès imposant. Au cours de cette grande rencontre, le MNSD-Nassara a démontré sa capacité à surpasser ses clivages internes mais a fait également montre d’une synergie qui augure une grande mobilisation des militants pour une victoire en 2021.

Le congrès de Tahoua n’est qu’un indicateur parmi beaucoup d’autres. En effet, les facteurs de réussite du candidat du MNSD sont multiples et variés. Parmi ces facteurs, qui confortent notre conviction, on peut citer cette absence, quasi-probable, de candidature qui fasse véritablement le poids face à Seïni Oumarou. En effet, et selon notre analyse, aussi bien les candidats de l’Opposition que de la Majorité, et même ceux pouvant provenir du camp des Non-alignés, portent des stigmates qui pourraient les handicaper face au candidat du MNSD.

Hama Amadou, non partant ! D’abord, le candidat de LUMANA, Hama Amadou, qui est le plus en vue parmi les opposants, est, sauf miracle, déjà éliminé de la course car, outre la condamnation d’un an pour supposition d’enfant qui empêche de valider sa candidature au regard des dispositions du code électoral, il encourt aussi le risque, avec le feuilleton Noma de perdre les rênes du parti sous la bannière duquel il entend se présenter aux élections. Or, le parti n’ayant aucun plan B, selon les propos de Soumana Sanda, l’on ne peut imaginer qu’une consigne de vote soit donnée en faveur d’un quelconque allié. Consigne qui, même si elle arrivait à être donnée, ne sera certainement pas suivie par les militants qui en ont déjà assez de voir la vie du parti sacrioiée sur l’autel des intérêts d’un seul individu.

Mahamane Ousmane, diminué !
Le deuxième et dernier candidat en vue à l’Opposition est assurément Mahamane Ousmane, ancien Président de la République et ancien Président de l’Assemblée Nationale. Il est déjà fragilisé par la perte de son parti d’origine, la CDS-RAHAMA, et vadrouille entre deux autres partis politiques mal connus des nigériens, à savoir le MNRD Hankouri et le RDR Tchanji. Mais le plus grave est que, depuis la perte de la CDS-RAHAMA, Mahamane Ousmane a également perdu sa notoriété dans son oief traditionnel, Zinder, et sur l’échiquier politique national. L’ancien Président de la République, ancien Président de l’Assemblée Nationale et ancien Président de la CDS-RAHAMA, n’est aujourd’hui que l’ombre de lui-même. Son potentiel électoral ayant été fortement minoré, pour les raisons que nous évoquions tantôt, il ne pourra pas faire de l’ombre à Seïni Oumarou.

Bazoum Mohamed, une candidature pas encore certaine.
Sa candidature sera-t-elle validée par la Cour constitutionnelle ou pas ? Fait-il réellement partie du schéma du Président de la République ? Autant de questions que se pose l’opinion au regard du débat récurrent sur l’Article 47 de la Constitution et sur le supposé deal entre le Chef de l’Etat et Salou Djibo. Même si l’intéressé dit ne pas s’inquiéter, outre mesure, de cette disposition de la Loi fondamentale, il n’en demeure pas moins que l’opposition va l’utiliser pour vouloir barrer la route à sa candidature. Et si jamais Salou Djibo se révèlerait être la botte secrète d’Issoufou Mahamadou, nous ne donnons pas cher de la carrière politique de Mohamed Bazoum. Mais, en attendant, il est le seul candidat potentiellement capable, nonobstant nos réserves, de devancer Seïni Oumarou dans la course à la Présidentielle, au vu des moyens dont il disposerait.

Albadé Abouba va-t-il « changer de tête » ?
L’adversaire éventuel du candidat du MNSD à prendre en considération, en dehors de Mohamed Bazoum, est incontestablement Albade Abouba, Président du MPR Jamhurya et Chef de oile de la dissidence au sein du MNSD en 2013. En effet, même si ce leader politique a déjà afoirmé qu’il n’a pas la tête d’un Président de la République, la rumeur publique lui prête des ambitions présidentielles pour 2021. Cependant, Albade Abouba est gravement fragilisé par la crise qui règne au sein de son parti. Lâché par les ténors politiques qui l’ont soutenu dans sa dissidence de 2013 (Amadou Salifou, Wassalké Boukary, Alma Oumarou, etc.), il est également fortement combattu, chez lui, à Tahoua, par Kassoum Issa et ses partisans. C’est dire que même si Albadé « change de tête », il ne sera certainement pas prêt pour 2021.

Ibrahim Yacoubou et Salou Djibo : des outsiders !
En jetant un coup d’œil du côté des Non-alignés, l’on s’aperçoit également que Seïni Oumarou n’a rien à craindre. En effet, les deux candidats en vue (Ibrahim Yacoubou de Kissin Kassa et Salou Djibo de Doubara) ne font pas le poids devant le candidat du MNSD.

S’agissant d’abord du premier, tous les nigériens s’accordent à admettre qu’il n’a pas l’assise populaire pour prétendre au prestigieux poste de Président de la République. Aux dernières élections, il n’avait enregistré qu’un peu plus de 4% des voix et, depuis sa déchéance de la mouvance présidentielle, plusieurs de ses militants l’ont quitté. Le but d’Ibrahim Yacoubou aux élections de 2021, si d’aventure il s’y présente, sera donc tout au plus de réaliser son score de 2016.
Quant à Salou Djibo, candidat éventuel du parti nouvellement né DOUBARA, malgré les rumeurs qui circulent sur son éventuel pacte avec le Président de la République Mahamadou Issoufou, les nigériens ne croient pas à son accession à la magistrature suprême en 2021. De quel électorat dispose-t-il ? Quelles valeurs intrinsèques pourrait-il faire valoir ? Autant dire qu’il n’aura rien s’il compte sur ses propres capacités pour se faire élire. A moins que…

Les autres atouts de Seïni Oumarou Un autre facteur de la réussite très probable du candidat du MNSD réside dans sa personnalité. En effet, unanimement reconnu au niveau de l’opinion publique comme un leader politique pieux, sage et rassembleur, Seïni Oumarou ne manquera pas de ratisser large lors des futures échéances car, comme l’ont afoirmé les représentants des partis frères invités au congrès de Tahoua, lui seul peut ramener la sérénité au sein de la classe politique actuelle. Son expérience profonde de la gestion de l’Etat est un atout supplémentaire dans ce sens. Il faut, en effet, se rappeler que les succès éclatants enregistrés par le régime du MNSD-Nassara lorsqu’il en était le Premier Ministre. Ce qui avait, d’ailleurs, conduit la presse à le surnommer « l’Homme de la Baraka ».

Dans le contexte actuel du Niger, à mon humble avis, Seïni Oumarou est donc sans conteste le favori pour les élections présidentielles de 2021. C’est sans doute cette perspective qui explique les querelles de positionnement au sein du MNSD-Nassara, que certains adversaires qualioient de crise. Mais, il est clair, qu’au vu de la maturité des dirigeants du parti et des actions qui sont déjà engagées, ces incompréhensions seront très bientôt surmontées pour laisser place à l’espoir de la victoire que nous croyons certaine.

Par Adamou Moussa Sanrando
Militant du MNSD-Nassara

20 septembre 2019
Source : La Hache

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