Perspectives de remaniement gouvernemental et déchirements au Mnsd Nassara : Le Mnsd Nassara est au bord de l'éclatement

Perspectives de remaniement gouvernemental et déchirements au Mnsd Nassara : Le Mnsd Nassara est au bord de l'éclatement Le président du Mnsd Nassara, Seïni Oumarou, se veut rassurant, mais il peine à convaincre. Au cours d'une réunion récente, il a été interpellé par des militants de poids qui ont tenu à clarifier les choses avec lui. Appelé à dire la vérité sur la rumeur qui court à propos de la proposition qui lui aurait été faite par le Président Issoufou de renoncer à la course présidentielle prochaine en compensation du poste de Premier ministre et de quelques strapontins pour ses lieutenants, Seïni Oumarou a été formel, mais bref : " c'est faux ", s'est-il contenté de répondre, sans plus de commentaires. La page est-elle pour autant tournée ? C'est peu probable. Le climat au sein du parti décline de façon inquiétante et on ne peut pas dire que la gouvernance de Seïni Oumarou est hors de cause. Depuis qu'il a laissé pourrir les problèmes, litiges et contentieux, pourtant mineurs au départ et qui auraient pu trouver des solutions justes et acceptables pour tout le monde, son parti ne fait que tanguer. Au gré, fait-on observer, d'évènements politiques dont Mnsd n'est pas acteur. Tout au plus un spectateur engagé qui donne l'impression de ne plus avoir la main sur son destin. Le 9e congrès statutaire du parti, tenu en mars 2019, n'a fait qu'amplifier les choses. Le pilotage à vue dont Seïni Oumarou est accusé s'est davantage accentué avec le 9e congrès d'où le Mnsd est sorti sans bureau politique. La colère des militants monte À Maradi, à Zinder et à Tahoua, notamment, sans parler du cas de Diffa où les contentieux sont vieux de deux ans, pratiquement,ça bouillonne et les militants sont de plus en plus impatients de voir la sortie de crise. Or, la direction du parti ou ce qui en tient lieu depuis le congrès de Tahoua, ne semble nullement s'en préoccuper. Alors que les reproches pleuvent, la direction du parti n'a eu d'autre réaction que de rendre public un communiqué dont les premiers termes ont consisté à demander aux militants de prendre massivement part à l'enrôlement que la commission électorale envisage à la fin septembre. Une attitude qui n'a pas manifestement l'air de plaire aux militants.

Des voix s'élèvent de partout pour dénoncer un laxisme intolérable. Et c'est le président du parti qui est directement visé et mis en cause. Dans des audios qui circulent sur les réseaux, des militants du Mnsd expriment leur colère et leur détermination à ne pas laisser faire Seïni Oumarou, accusé d'être en train de tuer le parti. L'exigence des militants, très claire, est aux antipodes des préoccupations actuelles de Seïni Oumarou, attendu par le Président Issoufou et le Pnds à donner la liste des militants du Mnsd à faire figurer dans le prochain gouvernement. Selon des sources politiques crédibles, Il ne reste plus que Seïni Oumarou pour finaliser le gouvernement. Aux dernières nouvelles, le président du Mnsd est en France, histoire peut-être d'avoir la sérénité requise pour composer sa liste, loin de toute pression politique.

Laboukoye

08 septembre 2019
Source : Le Courrier

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