Ladan Tchana : le grand retour !

ges/Omar-Hamidou-Tchiana-AMEN-AMIN.jpgLe conflit politique au Niger prend chaque jour qui passe de nouvelles ampleurs, rendant compte de la réalité et de la profondeur des malaises. Et alors que le pouvoir perd en crédibilité, il se laisse vivre des illusions que lui donne le ralliement de certains partis qui ne représentent pas 1% de l'électorat nigérien. La Renaissance é dégoûté et les Nigériens sont en effet nombreux à ne pas se retrouver dans la gestion actuelle des Renaissants qui continuent de brandir le succès de la tenue du sommet de l'UA comme si la réussite de la fête changeait quelque chose dans la vie des Nigériens pourtant toujours problématique. D'ailleurs, pour bien d'analystes, la Renaissance, pour avoir opté pour des investissements de prestige qui ont mis en marge les priorités du pays en trahissant les attentes légitimes des populations éprouvées par neuf années de roublardise et d'insouciance politiques, s'est éloigné du peuple et de ses préoccupations légitimes. En vérité, si ce n'est les gros bétons construits ostentatoirement dans la ville et qui, plus, souvent appartiennent au capital étranger, le régime d'Issoufou Mahamadou, n'a pas de bilan à faire valoir auprès du peuple : ils ont divisé et opposé les Nigériens, dynamité la cohésion nationale, et c'est le grand mal ! Les campagnes se paupérisent et la misère prend racine dans la ville. Les colères sont pour ces motifs réelles et profondes dans le pays et cela fait longtemps que le mal couve quand même, la société civile, s'étant essayée sur le terrain des luttes, a dû en être déçu, les populations ne pouvant la suivre en répondant, comme elle l'attendait légitiment, à ses appels à la mobilisation. Cette situation incompréhensible dans un pays qui vit pourtant mal avec des injustices et des politiques antisociales, a finalement eu raison - en tout cas en apparence - de l'ardeur combattante des acteurs de la société civile qui avaient, en guise de représailles de la part du pouvoir des socialistes connu les pires persécutions, et ce jusqu'à la prison, envoyés pour moisir dans le goulag du système au nom de motifs farfelus pour lesquels, s'il y avait quelques pertinences à persécuter, beaucoup de ses militants auraient été des abonnés des prisons du pays car, peut-on s'en souvenir, moult fois ils appelaient les Nigériens à manifester, souvent par la désobéissance civile, si ce n'est carrément d'appeler l'armée à ne pas obéir à un " ordre manifestement illégal ". Mais pourquoi donc la société civile ne rassemble pas même avec des motifs défendables et unanimement partagés dans le peuple ? N'est-elle plus crédible ? Pourquoi s'en méfie-t-on ? Est-elle, elle aussi, sournoise ?

Le pays rumine des douleurs exacerbées par les paroles de socialistes qui ne savent pas souvent parler et qui, par leurs arrogances, avaient fini par faire monter les tensions dans le pays, rendant impossible tout rapprochement entre les forces politiques qui gouvernent et celles qui s'opposent comme si ces dernières, détestées dans leur rôle, ne devaient plus avoir le droit de s'opposer dans la démocratie.

Un pouvoir qui s'affaiblit…

La Renaissance n'a plus ses vieilles fougues car un contexte a changé et elle sait qu'elle ne pouvait plus avoir les mêmes complaisances par lesquelles, sous le regard complice de certains partenaires, elle avait carte blanche à déployer toute la violence politique que l'on avait connue pour brutaliser les hommes, les élections et les lois de la république afin d'assoir son pouvoir, un pouvoir souffrant pourtant de légitimité. Des partis et non des moindres ont fini par s'en éloigner car on a beau aimer soutenir, lorsqu'on se rend compte que l'on ne cultive que du faux et l'injustice, du gangstérisme économique, l'on peut que se raviser par patriotisme surtout lorsqu'on tient à son pays et à son mieuxêtre, à un peuple qu'on ne peut trahir. On a beau aimer soutenir ces socialistes, parce qu'ils ne sont pas loyaux et respectueux de l'autre, l'on ne peut que prendre ses distance avec eux. Combien sontils d'ailleurs ces partis et ces hommes qui, soutenant, sont rongés par des rancoeurs et des déceptions profondes, incapables de divorce et de retour ? Le parti d'Ibrahim Yacoubou et celui d'Omar Hamidou dit Ladan Tchana, eux avaient fini par claquer la porte de l'alliance au pouvoir pour rejoindre courageusement l'opposition, fragilisant du coup une MRN faite de bric et de broc et dont on avait la certitude qu'elle ne saurait plus longtemps résister aux chocs et à l'arrogance de leur allié principal qui n'a jamais su respecter un autre. Ce n'est d'ailleurs pas le sieur Bazoum qui disait à qui voulait l'entendre qu'ils " n'avaient appelé personne " et que les gens étaient venus d'eux-mêmes, incapables de résilience comme eux l'auraient fait pendant des années dans une opposition assumée ? Peut-être, même dit avec arrogance, a-t-il raison de faire la morale à ces Seini et consorts qu'une envie de manger a exposé à la turpitude. Peut-être aussi que Seini Oumarou avait fini par le comprendre pour sortir aussitôt de la MRN et créer l'APR, mais tout en restant dans le système pour soutenir " le président de la République " et avoir une main dans la gamelle. C'est pourquoi, il n'y a pas que des partis politiques à se décevoir des relations avec le PNDS. Les militants de la majorité sont en effet nombreux, aussi bien au PNDS qu'au sein des partis de l'alliance, à ne plus avoir le coeur à la Renaissance. C'est d'autant vrai que l'on sait également que des crises irréductibles minent intérieurement le parti de Bazoum Mohamed que celui-ci, par sa personnalité controversée, ne peut aujourd'hui rassurer et rassembler.

En considérant un Extérieur qui a commencé depuis de longs mois par douter, des partis qui sont partis, s'affranchissant du tutorat des socialistes et du désenchantement des militants de l'alliance du fait d'une gestion clanique et familiale du pouvoir qui ostracise bien de fervents militants qui avaient pourtant trop cru, l'on se rend compte à quel point le pouvoir des socialistes est devenu depuis peu vulnérable. L'opposition a sans doute compris cela pour se rendre compte que le moment est désormais opportun, surtout au moment où les enjeux d'une succession et d'une alternance, redistribuent les cartes, et dans l'incertitude des combinaisons encore peu lisibles, tous sont tentés de se repositionner, d'autant que les deux têtes du PNDS - Bazoum Mohamed et Salou Djibo - complexifient le jeu duquel le président sortant ne peut pas facilement se tirer d'affaire car désormais, pris en tenaille entre ses devoirs de gratitude envers son parti et ses compagnons politiques et sur les risques du parjure, avec aussi en même temps son. devoir de probité pour tenir, selon la version du deal, à honorer une parole donnée et ne pas trahir un contrat que l'on le soupçonne d'avoir avec celui à qui, pour nombre d'analystes, il doit le pouvoir.

Dans ce contexte de fragilité d'un pouvoir qui s'effraie des conditions inquiétantes de sa fin prochaine inévitable, l'Opposition, se réveille, consciente de ses atouts et de ses forces, et notamment de ses forces nouvelles dans une conjoncture qui lui est favorable. Empêtré dans ses contradiction, le PNDS a perdu aujourd'hui un pilier important de son système avec Hassoumi Massaoudou qu'il a choisi de sacrifier pour " tromper " Bazoum alors même que l'ancien ministre des Finances tant par l'esprit que par les cynismes qu'il est capable d'assumer, est irremplaçable pour le système qui doit souffrir de sa mise en quarantaine d'autant qu'aucune réhabilitation de l'homme humilié ne pourrait le ramener à jouer pour des camarades ingrats d'aussi graves sales boulots.

Le réveil ?

Face au processus électoral qui se dégrade de jour en jour, l'opposition sort de ses mutismes pour faire entendre sa voix. Et comme on peut le deviner, l'heure est aujourd'hui grave. Et c'est une voix " nouvelle " qui prend, profitant de la tribune offerte au congrès du MNRD-HANHURI ; la parole du FRDDR. Depuis sa brouille avec le régime qu'il a fini par quitter, déçu d'un système qui ne veut écouter personne, Omar Hamidou dit Ladan Tchana, s'est mis en retrait sans occuper l'espace médiatique. Mais depuis l'anniversaire du Moden Fa Lumana où il présentait ses excuses à Hama Amadou et aux militants de son parti politique, vivant les remords d'une incompréhension qui l'avait poussé à s'éloigner d'un parti dont il avait été sans conteste un des bâtisseurs, l'on savait qu'il n'était pas loin de se rapprocher de ses anciens amis. L'on peut d'ailleurs se rappeler que gauchement, certains titraient qu'il regagnait le " bercail ". Allez savoir la connotation…

Après les amabilités à l'adresse de la classe politique, majorité et opposition que la personnalité consensuelle du très démocrate Mamane Ousmane a pu rassembler pour honorer son congrès, le président d'Amen Amine n'a pas hésité à indexer un pouvoir qui ne peut se rendre compte à quel point il fait du mal et détruit une démocratie acquise au prix du sang des enfants du pays. On découvre le même combattant de la démocratie et de la liberté, encore et toujours puissant dans sa voix et dans sa réflexion, plus que jamais déterminé à reprendre sa place dans une opposition dont il saisit la noblesse du combat et la justesse des prises de position. Il n'y a donc plus à se voiler la face : l'heure de se déterminer a sonné. Aussi, rappelle-t-il que même étant avec le système en d'autres temps, avec son " jeune frère Ibrahim Yacoubou ", ils n'avaient cessé de rappeler à leurs partenaires d'alors, les risques auxquels ils exposaient le pays s'ils devraient continuer à s'entêter à conduire le processus à leur seule convenance. C'est pourquoi, fier de la mobilisation exceptionnelle des militants de Hankuri, Ladan Tchana leur rend hommage, eux " […] qui [ont] préféré la lutte à la mangeoire, [eux] qui [ont] préféré la lutte à l'obéissance ". Comme on peut le deviner, pour l'ancien ministre des mines, l'heure du combat a enfin sonné pour les Nigériens et pour tous les démocrates sincères. Aussi pour justifier la nécessité et l'urgence des prochaines luttes, il met à nue tout le complot qui se trame sous la houlette d'une CENI aux ordres qui ne peut faire l'unanimité.

La CENI et le code électoral, les péchés originels…

C'est sans ambages qu'il s'attaque tout de suite et avec véhémence au processus électoral, disant tout le mal qu'il pense de la manière cavalière par laquelle la Renaissance voudrait imposer des élections aux Nigériens. Aussi dira-t-il, " La CENI et le code électoral sont contraires à notre dignité " comme pour montrer à quel point, il leur est impossible de regarder faire et donc d'accepter en l'état les conditions dans lesquelles le gouvernement de Brigi Rafini prépare les prochaines élections générales qui ne peuvent qu'être tronquées. S'adressant en langue " aux amis du PNDS et à ceux d'Issoufou Mahamadou ", Omar Hamidou Tchana leur rappelle qu' : " On ne fait pas de la politique comme ça ", les appelant à être justes dans leur manière de gérer le pays. Il fallait donc se départir de ces calculs pour vouloir conserver coûte que coûte le pouvoir et ce pour en faire ce qu'on veut, non pour travailler au bonheur des Nigériens en répondant à leurs attentes. L'alternance, si elle ne devrait pas se passer dans de bonnes conditions risquerait de plonger le pays dans des déchirements inutiles, dans des situations incontrôlables qui peuvent rattraper un homme qui peut au moins savoir négocier sa retraite politique avec son peuple qui ne saurait lui pardonner de plonger le pays, par des entêtements, dans des situations difficiles lorsqu'il ne peut provoquer le dialogue entre les filles et les fils du pays. Aussi appelle-t-il, les " amis " à savoir " accompagner [le président sortant] dans sa sortie digne " qui ne saurait se faire que par la tenue d'élections justes et crédibles. Tout autre forcing ne peut être chargé que de périls graves pour le pays et pour sa démocratie. Peut-il d'ailleurs se rappeler de cette phrase qu'il prononçait il y a quelques jours devant François Soudan de Jeune Afrique : " Si les chefs d'Etat ne donnent pas l'exemple, [le bon exemple], qui le fera à leur place ? ". En tout cas, le FRDDR, par la voix de Ladan Tchana, prévient que les choses ne se passeront plus comme avant, déterminée à imposer au régime le respect scrupuleux des normes électorales qui ont toujours fait consensus dans le pays. Il est alors catégorique : " On n'acceptera pas qu'on nous vole notre victoire ". Et pour motiver son engagement, l'Opposition ne manque pas d'appréhensions qui justifient ses extrémismes. Comment d'ailleurs ne pas douter du processus lorsque, fait-il observer, " Bien de juridictions ne peuvent être crédibles quand des militants notoirement connus du PNDS en sont les membres, sinon les responsables et que dans un cas bien connu, notamment de la Cour Constitutionnelle, une démission du parti, ne saurait constituer à elle seule un gage de probité et de neutralité dans le rôle de juge électoral ; "quand le ministre de l'intérieur va fabriquer un fichier à sa guise ". Il y a franchement de quoi être méfiant. C'en est d'ailleurs le cas pour la CENI dont les membres tout aussi douteux, ne peuvent faire confiance. Comment ne pas refuser et le code et la CENI quand, ainsi que le rapporte le président d'Amen- Amine, " […] des proches du système disent ne pas être d'accord avec la conduite actuelle du processus électoral ". Face à une telle exploitation à ciel ouvert du processus électoral de la part d'hommes qui ont peur de répondre de leurs actes, se demande Ladan, interloqué : " qu'avons-nous à faire si ce n'est de lutter pour faire changer ce code électoral inique, taillé sur mesure ? ". On ne peut donc pas accorder du crédit à ces professions de foi surtout quand elles viennent de personnes qui avaient dit que des élections tropicalisée seraient leur échec personnel et qui, pour autant, n'avaient jamais agi pour empêcher que ne se tiennent de telles élections qu'ils avaient pourtant fini par saluer dès lors qu'elles consacrent, par le hold-up, leur reconduction au pouvoir. Faut-il d'ailleurs si béatement aller dormir sur ses lauriers quand, se plaignant, Ladan Tchana dit : " On nous dit que les élections seront propres et crédibles, quand le président de la CENI dine avec le ministre de l'intérieur, quand le président de la CENI travaille dans le même cabinet du conseiller juridique du président de la République ". Pour l'ex-allié de la Renaissance, il y a de quoi ne pas se surprendre de la profonde aversion des Nigériens en général et de la classe politique en particulier pour la manière non consensuelle par laquelle le processus se conduit aujourd'hui, notamment dans le mépris d'une frange importante des partis politiques, toute chose pour laquelle, Kiishin Kasa avait jugé utile d'interpeller la CEDEAO pour agir avant le pire qui se profile à l'horizon. Dans ces conditions, il n'est que normal de comprendre " Le rejet unanime de ce code électoral par la classe politique qui va aujourd'hui au-delà de l'opposition ". Et si la Renaissance n'a pas peur, pourquoi, refuser vaille que vaille de créer les conditions pour un jeu transparent qui fasse triompher le meilleur de tous ? Sans doute, sait-elle qu'elle n'est pas ce meilleur… De quel droit d'ailleurs la Renaissance peut-elle tamiser pour décider de qui doit ou ne doit pas se présenter aux élections ? Le Niger est-il devenu son domaine privé, un territoire conquis ?

Rappel et regrets :

Et Omar Hamidou dit Ladan Tchana est d'autant indigné que ce congrès dans cet espace, lui rappelle des souvenirs de combats récents qu'il croyait avoir fait prendre conscience à tous et notamment à amener la classe politique à comprendre que rien ne saurait l'excuser de retomber dans l'intolérance politique, pour ramener les mêmes crises, surtout sur les mêmes sujets. Aussi se rappelle-t-il des luttes de la " CFDR avec à l'époque le PNDS qui refuse aujourd'hui, non sans surprendre, tout dialogue et tout consensus nécessaire, pour s'entendre sur un code électoral, taillé alors sur mesure pour un agenda qui n'est plus un secret pour personne.

Et parce que malgré leurs efforts restés vains - Ibrahim Yacoubou et Omar Hamidou dit Ladan Tchana - à raisonner les camarades, le président d'Amen-Amine comprend qu'il n'y a plus que la lutte qui s'impose à l'opposition, à tous les Nigériens pour récupérer un pays et sa démocratie. C'est pourquoi, après avoir situé des responsabilités face à un blocage voulu par les régnants, l'intervenant qui a ravi la vedette aux autres invités du congrès, a fait cet appel historique au FRDDR et à ses militants. Au front, FRDDR…

Ladan Tchana ne passe pas par la langue de bois. pour dire à l'opposition et aux Nigériens qu'encore une fois, hélas, le pays est à la croisée des chemins et les Nigériens ne peuvent se dérober - et les militants du FRDDR au premier chef - à leurs responsabilités historiques. Il appelle à leur conscience leur devoir de résistance : " Vous savez, insiste-t-il, le pouvoir ne se donne pas, il se prend ", il s'arrache eut-on ajouté. Et ce n'est pas impossible car, rappelle-t-il, en d'autres temps, et notamment avec la CFDR, s'ils avaient triomphé, " C'est parce que nous nous sommes mobilisés, c'est parce que nous sommes allés vers les militants, c'est parce que notre cause était juste ".Il faut alors se remobiliser et mobiliser les troupes pour une cause tout aussi noble que celle de la justice et de l'égalité, de la démocratie et de la vérité.

Avoir confiance en soi….

Des défis historiques énormes, comme hier, se posent aujourd'hui aux Nigériens. Il n'y a plus à tergiverser car le salut n'est plus que dans la lutte et le sacrifice. Et déjà, le FRDDR annonce les couleurs en appelant à la tribune du congrès du MNR-HANKURI par la voix de Ladan Tchana, les militantes et les militants de l'opposition, et au-delà tous les Nigériens épris de justice, à répondre massivement " à la manifestation du samedi [qu'elle veut] grandiose ". C'est, il va sans dire, une manifestation qui devra inaugurer les prochaines batailles politiques qui pourraient s'intensifier par les surdités d'un système décidé à marcher sur la tête pour aboutir à ses fins. Le régime peut-il faire face aux prochains ouragans quand il peine à payer des pécules et des salaires, formant à la lisière du pouvoir et des prochaines échéances des vagues et des foules de mécontents ?

Sidéré par ce comportement qui surprend lorsqu'il vient de la part de personnes qui n'ont jamais rien cédé tant que c'est pour qu'on parvienne à un consensus qui préserve des scrutins apaisés et prévient des conflits électoraux, le porte-voix du FRDDR, s'interrogent : Où allons-nous ? Dans quel pays sommes-nous ? ". Et c'est vrai, le Niger est aujourd'hui méconnaissable, comme ces socialistes aux gueules bavardes qui ne devraient croire en rien. En tout cas pas à la démocratie ! Mais alors pourquoi, le refusent-ils aujourd'hui, pourquoi refusent-ils que les Nigériens s'entendent sur les règles du jeu pour laisser au peuple nigérien souverain le droit d'arbitrer et de trancher le débat par la tenue d'élections inclusives et justes ? Ne se font-ils plus confiance ? Se savent-ils perdants dans une élection transparente ?

En finissant son intervention, Ladan Tchana exalte les troupes, les appelant à l'éveil, au réveil, au sursaut patriotique pour libérer le pays et sa démocratie, pris en otage par une camarilla cupide et arrogante qui n'a eu de projet que de s'enrichir sur le dos du peuple. Face à une telle situation, il avertit : " Nous n'accepterons pas cela ". Il en est d'autant convaincu qu'il rassure qu'ils ont " […] l'ADN de la lutte dans [leur] sang " et surtout qu'" [ils sont] des combattants " convaincus et qui ne reculeront devant rien et personne. Et ce cri de guerre avait retentit dans la salle du congrès : " Debout camarades, hurlait-il, nous allons nous battre jusqu'à ce que la vérité se fasse et nous vaincrons ".
Et une parole a séduit….
Des ouragans nouveaux se lèvent dans le ciel politique. Demain, un jour nouveau et grave !

ISAK.

08 septembre 2019
Source : Le Nouveau Républicain

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