Poursuite des travaux en séance plénière à l’Assemblée nationale : Les parlementaires adoptent l’institution d’un poste de directeur général au Centre National de lutte contre le Cancer (CNLC)

Les travaux en séance plénière de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale au titre de l’année 2019 dite session des lois se poursuivent activement à l’hémicycle, place de la concertation de Niamey. Les députés ont, au cours de la plénière d’hier, adopté le projet de loi modifiant et complétant la loi n°2011-16 du 08 août 2011 portant création d’un Etablissement Public à caractère Administratif dénommé «Centre National de Lutte contre le Cancer ». C’est la 5ème vice-présidente de l’institution, Dr Amina Balla Kalto, qui a présidé le déroulement des travaux en présence du ministre de la Santé Publique, Dr Idi Illiassou Maïnassara, et du ministre chargé des Relations avec les Institutions, M. Barkaï Issouf.

Ce projet de loi modifiant et complétant la loi n°2011-16 du 08 août 2011 portant création d’un Etablissement Public à caractère Administratif dénommé « Centre National de Lutte contre le Cancer » est voté par 118 voix pour, Zéro (0) contre et Zéro (0) abstention. En effet, selon le ministre de la Santé Publique, le cancer constitue un réel problème de santé publique à l’échelle mondiale en

général et au Niger en particulier. Pour lui, il est responsable de 12,5% de tous les décès survenus ces dernières années. Selon les statistiques de l’OMS, à partir de 2005, le Niger doit s’attendre à 8000 nouveaux cas de cancer chaque année.

Cette situation a suscité la création à Niamey de ce centre dont les travaux en construction ont débuté depuis 2006 et dont certains bâtiments sont actuellement au stade de finition. D’ores et déjà, « la chimiothérapie a véritablement commencé au niveau du centre en attendant très prochainement les appareils de radiothérapie à travers l’AIEA et la BID qui viendront compléter le plateau technique. A partir de cet instant, le centre sera à vocation régionale de prise en charge de toutes les formes de cancer », a-t-il expliqué. Dr Idi Illiassou Maïnassara devait ajouter qu’à l’heure actuelle, le traitement du cancer se fait au Niger par la chirurgie et la chimiothérapie. Les deux méthodes ne permettent pas de traiter efficacement certains types de cancer et c’est pourquoi beaucoup de malades sont encore évacués à l’étranger avec un coût très élevé pour l’Etat du Niger.

Concernant la création du poste de directeur général adjoint, le ministre a précisé que les deux responsables doivent être des médecins spécialisés du domaine. Ensuite, l’établissement sera le seul centre de prise en charge de tous les cancers dans la sous-région après son démarrage effectif. Le volume de travail va considérablement augmenter. Il y a également en perspective l’ouverture d’un institut de cancérologie qui sera créé au niveau du centre comportant des unités d’enseignement et de recherche ; il aura un impact sur le volume des activités et du personnel.

Il ressort de la situation des cas de cancer enregistrés de 2011 à 2018 au laboratoire d’anatomo-pathologie de la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey que la moyenne annuelle de 537 cas avec une prédominance chez les femmes avec 57,43% contre 42,56% chez les hommes.

Seini Seydou Zakaria(onep)

31 mai 2019 
Source : http://lesahel.org/

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