Maradi/Visite du gouverneur sur les réalisations de PRODAF : Des actions rurales intégrées pour mieux fortifier l’I3N.

Le gouverneur de la région de Maradi, M. Zakari Oumarou a effectué trois jours de visite sur deux chantiers de construction de pistes rurales et quelques ouvrages de seuil d’épandage le long de la vallée du Goulbi, dans le département de Guidan Roumji, réalisés par le Programme de développement de l’Agriculture Familiale (PRODAF) Maradi.

Au premier jour de ces visites, Zakari Oumarou s’est rendu sur deux chantiers de construction de pistes rurales. Il s’agit de la route Sabon Machi - Dara Amadou, longue de 18,5 km pour un montant de 529.819.000 FCFA. Le projet a démarré le 7 janvier 2019 pour un délai d’exécution de 10 mois. Le gouverneur a aussi visité une mini AEP solaire en construction au niveau du marché à bétail de Sabon Machi, financé également par le PRODAF pour un coût de 55 millions. Cette mini AEP comportera un château de 50 m3, six (6) bornes fontaines, avec possibilité de transformer cette infrastructure en forage multi village. Le troisième chantier visité par le gouverneur Zakari Oumarou, est la piste rurale Tchizonkourégué-Kirya, longue de 38,9 km pour un montant de 1.097.487670 FCFA, avec un délai d’exécution de 12 mois.

A travers ces deux projets de construction de route rurale, le PRODAF entend permettre le ravitaillement des marchés à bétails, des marchés demi-gros céréaliers des bassins de production aux points de vente.

Dans le cadre de la mise en œuvre des activités « Infrastructures de Mobilisation des eaux », le PRODAF, à travers l’Unité Régionale de Gestion du Programme de Maradi, a programmé au titre du PTBA 2018-2019, la réalisation de sept (7) seuils d’épandage. C’est à ce titre que le gouverneur et sa délégation ont visité le seuil d’épandage de Yamin Kalgo. Exécuté par l’entreprise DKO pour un montant contractuel de 61.333.340 FCFA, ce chantier est à un taux d’exécution physique des travaux de 80%, pour un taux de consommation de délais de 66%. Les 119 ménages bénéficiaires de cet ouvrage verront passer les terres exploitables de 10 ha à 113,1 ha après réalisation de l’ouvrage.

Le seul d’épandage de Fagagaou, dans la commune de Tibiri, quant à lui est financé pour un coût de 77.922.330 FCFA. Une fois réalisé, il permettra de rehausser la superficie exploitable de 75 ha à 199,5 ha avec 300 exploitants. Le seuil d’épandage de Mahitchi, toujours dans la commune de Tibiri est réalisé pour un coût de 65.453.100 FCFA pour un délai de 6 mois. Les travaux sont exécutés à 35%. Les 1500 exploitants verront la superficie exploitable de ce site passer de 46 ha à 136 ha. La seule infrastructure qui est actuellement à plus de 85% d’exécution est le seuil d’épandage de Guiguiya (toujours dans la commune de Tibiri) pour un coût de 63.537.05 FCFA. Après la réalisation de l’ouvrage, la superficie exploitable passera de 15 ha à 181 ha pour 812 exploitants. Enfin, le dernier seuil d’épandage visité est celui de Gamché, dont le coût est de 62.536.040 FCFA. Le taux d’exécution est de 49% pour un taux de consommation de délai de 86%. Ces travaux porteront la superficie exploitable de 30 ha à 159 ha pour 1721 exploitants.

Pour le gouverneur de la Région de Maradi, ces réalisations sont en adéquation avec l’un des axes du Programme de la renaissance, à savoir l’Initiative 3N, les Nigériens Nourrissent les Nigériens. « Ce que le PRODAF est en train de faire dans sa zone d’intervention, ce sont des actions rurales intégrées » a-t-il fait remarquer. Parmi ces actions, il a cité les pistes rurales, les Maisons du paysan, les marchés de demi-gros, des centres de collecte et l’amélioration du bassin versant de la production. « Je me réjouis de ce que cette initiative 3N est en train de progresser vers l’atteinte de ses objectifs, c'est-à-dire l’autosuffisance alimentaire, que nous pouvons atteindre à travers cette approche d’action rurale intégrée » a-t-il dit.

Concernant l’exécution des travaux, le gouverneur de Maradi a fait constater qu’il y en des entreprises qui sont à jours, d’autres sont même en avance sur le délai d’exécution, tandis d’autres sont en retard. « Nous sommes en train de nous entourer de toutes les précautions possibles pour que ces retards soient rattrapés. Il y va de la sécurité des terres et des populations » a-t-il affirmé. Pour M. Zakari Oumarou, un seuil d’épandage commencé et non terminé, peut produire des effets contraires. Le gouverneur de la région de Maradi a par ailleurs tenu à féliciter le PRODAF et les partenaires techniques et financiers qui ont appuyé cette politique de développement rural. Pour Zakari Oumarou, Maradi a bénéficié de beaucoup de choses et c’est pourquoi il a réitéré ses remerciements à l’endroit des plus hauts responsables de notre pays. Il a invité les autorités locales, les élus locaux et la population à s’approprier tous ces ouvrages pour l’atteinte des objectifs assignés.

Tiémogo Amadou ANP-ONEP Maradi

21 mai 2019
Source : http://lesahel.org/

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