Le Niger en chantier : Des infrastructures structurantes pour booster l’économie et soutenir la croissance

Les lancements et les inaugurations des grands chantiers ont rythmé l’agenda du Président de la République, Chef de l'Etat, SE Issoufou Mahamadou depuis son accession à la magistrature suprême du Niger. Les derniers en date est l’inauguration hier de la route Tchadoua-Mayahi, celle aujourd’hui de l’hôpital de référence de Maradi. Quoi de plus normal quand on sait que l’un des axes du programme de renaissance consiste justement à doter le pays d’infrastructures pour soutenir le développement et la croissance. C’est ainsi que routes, aménagements hydro agricoles, unités industrielles, infrastructures sanitaires de grand standing, ont le vu le jour dans différentes région du pays.

Ainsi, le 18 janvier 2019, le président Issoufou avait procédé au lancement des travaux d'aménagement et de bitumage de la route Sanam - Tebaram -Inkarkadan - Tahoua. Cette route financée par le groupe de la BID et l’Etat du Niger contribuera au désenclavement interne des zones de production agro-pastorales, à la facilitation des échanges commerciaux entre les régions sud-ouest et nord-est du pays, à réduire considérablement le temps de parcours Niamey-

Tahoua d’environ 100km et à assurer l'interconnexion transfrontalière, etc. Les coûts de ce projet sont estimés à plus de 29 milliards de franc CFA. Il est prévu dans le cadre de ce projet, la réalisation de 10 km de voiries urbaines à Tahoua ainsi que la prolongation de 2100 à 3100 mètres linéaires de la piste d'atterrissage de l'aéroport de Tahoua afin de recevoir les avions gros porteurs.

Toujours dans le domaine des routes, le président Issoufou a inauguré au courant de cette année, le tronçon Zinder-Magaria-Frontière Nigeria d’un linéaire de 112 km. La réhabilitation de ce tronçon était tant attendue des populations de la région. Elle aura coûté plus de 12 milliards de FCFA, financés par l’Union européenne à travers le 11ème FED. Le projet comporte aussi les travaux de voirie de la ville de Magaria. Cette route contribuera à faciliter les échanges notamment avec le Nigeria voisin et donc à booster l’économie de la région. Il faut rappeler que la région de Zinder a, dans le cadre du programme de renaissance, bénéficié de plusieurs infrastructures structurantes dont la route Zinder-Guidimouni, la mise en place de la station de pompage Nord Ganaram, la construction du marché moderne Dollé de Zinder et le programme Zinder Saboua.

Le 20 mars 2019, le Chef de l’Etat a procédé à l’inauguration de la nouvelle cimenterie de Malbaza dénommée Malbaza Cement Company (MCC. SA). Ce nouveau complexe industriel détenu à 100% par des privés nigériens (personnes physiques et morales). Le capital social de la société est de 4.360.000.000 FCFA. D’une capacité nominale de 540.000 tonnes extensibles à 650.000 tonnes de ciment par an, la MCC S.A a été financée par un consortium de banques locales, la BOAD et les promoteurs pour un montant de 66 milliards FCFA hors fonds de roulement. Cette unité industrielle emploiera quelque 400 personnes dont 325 Nigériens. La production, qui a commencé depuis le 28 décembre 2018, va permettre de faire face au besoin en ciment du Niger qui s’approvisionne à l’extérieur, une situation qui a des impacts négatifs sur la balance commerciale du pays et sur les recettes douanières. « Cette usine permettra de valoriser les matières premières locales dont dispose le pays, tout en créant quelque 400 emplois directs et des milliers d’autres indirects, en plus de produire les 2/3 des besoins en ciment pour le Niger, substituant ainsi à la forte demande en importation du pays. Ce qui va faire chuter le prix du ciment sur le marché » a estimé le Président Issoufou après avoir visité les installations de l’usine. En termes de prix, la tonne de ciment produite est vendue entre 90.000 et 93.000 FCFA, selon le type de ciment.

Mais l’un des rêves que nourrissent encore les Nigériens est celui de voir se concrétiser le Barrage de Kandadji. Ce qui est désormais en voie de l’être. En effet, le Président de la République a procédé le 26 mars dernier à la relance des travaux de ce programme structurant. A cette occasion, le Chef de l’Etat a été on ne peut plus clair et déterminé à faire aboutir ce projet. « La reprise des travaux est irréversible parce que nous avons la confiance et l’adhésion des partenaires techniques et financiers, déterminés à nous accompagner. Nous avons aussi désigné l’entreprise qu’il faut pour exécuter ces travaux» a assuré SE. Issoufou Mahamadou. D’un coût global de 150.897.220.171 CFA hors taxes/ hors douane, les travaux de construction de ce barrage seront exécutés par l’’entreprise CHINA Gezhouba Group Company Limeted (CGGC) pour un délai d’exécution de 58 mois.

Une fois réalisé, le barrage de Kandadji permettra, entre autres, d’assurer un débit d’étiage de 120m3/S en vue d’atténuer la dégradation de l’écosystème du fleuve ; d’accroitre l’accès à l’eau afin d’améliorer la sécurité alimentaire et les conditions de vie des populations à travers la mise en valeur du potentiel de terres irrigables autour de la vallée du Niger évalué à 45.000 ha ; d’accroitre la capacité de production nationale en énergie hydroélectrique avec une capacité installée de 130 MW et un productible de 629 GWH/an. Ce qui aura pour conséquence de réduire le coût de l’énergie avec un prix du KW autour de 20FCFA.

Siradji Sanda (ONEP)

12 avril 2019
Source : http://lesahel.org/

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