Réunion annuelle de Planification Conjointe du Projet Paludisme et Maladies Tropicales Négligées : Souci de mettre en œuvre le projet de manière concertée

Le Secrétaire général du Ministère de la Santé Publique, Dr Ranaou Abaché, a présidé, hier matin, la cérémonie d’ouverture de la réunion annuelle conjointe du Projet Paludisme et Maladies Tropicales Négligées au Sahel. Cet atelier qui va durer deux jours, est financé par la Banque Mondiale et organisé par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS).

Il s’est agi à travers cette rencontre de faire le bilan de la mise en œuvre des recommandations de la précédente réunion et discuter des résultats des campagnes de masse 2018, de tirer les leçons, d’identifier les bonnes pratiques en vue de mieux orienter nos interventions pour l’année 2019.

Il est également question d’élaborer un programme consensuel de mise en œuvre des campagnes de chimio prévention du paludisme Saisonnier et de Distribution de Masse de Médicaments contre les Maladies Tropicales Négligées, des activités transfrontalières ainsi que des activités d’évaluation du projet dans le souci d’avoir un meilleur impact de ces interventions. Il sera aussi question d’échanger sur les plans nationaux de gestion des déchets biomédicaux une dimension importante à intégrer dans la mise en œuvre de ce projet.

Notons que la finalité de cet atelier de planification conjointe est d’impulser la mise en œuvre opérationnelle des interventions du projet de manière concertée, harmonisée et synchronisée, gage du renforcement de l’efficience et de l’efficacité desdites interventions.

Dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion, le Secrétaire général du ministère de la Santé Publique, Dr Ranaou Abaché, a d’abord rappelé que les projets financés par la Banque Mondiale dans le secteur de la santé sont en conformité avec les priorités nationales définies et qui ont pour noms renforcement des systèmes de santé, réduction de la morbidité et mortalité maternelle, néonatale et infantile, Amélioration de l’état nutritionnel, Réduction de la forte prévalence du Paludis

me et des Maladies Tropicales Négligées, Renforcement des capacités de contrôle des maladies et la prévention et riposte aux épidémies.

En effet, il a souligné que la coopération transfrontalière est aujourd’hui un enjeu de taille du fait que les attentes des populations vivant aux frontières ne cessent de croitre vers la recherche d’une plus grande facilité dans tous les domaines de la vie quotidienne particulièrement dans celui de la santé. «Nous nous devons de prendre en compte la coopération transfrontalière dans la définition des grandes interventions de développement afin de répondre à ces attentes, a-t-il déclaré. C’est dans ce cadre dit-il que la CEDEAO, avec le soutien financier de la Banque Mondiale, a mis en place dans trois pays membres, à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger, le projet paludisme et maladies tropicales négligées au sahel (P/MTN) dont l’objectif est d’accroitre l’accès et l’utilisation des services à base communautaire harmonisés pour la prévention et le traitement du paludisme et de certaines maladies tropicales négligées dans les zones transfrontalières des pays bénéficiaires.

En outre, Dr Ranaou Abaché a indiqué que les questions d’accès aux soins de base, y compris dans le domaine du paludisme et des maladies tropicales négligées, restent des défis majeurs pour nos Etats et les partenaires, avec la survenue des épidémies, de maladies émergentes et réémergentes. «D’où l’impérieuse nécessité de collaborer ensemble afin que ce projet atteigne ses objectifs et contribue à améliorer les conditions de vie de nos vaillantes populations», a-t-il confié. Il a enfin réitéré l’engagement des autorités nigériennes à travers le ministère de la Santé à s’impliquer davantage dans toute action   visant à consolider l’esprit de coopération pour lutter contre les maladies avec pour finalité la concrétisation du contrôle et de l’élimination du paludisme et des Maladies Tropicales Négligées au niveau de la région du Sahel et de notre pays.

Auparavant, le représentant du directeur général de l’OOAS, Dr Tete Amou a rappelé avoir élaboré, lors de la réunion qui s’est tenue l’an dernier à Bobo Dioulasso au Burkina Faso, un chronogramme consensuel de mise en œuvre des campagnes de masse. Selon lui, le respect de ce chronogramme a contribué au renforcement de la collaboration inter-pays, à la mutualisation des ressources et à la démultiplication des efforts des interventions du projet.

Laouali Souleymane (ONEP)

29 mars 2019
http://lesahel.org/

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