1ère journée d’actions citoyennes : La société civile renoue avec la rue !

1ère journée d’actions citoyennes : La société civile renoue avec la rue !Après plusieurs mois de trêves, les Associations membres du cadre de concertation et d’actions citoyennes de la société civile ont renoué avec la lutte. Comme prévue, le cadre a organisé sa première sortie au titre de l’année 2019 le samedi 16 mars à Niamey et dans plusieurs localités du pays. La mobilisation à Niamey n’a certes pas répondu aux attentes des initiateurs au regard du faible taux de participation mais elle consacre la relance des journées d’actions citoyennes. Manque d’organisation ou dégout de la population, les causes de l’échec de la marche suivie de meeting semblent multiples expliquent les analystes !

La première sortie de la société civile, au titre de l’année 2019, n’a pas drainé du monde. Les quelques participants à la manifestation sont convaincus de la pertinence de la lutte. Ils ont battu le pavé scandant comme à l’accoutumé des slogans hostiles aux régimes. En dépit de certaines dispositions des lois de finances 2018 et 2019, principales raisons des agitations de la société civile, le cadre a corsée ses revendications en inscrivant dans son agenda ce qu’il qualifie de mauvaise gouvernance.

En première ligne, les principaux leaders de la société ont marché aux cotés de certains acteurs politiques acquis à la cause du cadre de concertation. Tous reprochent au pouvoir son intransigeance face aux revendications de la société civile ainsi que celles de l’opposition politique.

La marche suivie de meeting de la société civile a fait l’objet d’une médiatisation sur fond de publication de déclarations. Après une déclaration qui peint en noir la Gouvernance actuelle, le cadre a ténu un point de presse dans les locaux d’Alternative espace citoyen en prélude à la manifestation du samedi. Au cours de celui-ci, les acteurs se sont prononcés sur des questions fondamentales relatives à l’indépendance de la justice, à l’insécurité que traverse le pays malgré les moyens colossaux déployés et la présence des bases étrangères. Le cadre exige du Gouvernement des investissements conséquents dans les secteurs sociaux de base ; la libération des acteurs de la société civile détenus et l'arrêt au harcèlement.

A Zinder et à Tillaberi, les sections régionales ont répondu au mot d’ordre du cadre. A la différence de sections de Niamey et Zinder, la société civile de Tillaberi s’est exprimée sur le programme Tillabéri Tchandalo. Elle semble inquiète. Presque trois mois écoulés, dit-elle, on ne constate aucun démarrage des travaux rentrant dans ce cadre et ce comportement de nature inquiétant et choquant ne saurait laisser personne indifférent. C’est pourquoi le cadre de concertation et d’actions citoyennes de la société civile nigérienne indépendante a exigé le démarrage immédiat des travaux et met en garde le gouvernement, les autorités régionale et locale contre tout sabotage des infrastructures et festivités entrant dans le cadre de Tillabéri Tchandalo. En outre la section de Tillaberi s’est insurgée contre les coupures électriques répétitives et sans préavis de la Nigelec à Tillabéri particulièrement les Dimanches jour de marché hebdomadaire et d’intense activité économique. Cette situation, s’est plaint la société civile, est tout simplement intolérable. Le cadre de concertation exige alors de la Nigelec l’amélioration de la qualité du service et le respect du droit à l’information des usagers surtout lors des travaux sur les réseaux de distribution.

MH 

25 mars 2019
Publié le 19 mars 2019
Source :  L'Actualité

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