Election présidentielle de 2021 : Mahamane Ousmane invite les Nigériens à refuser un autre hold-up électoral

Election présidentielle de 2021 : Mahamane Ousmane invite les Nigériens à refuser un autre hold-up électoral Alors que beaucoup d’observateurs et analyses s’interrogeaient sur son engagement dans la lutte que l’opposition doit mener pour empêcher que le pouvoir contrôle seul le processus électoral en cours, l’ancien Président de la République Mahamane Ousmane a rompu le silence et de la plus belle manière, le 10 mars dernier. A travers une déclaration de l’Alliance démocratique et républicaine (ADR), dont il est par ailleurs président, il a invité les Nigériens à se mobiliser pour éviter un autre hold-up électoral en 2021.

Comme il n’a, du reste, jamais cessé de le faire, depuis l’annonce de la réélection du Président Issoufou Mahamadou, Mahamane Ousmane a dit tout le mal qu’il pense des élections de 2016, qui ont consacré cette réélection. Il a dit, sans ambages, que «le processus électoral qui a abouti aux élections de 2016 a été entaché d’importantes irrégularités et fraudes avant, pendant et après les différents scrutins». Pour l’ancien Président de la République et président de l’ADR, tous les problèmes que les Nigériens constatent dans la gouvernance actuelle tirent leur origine de ce qui s’est passé en 2016. Et Mahamane Ousmane semble bien craindre que ce qui s’est passé en 2016 ne se reproduise en 2021, au regard d’un certain nombre de faits. Le premier fait qu’il a tenu à souligner est la récente signature par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la convention pour l’élaboration du fichier électoral biométrique, avec la société GEMALTO SA. Il a déploré le fait que le choix de cette société a été fait dans la plus grande opacité et en l’absence de l’opposition. Le deuxième fait qui pousse Mahamane Ousmane à douter de la transparence des élections de 2021 est «la position actuelle du Sieur Bazoum Mohamed, Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation, des Affaires Coutumières et Religieuses, Ministre chargé de la tutelle des élections, Président et candidat du parti au pouvoir». Le troisième fait, tout aussi troublant que les deux premiers, est «la nomination du Sieur Gandou Zakara, membre du comité exécutif national du PNDS Tarayya à la cour constitutionnelle ; juge électoral, en violation de la procédure en vigueur et de la probité morale». Estimant que la situation est si inquiétante, le président de l’ADR a indiqué qu’il est un devoir pour l’opposition et tous les démocrates sincères de se mobiliser pour imposer au pouvoir en place «les conditions d’un dialogue politique inclusif pour l'organisation des élections libres, transparentes, crédibles et inclusives». Mahamane Ousmane a, d’ores et déjà, garantit que l’ADR est prête à lutter aux côtés des autres forces de l’opposition pour la transparence des prochaines élections au Niger.

Sanda  

15 mars 2019
Source : Le Nouveau Républicain

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