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Atelier de partage sur la prise en compte des droits humains dans les politiques migratoires au Niger : Pour la prise en compte des normes des droits humains au Niger

La Commission nationale des Droits Humains (CNDH) a organisé du 12 au 13 mars 2019 à Maradi, un atelier de partage sur la prise en compte des droits humains dans les politiques migratoires au Niger. Il s’agit d’une session de formation multi-acteurs à l’intention des représentants des structures étatiques et non étatiques œuvrant dans le cadre de la promotion et de la protection des droits des migrants. Cette rencontre de deux jours, vise aussi à trouver des réponses pertinentes aux piliers essentiels des politiques migratoires qui permettront de garantir le respect des droits des migrants au Niger.

En ouvrant ces travaux, la Vice-présidente de la CNDH, Mme Sidikou Fatoumata a indiqué que le choix de Maradi pour abriter cette rencontre, se justifie du fait que la capitale économique du Niger est reconnue de tout temps comme un centre de départ, de transit et d’accueil des migrants. La CNDH qui est chargée de veiller à l’effectivité des droits des citoyens sur l’ensemble du territoire national accorde une place prépondérante à la question migratoire. « La mise en place d’un groupe de travail sur cette thématique au sein de la CNDH en est une parfaite illustration » a ajouté Mme Sidikou Fatoumata.

A propos de cette formation, la Vice-présidente de la CNDH a précisé qu’a l’issue des deux jours de partage, il est attendu des réflexions pouvant largement contribuer à l’élaboration d’un guide pratique sur la prise en compte des normes des droits humains dans les politiques migratoires au Niger. Ce guide verra le jour avec l’appui du projet Appui Conseil à la Politique Migratoire du Niger, financé par la GIZ. « Ce guide qui constituera non seulement un moyen important de protéger et de promouvoir les droits des migrants dans nos communautés, mais aussi un outil en vue d’axer la gestion des flux migratoire sur les droits humains, sera édité et vulgarisé à une très grande échelle » a-t-elle dit. La Vice présidente de la CNDH a demandé aux participants de prêter une oreille attentive aux enseignements qui leur seront prodigués et de s’impliquer pleinement dans les échanges et les débats qui suivront pour l’atteinte des objectifs spécifiquement visés.

Le Secrétaire général du gouvernorat de Maradi, M. Soumana Karimou a, au nom de la population de la région de Maradi, adressé ses sincères remerciements aux responsables de la CNDH qui ont porté leur choix sur Maradi pour débattre d’une question d’actualité à savoir la migration. Vues l’installation des antennes régionales CNDH d’Agadez, de Diffa, et de Tillabéry, M. Soumana Karimou a formulé le vœu que l’installation de l’antenne régionale de Maradi soit réalisée le plus tôt que possible. « La rencontre de ce matin est d’une importance capitale car elle vise une meilleure jouissance des droits fondamentaux par les candidats à la migration » a-t-il dit. Pour lui, la liberté d’aller et venir constitue pour les autorités de la 7ème république, un droit fondamentalement préalablement garanti par notre constitution.

Le représentant de la GIZ/APM, M. Ousseini Sani, s’est déclaré convaincu que les deux jours que durera cet atelier, leur permettront d’enrichir les débats et d’avoir un outil conséquent qui permettra la prise en compte des normes de droits humains dans la politique nationale d’immigration. Il a réitéré le soutien de son institution du point de vue de l’accompagnement dans cette démarche.

Tiémogo Amadou ANP/ONEP Maradi

14 mars 2019
Source : http://www.lesahel.org/

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Politique