Accident mortel des militantes du PNDS-TARAYYA à Tahoua : Bazoum Mohamed veut-il créer des problèmes à Issoufou Mahamadou ?

Bazoum Condoleances Militants Zinder Le samedi dernier, des militantes du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (Pnds-Tarayya) du département de Madaoua avaient été victimes d’un grave accident de la route, alors qu’elles se rendaient à Tahoua pour prendre part à un conseil fédéral du parti. Selon des sources proches du parti, six personnes ont été tuées dans l’accident et cinq autres ont été blessées. Le ministre de l’Intérieur et président du PNDS-TARAYYA Bazoum Mohamed s’est rendu à Tahoua pour présenter des condoléances aux familles des victimes. Qu’il fasse le déplacement en sa qualité de. président du parti endeuillé ou même de ministre de l’Intérieur n’a rien d’anormal, surtout au vu du nombre des personnes décédées. Mais le hic c’est qu’à travers un post publié sur son compte Twitter, Bazoum Mohamed a indiqué avoir été «instruit» par le Président de la République, en sa qualité de Premier ministre par intérim, «de tout mettre en oeuvre l’évacuation et la prise en charge totale» des personnes blessées. En associant le Président de la République dans une mission que lui-même peut effectuer sans aucun problème, le président du PNDS-TARAYYA veut-il créer des problèmes au Président Issoufou Mahamadou qui, sous d’autres cieux, allait automatiquement faire l’objet des interpellations par les institutions compétentes. En effet, le magistrat suprême, qui a été porté au pouvoir par le PNDS-TARAYYA, peut facilement être accusé de se livrer à du clanisme, qui est une pratique condamnée par la Constitution qui, à l’alinéa 3 de son article 4, stipule que : «Dans l’exercice du pouvoir d’Etat, le pouvoir personnel, le régionalisme, l’ethnocentrisme, la discrimination, le népotisme,le sexisme, l’esprit de clan, l’esprit féodal, l’esclavage sous toutes ses formes, l’enrichissement illicite, le favoritisme, la corruption, la concussion et le trafic d’influence sont punis par la loi». Mais Bazoum Mohamed sait aussi qu’on est au Niger, que le pouvoir est entre leurs mains et qu’ils n’ont donc rien à craindre même s’ils violent des dispositions de cette constitution. 

Dan Madougou

09 mars 2019
Publié le 27 février
Source : Le Monde d'Aujourd'hui

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