Zinder : « Le gouvernement a élaboré un plan national de soutien aux personnes vulnérables qui s’étale de Janvier à Décembre » déclare M. Ali Seydou, Secrétaire permanent régional du DNPGC/CA

Après l’évaluation de la campagne agro-pastorale intervenue en fin décembre dernier, la région de Zinder a identifié 28 zones vulnérables relevant de 25 Communes. Cette situation touche 353 villages qui comptent une population de 727.323 habitants. En 2017, 35 zones vulnérables provenant de 34 communes ont été identifiées. La situation a concerné une population de 389.105 personnes», a déclaré mercredi dernier M. Ali Seydou, Secrétaire Permanent Régional du Dispositif national chargé de la prévention et de la Gestion des catastrophes et des crises alimentaires. «Cette année, la Région de Zinder enregistre plus de personnes vulnérables installées dans le Sud considéré à haute densité humaine », a-t-il précisé.

Pour éviter des situations difficiles liées aux abandons dans les écoles à cantine au nombre de 45 dans la région totalisant un effectif de 7300 élèves, un programme de suivi a été mis en place de commun accord avec les responsables de l’éducation et le Dispositif chargé de la Prévention et de la gestion des catastrophes et des crises alimentaires. Au plan pastoral, la région de Zinder regorge depuis cinq ans d’un excédent fourrager de près de 3 millions de matière sèche dont le taux de couverture fourrager est de 144%. Il convient toutefois, de relever que 109.306 ha ont été décimés par les feux de brousse. Au total 44 ont été dénombrés cette année dans la partie Nord de la région.

En ce qui concerne la santé animale, la gourme a causé une importante mortalité chez les ânes dans les départements de Belbédji, Tesker, Tanout et Gouré où le Dispositif chargé de la prévention et de la Gestion des catastrophes et des crises alimentaires a fait une recommandation allant dans le sens de la reconstitution du cheptel azin. «Pour faire face à tous ces défis, le gouvernement a élaboré un plan national de soutien aux personnes vulnérables en mettant sur pied une série d’activités qui s’étale de Janvier à Décembre avec l’appui des Partenaires Techniques et Financiers (PTF)», explique M. Ali Seydou.

C’est ainsi que les activités de pré-soudure permettront aux populations vulnérables de bénéficier d’un soutien de Janvier à Mai à travers la récupération des terres, le Cash for Work, l’appui aux maraîchages et la vente des céréales à prix modérés. Les activités de soudure vont se développer de Mai à Septembre et s’articuleront autour de la distribution gratuite ciblée, le Cash transfert dans l’optique de permettre aux plus vulnérables de rester dans leurs terroirs pour renouer avec les travaux champêtres. Les activités post-soudure consisteront à la réalisation des bandes pare-feux, le Food for Assette dans le cadre des sites à récupérer ou à aménager.

Les activités transversales de ce programme de soutien qui s’étendent à longueur de l’année, se rapportent à la vente des céréales à prix modérés pour lutter contre la malnutrition. «La particularité de ce plan de soutien est qu’il s’adresse aux ménages chroniquement vulnérables (très pauvres). Ce qui constitue, somme toute, une nouveauté car ces ménages vont bénéficier d’un appui pluriannuel allant de deux à trois ans où chaque ménage reçoit 15.000FCFA à 25.000 FCFA chaque mois» explique le Secrétaire Permanent Chargé du Dispositif national chargé de la prévention et de la gestion des catastrophes et des crises alimentaires.

Enfin, en dépit de l’excédent fourrager dont se réclame la région, le plan de soutien de l’Etat et des partenaires au développement a, selon M. Ali Seydou, prévu la vente d’aliments bétail à prix modérés pour prévenir la crise pastorale.

Sido Yacouba / ANP-ONEP/Zinder
7 mars 2018
Source : http://www.lesahel.org/

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