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Bazoum est-il réellement le bon « choix » ?

Bazoum est-il réellement le bon « choix » ?La politique reste et demeure une guerre d’intérêts : les amis d’hier s’entredéchirent. Ce qui arriva au Lumana fa, à la CDS, et au MNSD, va inexorablement arriver au Parti Rose. D’aucuns pensent que la division du parti est irréversible, car les procédures de l’élection n’ont pas été respectées. Hassoumi n’état pas exclu du parti, ils ne comprennent pas pourquoi cette précipitation. D’autres tels que Zylli, Kalla Moutari, n’avaient-ils pas des ambitions ? Issoufou Mahamadou a tort de n’avoir pas dévoilé depuis fort longtemps son Candidat. Cette situation a semé la graine de la discorde, a infusé le virus de la décomposition du PNDS. Selon un militant du PNSD résident en Allemagne « le PNDS est maintenant affaibli ! Je trouve dommage que des camarades de parti qui rien qu’hier félicitaient Massoudou par son travail se mettent aujourd’hui à l’insulter. Et qu’il est toujours SG du parti. Nous connaissons les commanditaires et je trouve cela dommage. Attendons de voir la division du PNDS aussi. ».

Nous percevons son dépit, car cette rupture, voire cette nouvelle inimitié entre les PNDISTES n’augure rien de bon. Le silence du Manitou, le fait de laisser le jeu se dérouler ainsi cache, un autre jeu. Aussi, est-ce la raison pour laquelle, d’autres considèrent que toute cette opération de démolition, de confrontation est orchestrée de mains de maître par Mahamadou Issoufou. Comme il a eu à le faire contre le MNSD, la CDS, il est capable de le faire sans état d’âme contre son propre parti : car pour lui la fin justifiera toujours les moyens.

Si tel est le plan caché de Mahamadou Issoufou, force est d’admettre que Mohamed Bazoun n’est qu’un pantin, ce genre d’individu très versatile, et indigne de confiance, qui joue le jeu machiavélique de son Prince qui se délecte à distance. Il sait les compétences de son Ministre Massaoudou, et parmi toute la bergerie, il est naturellement son dauphin, et du coup, Hassoumi pourrait intérieurement le penser et l’afficher ouvertement, du moment où le Prince a promis à la face du monde qu’il ne se présentera plus aux futures élections. Cette promesse du Prince comme BAZOUM l’avait maintes fois réitérée, ne se ramasse plus dans le cercle sacré du PNDS. Mais l’être humain étant fait de désirs et d’ambition, Massaoudou a jugé bon d’oser, de sauter sur cette aubaine, quitte à outrepasser certains principes qui régissent le parti : le consensus et la discipline. Du moment où il a été limogé, il est quasiment excommunié. C’est ce qui explique cette réunion du CEN (Comité exécutif national) du PNDS sans Massaoudou. Celui qui ne respecte pas le Prince est d’office un Paria aux yeux du grand Cercle. Les amis de Massaoudou vont continuer à pleurnicher, supplier le Prince, il restera de marbre. Mais pour les plus sceptiques, Massaoudou sera réhabilité, un jour à la grande surprise de tous ceux qui ne comprennent pas cette manière tordue propre au Taraya de ramener mêmes les perfides et d’autres indisciplinés. Ceci pour dire que tout n’est pas joué, Massaoudou peut revenir par une autre grande porte. Pourquoi ? Parce que Bazoum reste et demeure le grand tribun pour vilipender un membre du parti, en cas de faute grave. Par rapport à Massaoudou, il n’a rien dit, mieux il n’est pas sorti avec son arsenal de mots crus pour le dévorer en public, comme il a pu le faire par le passé relativement à Ibrahim YACOUBA. Il ne peut pas le nier, car Massaoudou est présidentiellement l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

04 mars 2019
Publié le 14 février 2019
Source : Le Nouveau Républicain

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Politique