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Visite du ministre de la Santé publique à l’ONPPC, à la SONIPHAR et au LANSPEX : “Les unités industrielles ont repris leurs activités de la plus belle manière”, déclare le ministre Idi Illiassou

Le ministre de la Santé publique, Dr Idi Illiassou Maïnassara a visité hier les locaux de l’Office National des Produits Pharmaceutiques et Chimiques (ONPPC), la Société nigérienne des Industries Pharmaceutiques (SONIPHAR) et le Laboratoire National de Santé Publique et d’Expertise (LANSPEX), sis à la Zone industrielle. L’Objectif de ce déplacement est d’évaluer le résultat des récentes mesures mises en application pour permettre à ces unités industrielles de se relancer afin de sortir de la léthargie.

Schématiquement, la SONIPHAR s’occupe de la production des médicaments, le LANSPEX contrôle et l’ONPPC met les produits à la disposition des consommateurs. A la fin de cette visite, le ministre Idi Illiassou Maïnassara a rappelé que lors de sa précédente visite, il y a environ un an de cela, le constat n’était pas reluisant. Sur instruction du Président de la République, a-t-il poursuivi, «ces unités industrielles ont repris leur activité de la plus belle manière ». « Elles ont été une fierté nationale en termes d’approvisionnement de nos centres de santé mais tout d’un coup la production s’est stoppée », a-t-il rappelé. Aujourd’hui, s’est réjouit le ministre en charge de la Santé, « les moyens ont été mobilisés en faveur de ces sociétés à travers le rehaussement de la subvention et instruction ferme a été donnée pour que ces unités industrielles reprennent ». Un an après, Dr Idi Illiassou s’est dit satisfait de ce qu’il a découvert. « Tout celui qui visitera ces unités remarquera qu’un changement positif s’est opéré. Les machines de production de la SONIPHAR ont repris ; ce qui a permis la relance de la production des produits pharmaceutiques », a-t-il expliqué.

Par rapport à la production des produits, il y a, au moins, entre forme sèche et forme sirop, une trentaine d’articles (32) qui sont produits sur place. « Tous ces produits sont fabriqués aujourd’hui au niveau de SONPHAR et sont contrôlés sur place au niveau de LANSPEX qui a l’expertise dans le contrôle des médicaments et des aliments avant qu’ils ne soient à la disposition des consommateurs ou dans le marché », a-t-indiqué. Les analyses effectuées par ce laboratoire permettent de faire la différence entre les produits certifiés et ceux suspects pour que les certifiés soient à la disposition de la population en passant par l’ONPPC. « C’est seulement au cas où cette centrale ne disposait pas d’un produit qu’il est permis de l’acheter à l’extérieur. Nous veilleront au respect de cette disposition afin que les différents bons de commandes priorisent nos produits sauf s’ils s’avèrent introuvables ou insuffisants », a-t-il prévenu.

Dans les textes de recouvrement des coûts, « toutes les dispositions ont été réactivées, rien que ce 26 févier lors de la clôture du Conseil National de Santé nous avons signé des contrats de performance avec les Directeurs régionaux de santé publique. Nous les avons mis devant leur responsabilité. L’évaluation se base sur le cahier de charges avec un objectif précis ; donc tout manquement est susceptible d’une sanction car l’objectif c’est d’amélioration de la qualité du soin » a annoncé le ministre de la Santé publique. Dr Idi Illiassou Maïnassara de souligner que compte tenu des moyens qui ont été mis à la disposition à son département ministériel ces cinq dernières années, des résultats palpables et concrets sont attendus par la population en termes d’amélioration de la qualité des soins.

Le ministre a par la même occasion salué l’engagement des responsables de ces sociétés ainsi que les techniciens qui les appuient. Tout en saluant la construction sur fonds propre d’un magasin par la SONIPHAR, le ministre en charge de la Santé a invité cette société à continuer dans ce sens pour que notre pays soit cité parmi les pays qui produisent certaines molécules à défaut de satisfaire notre besoin à 100%. Il a réitéré la volonté du Ministère à lutter contre tout approvisionnent par les pharmacies publiques ou privées qui fait fi du contrôle de LANSPEX. « Il est explicitement écrit dans une circulaire que toute centrale pharmaceutique qu’elle soit publique ou privée dont les médicaments ne passent pas par le LANSPEX, sera hermétiquement fermée ; tout produit qu’il soit pharmaceutique ou alimentaire doit nécessairement passer par le contrôle du LANSPEX », a-t-il conclu

Mamane Abdoulaye(onep)

28 février 2018
Source : http://www.lesahel.org/

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