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Lancement officiel du projet PARIIS-NE : Plus de 25 milliards de francs CFA pour le développement de l’irrigation dans les régions d’Agadez, de Dosso, de Tahoua et de Tillabéry

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Albadé Abouba, a procédé le 15 février dernier à Niamey, au lancement officiel de la section nigérienne du Projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel, PARIIS-NE. Ce projet, né de l’appel à l’action pour le développement de l’irrigation dans l’espace sahélien lancé par six (6) pays, intervient dans un contexte particulièrement difficile pour les Etats de la région, qui s’emploient à juguler les effets néfastes du réchauffement climatique sur la productivité du monde rural.

Dans son allocution à la cérémonie de lancement officiel du projet PARIIS-NE, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et de l’Elevage a rappelé que les pays sahéliens font face à d’énormes difficultés en matière de maitrise de l’eau. Cette situation se caractérise notamment par un rythme lent de réalisation des aménagements ainsi que des superficies irriguées et irrigables sous-exploitées, des investissements publics et privés très limités et des possibilités d’accès, également très faibles, à des techniques et technologies modernes d’irrigation.

Le Ministre d’Etat Albadé Abouba a ajouté que le projet PARIIS vise essentiellement à améliorer les capacités de planification, d’investissement et de gestion, et aussi à accroitre les superficies aménagées dans les six pays que sont le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad. Cette initiative cadre avec l’objectif « faim zéro d’ici 2021 » du Président de la République et qui constitue l’un des défis majeurs à surmonter par le Niger. Cette ambition légitime « nous impose de transformer fondamentalement le secteur rural afin qu’il soit véritablement à même de répondre efficacement aux attentes, en dépit des contraintes auxquelles le pays est exposé » a dit M. Albadé Abouba.

Pour Mme Joëlle Dehasse, Représentante Résidente pour le Niger de la Banque Mondiale, c’est la première fois, avec le PARIIS, qu’un projet de dimension régionale est spécifiquement focalisé sur le développement de l’irrigation. Ce caractère régional du projet, dit-elle, se justifie par la forte volonté des Etats du Sahel de développer une coopération qui doit permettre « d’améliorer les performances du secteur de l’irrigation et d’accélérer les investissements en travaillant très concrètement sur la façon de faire les choses ». Il s’agit de faire progresser le secteur dans son ensemble, a affirmé Mme Joëlle Dehasse, et aussi de sortir de la situation actuelle de dispersion des interventions entre de multiples projets dont le caractère temporaire « ne permet pas aux ministères techniques de construire une mémoire institutionnelle ».

La section nigérienne du projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel (PARIIS-NE), vise essentiellement l’aménagement de 4.710 ha dont 500 ha en grande irrigation, la réalisation et la réhabilitation de cinquante ouvrages de mobilisation des eaux et la couverture de 9.700 bénéficiaires directs dont 35% de femmes. Les activités liées au projet PARIIS-Niger se tiendront dans 12 départements et dix-neuf communes des régions d’Agadez, de Dosso, de Tillabéry et de Tahoua, pour un total de 25 sites. Dans chaque commune, le projet interviendra dans des territoires communautaires confrontés aux situations de dégradation des terres et de tarissement des ressources en eau, de baisse de la fertilité des sols, ainsi que de celle de la production fourragère.

Le projet PARIIS introduit au Sahel un changement de paradigme qui permet de partager les processus et les modalités de mise en œuvre de ses composantes afin que les acteurs et les Etats impliqués s’approprient les solutions adaptées aux besoins des producteurs dans le but de les institutionnaliser. PARIIS-Niger est cofinancé par la Banque Mondiale pour plus de quinze milliards de francs CFA et la Coopération Espagnole pour environ dix milliards de francs CFA.

Souleymane Yahaya (Stagiaire)

18 février 2019 
Source : http://www.lesahel.org/

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