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Lancement officiel de l’élaboration du document sur la politique d’hygiène et d’Assainissement : Mieux prendre en charge les questions d’hygiène et d’assainissement

En collaboration avec le Projet de gestion des risques de catastrophe et de développement urbain (PGRC-DU) et la Banque mondiale, le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, a organisé, hier un atelier de lancement officiel de l’élaboration du document sur la politique nationale d’hygiène et d’Assainissement (PNHA). Ce lancement a eu lieu au Stade Général Seyni Kountché en présence, notamment du ministre de l’Equipement, du président de la Délégation spéciale de la ville de Niamey et de plusieurs autres invités. Le document qui sera élaboré, permettra de mettre au point un référentiel national des interventions en matière d’hygiène et d’assainissement. Le coût total de cette activité, entièrement financée par la PGRC-DU, s’élève à 140.900.871 FCFA, pour un délai de mise en œuvre de 12 mois par le Groupement de Cabinets EDE/ECOPIS.

Dans son discours de lancement, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Pr Issoufou Katambé a indiqué que le Niger dispose d’un Programme Sectoriel pour l’Hygiène et l’Assainissement (PROSEHA) qui découle du Programme de Renaissance Acte II. Ce programme est, selon le ministre, aligné aux OMD 2016-2030 et fait du sous-secteur de l’hygiène et de l’assainissement un sous-programme à part entière. Et c’est dans l’optique de la mise en œuvre optimale de ce sous-programme que le Ministère a initié l’élaboration d’un Document de PNHA. Pour le ministre Issoufou Katambé, les réflexions et la rédaction du Document se feront suivant un processus participatif, impliquant notamment les départements ministériels ayant une part de responsabilité dans le sous-secteur, les collectivités territoriales, les élus nationaux et locaux, les leaders coutumiers et religieux ainsi que les PTF, les cadres techniques, les ONG, les associations de développement et le secteur privé concerné. « Ainsi, vous aurez, au cours de vos réflexions, à effectuer l’état des lieux de la situation de chacune des composantes suivantes identifiées, du sous-secteur de l’hygiène et de l’assainissement : la promotion de l’hygiène, la gestion des eaux usées et des excréta, la gestion des déchets solides, le drainage des eaux pluviales et enfin la gestion de la pollution et de la nuisance », a indiqué le ministre Katambé.

Auparavant, la Coordinatrice du PGRC-DU, par intérim, Mme Tinni Hadidjatou, a rappelé que c’est suite aux inondations de 2012, que le gouvernement a sollicité et obtenu de la Banque mondiale et du Fonds pour les pays les moins avancés, une enveloppe de 106 millions de dollars, pour financer le PGRC-DU, afin de réduire la vulnérabilité des populations exposées aux risque d’inondations, tout en tenant compte des impératifs de développement communautaire et de renforcement des capacités des structures nationales tant au niveau central que local. Selon Mme Tinni, ce projet a pour objectif de développement, d’améliorer la résilience des populations face aux risques naturels grâce à un certain nombre d’interventions liées à la maitrise des inondations sur les sites ciblés d’une part et d’autre part, au renforcement des capacités des structures nationales à répondre rapidement et efficacement aux situations de crise d’urgence.

La coordinatrice par intérim du PGDR-DU a ensuite noté que plusieurs activités ont été financées dans le cadre de la convention de partenariat qui lie le Projet au Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, dont entre autres : la réalisation de 443 points d’eau, 43 min AEP, 9 PMH et 4 puits villageois, 40 latrines et 450 dispositifs de lavage de mains sur les sites des déplacés de la région de Diffa ; la sensibilisation sur l’approche Assainissement totale piloté par la communauté, la réhabilitation de 5 stations hydrométriques à Niamey, Tillabéry, Alcongui, Torodi et Gaya sur le fleuve Niger et le Goroubi avec des équipements de dernière génération pour le suivi des ressources en eaux ; l’élaboration en cours de la PNHA. Le coût total de ces investissements s’élève à un montant de plus de 3 milliards 300 millions de FCFA, selon Mme Tinni.

Quant au Chef de file des PTF du secteur de l’eau et de l’assainissement, M. Eric Dietz, il a décliné les défis auxquels fait face le sous-secteur de l’hygiène et de l’Assainissement. « 93,3 % de la population n’a pas accès à l’assainissement. Seulement 5,9% de la population en milieu rural à accès à l’assainissement et 50,2 % de la population urbaine a accès à l’assainissement » selon les données. Le chef de file des partenaires a par ailleurs estimé que l’élaboration du document de PNHA constitue un progrès indéniable, du point de vue institutionnel et améliorera, sans nul doute, la gouvernance du sous-secteur. « Investir dans le secteur de l’eau c’est aussi investir dans le domaine de la santé publique. L’eau est source de coopération, facteur de paix, de développement durable, de sécurité et de stabilité, en tant que facteur de réduction des inégalités sociales et des inégalités de droit », a indiqué M. Dietz.

Prenant la parole, à son tour, le Représentant de la Banque mondiale au Niger M. Taïbou Maïga, a indiqué que cette étude financée par son Institution, démontre les appuis multiformes de cette banque. « Cette participation multisectorielle à l’élaboration du document de politique nationale constitue une force pour la réalisation d’un document qui véhicule une vision partagée par tous les acteurs impliqués», ajouté M. Maïga.

Mahamadou Diallo(onep)

30 janvier 2019
Source : http://lesahel.org/

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