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Candidature à la candidature du Pnds : Mohamed Bazoum plus que jamais sur un fil de rasoir

Candidature à la candidature du Pnds : Mohamed Bazoum plus que Mohamed Bazoum plus que Mohamed Bazoum plus que jamais sur un fil de rasoirLe 28e anniversaire du Pnds Tarayya, fêté le samedi 12 janvier 2018, a été révélateur de la délicatesse de la situation de Mohamed Bazoum dans la course à l’investiture du parti au titre de la présidentielle prochaine. Par-delà le discours qu’il a tenu et qui traduit son désarroi, le président du Pnds Tarayya a montré un visage dévasté par la peur du lendemain. Et il y a de quoi. Selon des informations dignes de foi recueillies auprès de sources crédibles, Mohamed Bazoum est plus que jamais sur un fil de rasoir et il le sait. Autant il est victime d’attaques de plus en plus nombreuses qui portent une certaine marque, autant son challenger est auréolé d’éloges, présenté comme un homme d’État par des personnes connues pour être des militants notoires du Pnds. Un membre du Comité Exécutif national (CEN) ayant requis l’anonymat a d’ailleurs confié à notre source que le discours que Mohamed Bazoum a prononcé à l’occasion de l’anniversaire du parti n’engage que sa personne. « Sa volonté de rassurer les uns et les autres est pathétique », dit-il et Hassoumi Massoudou le battrait à plate couture en cas d’élection au niveau du CEN du Pnds. Savamment distillées à travers les réseaux sociaux, terreau fertile pour la propagande, des informations qui desservent considérablement le président du Pnds constituent le plat de résistance dans les discussions des fadas. Les dispositions de l’article 47 de la constitution qui traitent de la nationalité d’origine comme condition principale pour prétendre à la magistrature suprême, au Niger, sont abondamment diffusées. Sont-elles applicables à Mohamed Bazoum ? Jusqu’à preuve du contraire, personne ne lui connaissant une autre nationalité que celle du Niger, le ministre de l’Intérieur et président du Pnds ne peut être frappé par cette disposition. Et il est certainement mieux indiqué que l’État mette rapidement un terme à cette campagne de dénigrement qui pourrait prendre des allures regrettables. S’il doit être battu dans la course à la candidature du Pnds pour la présidentielle prochaine, que Bazoum le soit à la régulière, suivant les règles démocratiques ou par le consensus. Il est fâcheux de chercher les moyens du combat politique dans de tels égouts. À moins que ceux qui sont derrière cette campagne contre Bazoum et dont on imagine les motivations, soient en possession de documents attestant ce qu’ils sont en train d’insinuer. Et là, c’est une autre affaire.

Pendant que Mohamed Bazoum est carrément étrillé sur les réseaux sociaux, son challenger, Hassoumi Massoudou, enregistre des soutiens de plus en plus importants et fermes. Le discours du président du Pnds serait largement inspiré par les faits et leur évolution au sein du parti, particulièrement au niveau du CEN où, selon une source, ancien militant du Pnds qui a gardé des relations solides au sein de ce parti, les soutiens dont il jouit seraient précaires et aléatoires. Il serait soutenu essentiellement par d’anciens camarades syndicaux par solidarité, mais qui n’hésiteraient pas à le «clacher» au moindre mot d’ordre de Mahamadou Issoufou. Des noms circulent, parmi les plus hauts placés au sommet de l’État, mais Bazoum est loin de remporter la mise, même dans les rangs des syndicalistes, des personnalités tel que Karidio Mamadou étant déjà perçu comme un soutien ferme de Hassoumi Massoudou.

Maigari  
19 janvier 2019
Source : Le Courrier

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