25ème anniversaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) : M. Bazoum Mohamed parraine le lancement de deux nouveaux programmes initiés par le CCT et REFELA

25ème anniversaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) : M. Bazoum Mohamed parraine le lancement de deux nouveaux programmes initiés par le CCT et REFELAA l’occasion du 25ème anniversaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) qui a eu lieu, le jeudi 10 janvier dernier à Ouagadougou, deux nouveaux programmes initiés par le Conseil des collectivités territoriales (CCT) et le Réseau des femmes élues locales d’Afrique (REFELA) ont été officiellement parrainé par le Ministre d'Etat Mohamed Bazoum. Il s’agit du Programme régional d’appui à la décentralisation financière en Afrique de l’ouest (PRADEF 2018-2022) et de l’initiative « 3 000 collectivités sans enfants en situation de rue ». Présidée par le ministre de l’Intérieur nigérien, Mohamed Bazoum, la cérémonie s'est déroulée en présence de Albert Francois Amichia, ministre ivoirien de la Ville et président du CCT, de représentants des collectivités territoriales de l’espace UEMOA et du REFELA.

Dans son discours du lancement des deux projets sus cités, le Ministre d’Etat, Ministre de l’intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses, SEM. Mohamed Bazoum, a parlé de l'importance de cette cérémonie de double portée symbolique d’abord parce qu’elle s’inscrit dans le cadre de la célébration du 25ème anniversaire de la création de l’UEMOA, notre Organisation d’intégration sous régionale de proximité. Ensuite parce qu’elle traduit l’aboutissement d’un engagement pris par le CCT/UEMOA au terme de la réunion de Grand Bassam en novembre 2017, celui de « soutenir la mise en œuvre d’un programme régional ambitieux sur la décentralisation financière » devant donner un premier contenu consistant au « cadre stratégique de la décentralisation financière », adopté au cours de la même rencontre" a-t-il-dit.

Evoquant le mécanisme communautaire de financement des collectivités M. Mohamed Bazoum a noté que ce mécanisme trouve sa justification autour de quatre (4) principales nécessités dont celles de contribuer au financement des investissements locaux en infrastructures et services de base liés à la forte croissance des populations des villes et des collectivités rurales ; de structurer et dynamiser les marchés locaux en créant autant d’économies locales qui assurent un développement endogène ; de participer à l’aménagement équilibré du territoire communautaire ; de renforcer la capacité des collectivités territoriales à assurer des services publics de base comme facteur d’inclusion, de stabilisation, de paix et de sécurité.

Enfin, le Ministre d'Etat, a invité les acteurs qui animent les collectivités à plus d’initiatives et de rigueur, afin d’être à la hauteur des enjeux de la mise en œuvre du Programme Régional d'Appui à la Décentralisation Financière. En effet, les collectivités territoriales de l’espace UEMOA doivent se saisir de l’opportunité qu’offre la mise en œuvre de ce Programme pour contribuer au niveau local, à relever les grands défis que sont le climat, la paix et la sécurité, le développement économique et l’emploi des jeunes, la réduction des inégalités, les migrations et la gouvernance. « Vous devrez donc être en mesure de proposer au financement du PRADEF, des projets structurants dont l'impact aura un effet multiplicateur aussi bien sur l'intégration régionale que sur le développement de nos pays. Cela devrait se traduire entre autres, par la réalisation d’infrastructures à rayonnement transfrontalier, pouvant favoriser un développement économique local, l’amélioration sensible des conditions de vie des populations et promouvoir la paix et la sécurité au sein de nos espaces périphériques objets aujourd’hui de menaces de tous genres » a-t-il conclu.

Auparavant le ministre ivoirien de la Ville et président du Conseil des collectivités territoriales (CCT), Albert François Amichia, s’est plutôt penché sur l’historique du CCT. En effet, le CCT a été créé le 30 mai 2011 par la conférence des Etats et des gouvernements en vue de donner un signal politique clair pour une meilleure implication des collectivités territoriales dans le processus d’intégration. Un conseil qui, selon son président, a plusieurs missions qui sont entre autres d’assurer la participation des collectivités territoriales à la réalisation des objectifs de l’union ; d’accompagner la Commission de l’UEMOA dans la conception et la mise en œuvre de projets intégrateurs et structures au bénéfice des collectivités territoriales et de contribuer au renforcement de la cohésion sociale, économique et territoriale à travers des actions partagées entre les Etats membres et les autorités locales.

C’est donc dans ce contexte que le PRADEF a été créé afin d’accompagner le CCT pour la prise de décisions au sein de l’UEMOA en faveur de la décentralisation financière par l’institution d’un environnement normatif et adéquat, de favoriser l’alignement des partenaires techniques et financiers, etc. Par ailleurs, le CCT est un organe composé de six représentants par Etat membre qui comprend l’assemblée générale et le bureau.

Assane Soumana(onep)

15 janvier 2019
Source : http://www.lesahel.org/

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