Mission humanitaire du Président du CICR au Niger : Placer les crises humanitaires au cœur des préoccupations internationales

Le Président du Comité International de la Croix Rouge, M. Peter Maurer, a entamé depuis le 11 janvier dernier une visite de travail au Niger. En plus de plusieurs rencontres et entretiens qui figurent sur son agenda, le président du CICR effectuera lors de cette mission humanitaire, des visites sur le terrain, notamment dans les régions d’Agadez et de Diffa. Il a rencontré dès son premier jour de travail, les responsables et les volontaires du mouvement de la Croix Rouge et du Croissant rouge au Niger, afin de leur situer l’objet de sa visite et leur dévoiler la nouvelle dynamique du Comité International de la Croix Rouge.

Lors de la conférence de presse qui rentre dans le cadre de cette visite, le président de la Croix-Rouge Nigérienne, M. Ali Bandiaré a affirmé que le Comité International de la Croix-Rouge a toujours manifesté, depuis son installation au Niger, une réelle volonté d’assister la Croix-Rouge Nigérienne dans différentes crises liées aux conflits armés ou intercommunautaires et aux catastrophes naturelles dues aux changements climatiques, écologiques et socioéconomiques. Ces crises a-t-il précisé, se traduisent par « des déplacés, des réfugiés et des retournés victimes des attaques des djihadistes de Boko Haram à Diffa, d’dAQMI, de l’EI-Qadic et l’EI dans les régions de Tillabéry et de Tahoua au Niger ».

Quant aux catastrophes, toujours selon M. Ali Bandiaré, elles provoquent « des inondations récurrentes, une insécurité alimentaire chronique, d’où l’aggravation de la malnutrition chez les enfants et les femmes qui dépasse fréquemment le seuil de 10% ; des mouvements forcés des populations, des sécheresses et attaques des ennemis des cultures, des incendies, des épidémies et des migrations ». Il s’est enfin réjoui de la mise en œuvre, pour cette année 2019, du programme de la résilience des communautés vulnérables autour du bassin du Lac Tchad.

Dans son intervention, le Représentant Pays de la Fédération Internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans notre pays, M. Alberto Bocanegra, a rappelé que le Niger est « une terre d’histoire et de richesses culturelles, une terre bénie avec des ressources naturelles et des hommes et des femmes qui ambitionnent un avenir plein d’espoir pour eux et pour leurs enfants, qui aiment leur terre et qui ne désirent qu’à vivre dans la dignité. Malheureusement, ces hommes et femmes se trouvent confrontés à des problématiques diverses ». Après avoir énuméré plusieurs réalisations du mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge au Niger, M. Alberto Bocanegra a affirmé que l’excellence des programmes menés par la Croix-Rouge Nigérienne, leur permet de « jouir d’un grand respect national envers notre Mouvement et notre emblème ».

Pour sa par le président du Comité International de la Croix-Rouge, M. Peter Maurer, a plusieurs fois rendu hommage aux volontaires du mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. « Si nous pouvons faire des choses que d’autres n’arrivent pas à faire, c’est grâce à vous, volontaires », leur a-t-il dit. En effet, le mouvement de la Croix-Rouge s’est installé au Niger en tant qu’organisation humanitaire pour mieux préparer et répondre aux besoins fondamentaux des populations qui tournent autour de la santé, de la nutrition, de l’hygiène et du logement, mais aussi à d’éventuels besoins supplémentaires.

Peter Maurer s’est réjoui de la démarche de travail adoptée par le mouvement de la Croix-Rouge au Niger, sous l’impulsion de la Croix-Rouge Nigérienne. « Je suis satisfait de ce que j’ai vu ici et je pense que c’est un exemple qui peut servir à d’autres régions du monde. Vous avez trouvé la bonne balance entre complémentarité et coopération, je ne peux que me réjouir sincèrement de cela », a déclaré M. Peter Maurer. Le Président du Comité International de la Croix-Rouge, a souligné aussi qu’il est important d’innover et de trouver de nouvelles formules, de nouvelles solutions, pour mobiliser de nouvelles ressources. C’est dans cette optique qu’il s’est fait accompagner pour cette mission humanitaire dans la sous-région, d’un représentant de la Banque Africaine de Développement (BAD), de deux représentants des milieux privés, et du représentant de la France au Sahel.

Souleymane Yahaya(Stagiaire)

15 janvier 2019
Source : http://www.lesahel.org/

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