Point de presse du député Abdou Issaka, point Focal/G5 Sahel à l’Assemblée nationale : Ousseini Tinni porté à la présidence du CIP-G5 Sahel, dont le Secrétariat aura son siège à Niamey

Le Point Focal/G5 Sahel à l’Assemblée nationale, M. Abdou Issaka, a animé hier matin à l’Assemblée nationale un point de presse sur la création du Comité Interparlementaire du G5 Sahel (CIP-G5 Sahel). Dans ce point de presse, M. Abdou Issaka a évoqué la participation du 12 au 13 décembre dernier à Paris de la délégation parlementaire conduite par le président de l’Assemblée nationale, SE. Ousseini Tinni, au Sommet Interparlementaire du G5 Sahel au cours duquel il a été porté à la présidence du CIP-G5 Sahel dont le Secrétariat aura son siège à Niamey, avant de s’appesantir sur les objectifs de cette organisation et notre contexte sahélo-saharien marqué par des menaces sécuritaires.

Ce Comité Interparlementaire du G5 Sahel est une institution consultative dont le rôle essentiel est de suivre les conditions et les actions sécuritaires et de développement entreprises dans les pays du G5 Sahel. Il vise l’amélioration de la transparence et la gouvernance démocratique dans la mise en œuvre des partenariats et initiatives du G5 Sahel et de l’Alliance Sahel. A terme, ledit comité devra permettre aux parlementaires d’assurer une meilleure efficacité de l’aide publique au développement. Ce comité est ouvert aux parlementaires des pays de l’Alliance Sahel et certaines adhésions se sont déjà manifestées.

Pour le Point Focal du /G5 Sahel à l’Assemblée Nationale, ce projet a été initié à partir des rencontres de terrain dans chaque pays du Sahel ayant permis une sensibilisation des exécutifs et un dialogue entre parlements, bailleurs de fonds et Forces de défense et de Sécurité. Selon lui, « un collège de Points focaux d’un Député par pays est constitué après l’Assemblée Régionale de l’Afrique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie tenue à Praia qui a activement préparé le Sommet interparlementaire de Niamey ayant débouché sur une résolution intitulée : « renforcer le contrôle parlementaire pour faire réussir le G5 Sahel », adoptée lors du Sommet de Niamey, le 17 juillet 2018. Ce sommet, a-t-il poursuivi, a regroupé les présidents et représentants des Assemblées nationales du G5 Sahel sous la présidence de SE Ousseini Tinni, président de l’Assemblée nationale du Niger en présence du président du parlement européen, SE Antonio Tajani, qui a apporté son soutien à l’initiative.

«Le 13 décembre dernier s’est tenu à Paris un sommet interparlementaire du G5 Sahel sous la co-présidence des présidents des Assemblées nationales du Niger et de la France. Ce sommet a regroupé les parlements des pays contributeurs et bénéficiaires et a permis un débat sur la sécurité et le développement avec les bailleurs de fonds et les forces de sécurités au plus haut niveau avec à la clé l’adoption des statuts du comité interparlementaire du G5 Sahel », a-t-il rappelé.

Parlant du contexte sécuritaire de notre espace sahélien, le Point Focal/G5 Sahel à l’Assemblée nationale a également rappelé que depuis quelques années, le Sahel traverse des crises multiformes qui peuvent impacter profondément la stabilité des Etats et les sociétés de la région notamment avec le terrorisme et l’insécurité. Dès lors, « la conjugaison des efforts pour y faire face devient absolument impérieuse. C’est dans cette optique que nos Etats, avec l’appui des PTF regroupés au sein de l’Alliance Sahel, essaient collectivement d’y faire face dans le cadre intergouvernemental du G5 Sahel créé à Nouakchott le 16 févier 2014 par cinq pays de l’espace sahélo-saharien : le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad », a-t-il expliqué. A cet égard, poursuit-il, « des actions hardies sont engagées dans deux principaux domaines à savoir la sécurité et le développement ». Il ajoute que « dans le cadre d’une réelle appropriation démocratique et une plus grande efficacité de ces partenariats, les parlementaires se sont mobilisés pour y être pleinement impliqués». C’est dans cette optique qu’ «il a été créé, à Niamey en juillet 2018, une institution interparlementaire dénommée : Comité Interparlementaire du G5 Sahel (CIP-G5Sahel)», a-t-il conclu.

Mamane Abdoulaye(onep)

21 décembre 2018
Source : http://www.lesahel.org

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