Loi de Finances 2019 : Plus de 2000 milliards pour financer le programme de Renaissance II

Loi de Finances 2019 : Plus de 2000 milliards pour financer le programme de Renaissance IIFinalement, le projet de loi des finances 2019 a été voté parles parlementaires, vendredi dernier. Il a été adopté avec 129 voix pour, 33 contre et 2 abstentions. Ce faisant, les représentants du peuple viennent de donner au Gouvernement l’opportunité de poursuivre ses actions de hautes portées pour la population. Avec cette loi, le Gouvernement compte atteindre 6,5% de croissance en 2019 afin d’accélérer le développement du pays.

Equilibré en recettes et en dépenses à plus de 2000 milliards de francs CFA, le budget général de l’Etat au titre de l’année 2019 a été rehaussé comparativement à celui de l’année dernière. Ce budget se caractérise par l’instauration de nouvelles taxes à travers l’élargissement de l’assiette fiscale ainsi que l’élaboration de nombreuses mesures visant à rationaliser le train de vie de l’Etat et à renforcer les dépenses sociales et sécuritaires. Par ces mesures, le Niger essaye de se conformer aux exigences de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Au-delà, la loi de Finances 2019 s’inscrit dans la continuité de celle de 2018. Les deux ont pour essence de permettre à l’Etat d’accroitre la mobilisation des ressources internes. Celle de 2019 a ajusté les impôts et les taxes existants. Mais de nouvelles impositions ont été aussi introduites afin de pouvoir mobiliser assez de ressources qui permettraient de financer le programme politique combien ambitieux du Président Issoufou.

La nouvelle loi de finances tout comme celle de l’année dernière a fait l’objet de controverses alimentées par de nom breuses structures politiques et associations de la société civile. Au centre des revendications du cadre de concertation de la société civile, la loi de finances 2019 est perçue comme la manifestation de la volonté de l’autorité publique à asphyxier le citoyen. Refrain utilisé aussi par l’opposition politique nigérienne pour sortir dans la rue il y a de cela quelques semaines.

Cependant, tout ce qui a été prédit au sujet de la loi de finances 2018 est à l’épreuve des faits de la mauvaise foi. Ce n’est que de la poudre aux yeux. Après une année d’exécution, les Nigé- riens ont finalement compris qu’on ne peut développer une nation lorsqu’une des ses composantes prône l’incivisme fiscal. Les nouvelles mesures introduites dans les lois de Fiances 2018 et 2019 permettront de donner au Gouvernement les véritables moyens de sa politique. Car le Niger, reconnaissons-le, est en mutation depuis l’arrivée au pouvoir du Président Issoufou.

Depuis prés de sept ans en effet, l’Etat a engagé de gros investissement dans tous les secteurs afin de faire sortir le pays des rangs des Nations les moins avancées en Afrique. Cet investissement au bénéfice de la population a un prix qui se résume au paiement des impôts, entre autres.


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En adoptant cette loi de finances, les dé- putés représentants légitimes du peuple viennent de donner au pays des chances de sortir dans ce cercle infernal de pays classé en queue de peloton depuis plusieurs décennies.

La société civile, fidèle à sa logique de subversion, a implicitement annoncé son intention de sortir dans les rues pour contester la loi. Que reproche t-elle à cette loi ? Rien de raisonnable !

De façon spécifique, la société civile manque d’arguments pour décrédibiliser les reformes introduites dans les lois de finances. Toutes les reformes ont été engagées afin de créer les conditions d’épanouissement de la population. S’il est vrai que ces acteurs publics, eternels contestataires, mènent des luttes citoyennes ces mesures doivent être saluées. Mais par orgueil et pour des desseins inavoués, ils utilisent cette loi comme alibi pour croiser le fer avec le régime dont l’assise et la crédibilité aux yeux du citoyen sont indéniables.

Rappelons que le projet de loi de finances pour l’année budgétaire 2019, intervient dans un contexte marqué par des perspectives favorables pour l’économie du pays. En effet, selon le Gouvernement cette nouvelle loi de finances devrait permettre la mise en œuvre de plusieurs réformes notamment dans le domaine des finances publiques dont celle relative au budget programme, mais également par des préoccupations majeures marquées par la persistance des menaces sécuritaires, la baisse des prix des matières premières, le changement climatique et une démographie galopante.

Ce projet a été élaboré en application de la méthode de budgétisation par programme. Il est bâti sur le Programme de Renaissance II et les priorités et choix stratégiques définis par le Gouvernement, notamment le Plan de Développement Economique et social (PDES 2017-2021) et le Programme Economique et Financier (PEF 2017-2020). Initialement, le budget général de l’Etat au titre de l’année 2019 a été arrêté en recettes et en dépenses à un montant de deux mille cinquante virgule soixante-seize (2.050,76) milliards de francs CFA, contre mille neuf cent soixante onze virgule quatre-vingt dixsept (1.971, 97) milliards en 2018, soit une augmentation de soixante dix-huit virgule soixante dix-neuf (78,79) milliards de francs CFA, correspondant à 4% en valeur relative.

Par ailleurs, il est important de souligner que le Gouvernement, lors d’un Conseil des Ministres, a tenu à féliciter le Ministre des Finances et le Ministre Délégué auprès du Ministre des Finances, chargé du Budget ainsi que leur équipe, pour l’efficacité et la rigueur dont ils ont fait montre aussi bien dans l’exécution du budget 2018 que dans le processus de l’élaboration du projet de loi de finances 2019.

Au finish, il faut dire qu’au delà des réalisations l’exécution du programme de la Renaissance sous la vigilance du Président Issoufou aura permis à l’Etat de retrouver toute sa respectabilité. C’est d’ailleurs pour la première fois que le budget de l’Etat dépasse la barre de 2000 milliards. C’est sous la Renaissance du Niger que le budget a atteint 1000 milliards. Ces prouesses prouvent à suffisances la qualité de la Gouvernance.
MH

13 décembre 2018
Source : L'Actualité

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