A l’Assemblée nationale : Adoption du projet de loi portant prorogation de l’état d’urgence dans les régions de Diffa, de Tillabéri et de Tahoua pour 90 jours

Les travaux en séance plénière de la deuxième session ordinaire au titre de l’année 2018, dite session budgétaire de l’Assemble nationale se poursuivent à l’hémicycle. Au cours de la séance d’hier, les députés ont examiné et voté le projet de loi portant prorogation de l’état d’urgence dans la région de Diffa par 106 voix favorables, 0 contre, 0 abstention et celui portant prorogation de l’état d’urgence dans la région de Tillabéri et de Tahoua par 112 voix favorables, 0 contre et 0 abstention. Ces travaux ont été présidés par le premier Vice président de l’Assemblée nationale, M. Iro Sani.

A l’ouverture de la séance, la plénière a d’abord examiné et adopté le du projet de compte rendu sommaire de la séance plénière du mardi 10 décembre dernier. Les députés ont examiné et voté le projet de loi portant prorogation de l’état d’urgence dans la région de Diffa pour une période de trois mois allant de la période du 18 décembre 2018 au 17 mars 2019, conformément à la requête du Gouvernement. Peu après, ils ont fait le même exercice concernant le projet de loi portant prorogation de l’état d’urgence dans la région de Tillabéri (départements de Ouallam, Ayerou, Bankilaré, Abala, Banibangou, Say, Torodi et de Téra) et celle de Tahoua (département de Tassara et de Tillia). Tout comme le premier, pour une même période, allant du 18 décembre 2018 au 17 mars 2019 inclus.

L’objectif final de l’état d’urgence est la préservation de la sécurité publique dans la zone concernée. C’est pourquoi, en cas de nécessité, le Gouvernement procède régulièrement à sa prorogation tous les trois mois. Peu avant l’adoption de ces deux textes, les députés ont suivi la lecture de ces projets de loi, puis s’en est suivi le débat à l’issu duquel les présidents des groupes parlementaires ont tous appelé les membres de leurs groupes à voter en faveur de ces deux textes. En effet, ont-ils estimé, au vu de la récurrence et la persistance de l’insécurité et pour un souci du retour définitif de la paix, il est nécessaire d’accorder au gouvernement cette possibilité pour mieux gérer la situation. Par ailleurs, les députés ont salué et encouragé les efforts inlassables que déploie le gouvernement pour endiguer le phénomène, avant de l’inviter à agir davantage notamment au niveau des services sociaux de base, voire des soutiens spéciaux dans ces zones.

Après l’adoption de ces deux textes, le commissaire du Gouvernement, le ministre chargé des Relations avec les Institutions, M. Barkaï Issouf, a salué les parlementaires pour ce soutien apporté au Gouvernent à travers ce vote unanime. Pour ce qui est des inquiétudes soulevées par les députés, il a rassuré les élus que les Conseils régionaux de sécurité continueront à œuvrer pour faire face aux menaces. Par ailleurs, il a souligné que des progrès ont été enregistrés dans cette lutte car les ennemis n’attaquent plus frontalement nos Forces de Défense et de Sécurité. « Cela voudrait dire que leur capacité de nuisance est réduite. Ils opèrent à travers des actions isolées notamment les embuscades ou enlèvement des innocents » a-t-il dit.

Peu avant la levée de la séance, la Secrétaire parlementaire, Mme Amina Laouali Saminou a, au nom de ses homologues, lu deux déclarations relativement à l’interpellation du Premier ministre représenté par le ministre de la Défense nationale, M. Kalla Moutari sur la situation sécuritaire et celle du ministre des Domaines, de l’Urbanisme et du Logement, M. maman Wazir. Les travaux reprendront vendredi 14 décembre, toutefois, deux journées parlementaires sont prévues ce jeudi. (Lire ci-dessous la déclaration suite à l’interpellation du ministre de la Défense nationale).

Mamane Abdoulaye(onep)

13 décembre 2018
Source : http://www.lesahel.org

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