Journée internationale des Droits de l’Homme : « Le combat pour la Justice et la dignité reste celui de tous et de chacun», déclare le Ministre Marou Amadou

mages/Marou-Amadou-Droit-L-Homme.jpgA l’instar de la communauté internationale, notre pays a, respectivement, célébré les 9 et 10 décembre derniers la journée internationale de lutte contre la corruption et celle dédiée aux Droits de l’Homme. A cette double occasion, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, M Marou Amadou a livré un message à la communauté nationale.

Dans ce message, qui marque le 15ème anniversaire de la journée internationale de lutte contre la corruption et le 70ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le ministre Marou Amadou s’est appesanti sur les deux sujets, objet de la célébration. Sur la journée de lutte contre la corruption, il a mis en exergue les méfaits de ce fléau, aux conséquences négatives incalculables, qui gangrène tant de sociétés et nos Etats aussi. « La corruption est un fléau. Oui, un fléau social, politique et économique des plus graves que le monde n’ait connu » a soutenu le ministre. Soulignant que la corruption est source de tous les arbitraires, M. Marou Amadou a déclaré qu’elle « brise l’équité des élections et sape les institutions démocratiques, contrarie le développement économique et social ».

La corruption décourage les investisseurs étrangers, fatigue les transporteurs, use et abuse du citoyen lambda à la recherche d’un simple papier d’état civil, s’en est-il offusqué. La corruption est à bannir a répété le ministre M. Marou Amadou tout en rappelant la nécessité d’un engagement de tous à combattre ce fléau puisqu’il est « possible de l’éradiquer » dans notre pays, a-t-il estimé. Ce n’est surtout pas la volonté politique qui manque car a dit le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, le gouvernement a, d’ores et déjà, adopté « des réformes juridiques et institutionnelles majeures à cette fin, notamment l’imprescriptibilité de l’infraction de détournement de deniers publics, des délits ou crimes de corruption, ainsi que la réforme de la HALCIA pour lui donner tous les moyens de poursuivre et d’obtenir condamnation des auteurs, coauteurs et complices de ces infractions ».

Parlant de la Journée des droits de l’Hommes célébrée sous le thème « Stand Up for Humans Rights » ou « Engageons-nous pour les Droits de l’Homme », le ministre appelle à la mobilisation tant individuelle que collective pour défendre les droits sans distinction « de race, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou philosophique, d’origine sociale ou nationale, de naissance ou de fortune ». La déclaration Universelle des Droits de L’Homme, vieille de 70 ans aujourd’hui a permis à l’humanité d’enregistrer des avancées significatives sur la condition humaine pour avoir élargi les espaces de liberté et renforcé le principe d’égalité entre tous les humains, blancs ou noirs, rouges ou jaunes, mais aussi pour avoir vu l’esclavage reculer, la colonisation et l’apartheid s’effondrer. Toutefois, a-t-il souligné, ce n’est pas pour autant qu’il faille considérer tout comme acquis définitivement. « Le combat pour la Justice et la dignité reste celui de tous et de chacun, le combat pour la dignité et l’égalité est celui de tous les instants », a indiqué le ministre. C’est pourquoi il en appelé à l’engagement de tous, expliquant que « nous engager, c’est au moins, être reconnaissants pour ceux qui se battent au quotidien pour nos droits ». Ces derniers, ce sont les forces de défense et de sécurité se sacrifiant pour nous, c’est le magistrat qui rend ses décisions en toute impartialité, le médecin ou l’infirmière qui soigne, ou encore l’enseignant pour qui chacun doit avoir un grand respect ou le gardien de prison veillant loyalement pour la sécurité et la dignité des détenus. Pour le ministre, l’engagement de tous, c’est « au moins nous indigner contre les souffrances des Rohingya, certes assez loin de nous, mais des souffrances pourtant bien réelles, c’est aussi nous élever contre la torture dans les camps de migrants en Libye ». Le ministre s’est dit convaincu que cet engagement, auquel il appelle les Nigériens, est une responsabilité individuelle et collective, afin que chacun vive à l’abri de la peur et du besoin. Il a réitéré la position du gouvernement de rester toujours attentif aux questions de défense et de promotion des droits humains sans lesquels il ne peut y avoir paix ni développement durables a-t-il conclu.

Zabeirou Moussa(onep)

11 décembre 2018
Source : http://www.lesahel.org

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