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Conférence de coordination de l’assistance à la composante police du G5 Sahel : Vers la judiciarisation des dossiers issus des opérations de la Force Conjointe

La Conférence de coordination de l’assistance à la composante police de la force conjointe du G5 Sahel s’est tenue hier à Niamey. C’est le ministre d’Etat, ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité publique, M. Bazoum Mohamed qui a présidé la cérémonie d’ouverture de la rencontre.   L’objectif général de cette conférence est de marquer le soutien des partenaires techniques et financiers à l’opérationnalisation de la composante police de la force conjointe et de répondre, d’une manière coordonnée, efficace et inclusive, aux besoins exprimés par les cinq Etats du G5 Sahel.

De manière plus spécifique, la conférence de Niamey a pour but : de présenter les conclusions des cinq missions collégiales et les principales avancées, ainsi que les besoins prioritaires dans la mise en place de la composante police de la force conjointe dans les différents pays ; d’inviter les partenaires techniques et financiers à s’exprimer sur leur éventuel soutien pour répondre aux besoins prioritaires de l’opérationnalisation de la composante police ; répondre dans la mesure du possible aux besoins émis par les Etats en harmonisant les différents appuis prévus et en instaurant une synergie et une complémentarité entre les différentes expertises et les moyens dont disposent les différents partenaires, sous la coordination du Secrétariat permanent du G5 Sahel. Cette rencontre a aussi pour objectifs spécifiques de permettre aux différents partenaires de s’engager à appuyer les Etats dans la mise en œuvre de la composante police, par la fourniture d’équipements, par l’organisation d’activité et par le mise à disposition d’une expertise ; de garantir l’interopérabilité des matériels et l’harmonisation des formations entre les cinq pays afin de faciliter la collaboration au cours d’opérations transfrontalières, prévues par des accords de coopération et enfin assurer une certaine homogénéité de l’assistance, notamment en matière d’équipement et de formation, entre les cinq pays, tout en tenant compte des particularités nationales.

Procédant à l’ouverture officielle de la conférence, le ministre d’Etat, ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité publique, M. Bazoum Mohamed a déclaré avoir «pris note de l’engagement de nos différents partenaires, tant dans la vision commune, qu’ils ont avec nous, de la nécessité de cette composante police que du travail à faire ensemble, dans le cadre des opérations du G5 Sahel ». M. Bazoum Mohamed a relevé les besoins nécessaires dans le cadre de la judiciarisation des dossiers issus des opérations de la Force conjointe. «Nous avons besoin d’harmoniser tous nos moyens, dans le cadre du G5 Sahel ; mais aussi des unités d’investigations spécialisées. Nous avons aussi des besoins en équipements. Nous avons besoin de renforcer la capacité du Pôle judiciaire ; nous avons besoin de renforcer notre justice, de façon générale, à l’occasion du traitement des défis qui résultent de notre combat contre le terrorisme. Tout cela ne peut s’envisager que dans le cadre d’une coopération soutenue par l’ensemble de nos partenaires » a précisé M. Bazoum Mohamed. Aussi, il s’est   réjoui de la disponibilité exprimée par certains partenaires. Le ministre d’Etat, ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité publique a invité les participants à prendre connaissances des besoins des Etats membres, exprimés lors des missions collégiales. Ces besoins se situent notamment, au niveau de la formation, du renforcement des capacités et de l’acquisition d’équipements. «Je voudrais qu’à travers vos réflexions, nous puissions nous garantir les conditions de l’opérabilité des matériels, d’harmonisation des conventions entre les cinq Etats du G5 Sahel. Je voudrais également que les discussions, que vous aurez, soient l’occasion de mettre en harmonie les engagements de tous nos partenaires, de rendre leurs assistances homogènes et cohérentes, de façon que, de cette synergie, nous fassions le maximum d’économie et que nous profitions de la disponibilité des uns et des autres, de façon harmonieuse», a souhaité le ministre d’Etat Bazoum Mohamed.

Auparavant, le Directeur Général de la police nationale, M. Souley Boubacar, a résumé en tant que président en exercice du Comité de Défense et de Sécurité (CDS)/format Sécurité du G5 Sahel, les différentes missions collégiales menées. «Ces missions ont permis aux Etats d’exprimer leurs besoins en matière normative, en formations et en équipements pour l’opérationnalisation de la composante police, notamment pour l’unité d’investigation spécialisée et les brigades prévôtales, mais également pour le Pôle Judiciaire Spécialisé et les autres acteurs pertinents tels que l’administration pénitentiaire. Ces besoins impliquent plusieurs domaines d’expertise et pourraient être soutenus par différents partenaires techniques et financiers », a dit M. Souley Boubacar.

Quant à l’ambassadeur de l’UE au Niger, SE Denisa-Elena Ionete, elle a rendu hommage aux efforts de la présidence nigérienne et particulièrement aux services de police, pour avoir su mobiliser l’ensemble des services de police engagés dans le cadre de la composante police de la force conjointe. Ce qui a permis aux acteurs principaux, les pays membres du G5 Sahel ainsi qu’aux PTF, de disposer aujourd’hui d’une base de travail et de réflexion. Elle a ensuite décliné les multiples appuis apportés au G5 Sahel par l’Union européenne, avant de réaffirmer la volonté et la détermination de celle-ci à poursuivre l’accompagnement du G5 Sahel, dans le cadre de la recherche de la paix et de la sécurité dans cet espace.

Mahamadou Diallo

27 novembre 2018 
Source : http://lesahel.org/

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