Orange Money 300%

Point de presse de la délégation des parlementaires européens en mission au Niger : Mme Tanja Fajon tire un bilan de satisfaction du séjour au Niger

Point de presse de la délégation des parlementaires européens en mission au Niger : Mme Tanja Fajon tire un bilan de satisfaction du séjour au NigerLa Chef de la délégation de la mission au Niger des parlementaires du groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au parlement européen, Mme Tanja Fajon, a animé un point de presse hier sur le bilan de leur mission au Niger. Dans cette déclaration, la parlementaire européenne dit qu’ils retourneront édifiés en Europe sur le Niger tout en réaffirmant la défense de la position commune de travailler ensemble en renforçant la coopération afin de défendre les défis communs.

«Nous sommes venus dans une mission de socialistes et des démocrates pour voir dans quelle mesure renforcer la coopération entre l’Afrique et le vieux continent. L’aide au développement que l’Europe fournit à l’Afrique est conséquente, nous sommes venus voir comment l’affermir. Nous avons eu des discussions avec les représentants du gouvernement, des membres de l’Internationale socialiste, des acteurs de la société civile, des universitaires. Nous avons effectué le déplacement à Agadez pour voir la situation de migration sur le terrain», a-t-elle dit.

Selon elle, l’Europe partage les mêmes défis dans le domaine de l’immigration, de la sécurité, du terrorisme. Il y a également de l’insatisfaction des citoyens en Europe et en Afrique dans d’autres domaines. « Il y a eu beaucoup de critiques de la part des africains de ce que l’Europe fait aux immigrants. Je peux dire que, dans la pensée générale, l’Europe est entrain d’utiliser l’Afrique pour des raisons économiques alors qu’il faut changer cette image de l’Europe en Afrique. Les européens sont convaincus qu’il faut lutter contre la montée du peuple. Ils savent qu’il y a beaucoup d’action concrètes qu’ils sont entrain de mettre en œuvre en Afrique et ils ont surtout besoin de lutter contre le populisme», a martelé Mme Tanja Fajon.

Elle devait ajouter que l’Europe intervient dans des projets d’autonomisation qui sont en cours sur le terrain en termes de renforcement de capacité des structures de la société civile et le genre. Selon la mission, les actions de la société civile ne couvrent pas l’ensemble du pays. Par exemple, « nous avons vu les actions de la société au Niger, mais beaucoup reste à faire et c’est à cela qu’on va s’atteler », a-t-elle renchéri. Mme Tanja Fajon pense que l’aide au développement doit être décentralisée et acheminée directement aux bénéficiaires. Elle ne doit pas être un pôle d’intérêt ici à Niamey qui décide de la répartition. Donc, selon elle, le gouvernement et les institutions en charge de la mise en œuvre des activités à financer doivent revoir la coordination.

Le choix de la visite à Agadez par la délégation est d’aller voir sur le terrain. La région constitue une voie de passage des migrants, du moment où les différents trafics évoqués se retrouvent dans la zone. « Nous sommes allés voir sur le terrain qu’est-ce qui est fait, et ce qu’il faut faire pour améliorer. En tant que socialistes, nous ne voulons pas voir la porte de l’Europe se refermer pour les africains, mais nous voulons offrir aux jeunes la chance de faire cette migration de façon légale avec toute la sécurisation », a-t-elle expliqué.

Pour elle, avec les parlementaires, « nous avons retenu que les africains aiment développer la coopération et lutter contre le terrorisme. En Europe, nous posons le débat sur l’immigration irrégulière. Les européens fustigent cela. C’est un grand défi pour l’Europe et l’Afrique. Il faut que nous nous asseyons pour en discuter ouvertement, parce qu’il y va de l’intérêt de tout un chacun. L’Europe doit être perçue pour ce qu’elle fait au développement de l’Afrique. Dans ce sens, le parlement de l’Union Européenne a récemment organisé la semaine de l’Afrique en Europe où plusieurs représentants de la société civile ont été invités. Nous sommes en train de voir comment les jeunes africains vont aller en Europe et revenir réinvestir chez eux. Enfin, nous avons eu beaucoup de discussions et nous allons travailler dans ce sens », a-t-elle conclu.

Seini Seydou Zakaria (onep)

23 novembre 2018 
Source : http://lesahel.org/

Imprimer E-mail

Politique