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Albade Abouba : La nouvelle vuvuzela d’Issoufou

 ALBADE ABOUBA : La nouvelle vuvuzela d’Issoufou

 La vuvuzela vous connaissez ? C’est une corne, popularisée en Afrique du Sud. Elle « nécessite un souffle puissant qui permet d'émettre un son monotone qui s'apparente à celui d'une corne de brume, d'un barrissement d'éléphant ou d'un bourdonnement d'essaim d'abeilles ». L’actuel ministre d’Etat chargé de l’agriculture et de l’élevage s’est mis dans la peau de cet instrument en déclarant que sous l’impulsion de son mentor, « le spectre de la faim sera définitivement éradiqué au Niger d’ici 2021 ».

C’était à l’occasion de la 38ème édition de la Journée mondiale de l’alimentation. Après avoir présidé le lancement d’une exposition-vente des produits alimentaires au centre régional de recherches agricoles de l’INRAN (Institut de recherche agronomique du Niger), le ministre Albadé a balayé dans la même journée son boubou dans une propriété privée où le maitre des lieux a mis en exergue une variété de sorgo au Niger.

Interrogé par les médias sur l’exploit de ce producteur, le ministre Albadé en véritable récupérateur n’a pas manqué de mettre cette prouesse sur le dos de la fameuse Initiative 3N qui n’est autre de cet éléphant blanc d’Issoufou. L’usurpation par le ministre Albadé Abouba d’une initiative privée d’un citoyen démontre la mauvaise foi manifeste des animateurs de la renaissance qui, pour survivre de leurs illusions étalent leur piteuse insuffisance en lieu et place d’actions palpables.

Pour rafraichir la mémoire à cet autre usurpateur du jour, il est important de lui rappeler que depuis la mise en place de ce « machin » claironné par Issoufou et son clan sur tous les toits des affabulations, la famine continue d’habiter les nigériens. En témoigne l’afflux des mendiants dans les rues, l’appel à la détresse de bon nombre de citoyens, suivi de la demande de solidarité internationale par les autorités initiatrices même du fameux slogan « les nigériens nourrissent les nigériens ».

En cherchant ses repères pour plaire à son mentor, Albadé a pataugé sur un terrain dont il n’a pas la maîtrise. Il a voulu par ses affirmations mensongères rivaliser avec la troupe de Thirozérine, connue pour être la berceuse du grand timonier.

Malheureusement pour lui, il n’a ni le talent, ni le verbe. C’est pourquoi, il faut s’interroger sur les réelles motivations de ce insupportable bourdonnement d’Albadé qui rappelle tristement aux nigériens celui de 2009, où l’intéressé auquel s’est joint une clique de prédateurs attitrés des ressources publiques, avaient chanté pitoyablement les louanges du « tazarché » pour que Tandja se maintienne au pouvoir au-delà de son mandat légal. La suite on la connait. La danse que les « tazartchistes » menaient était honteusement guidée par leurs minuscules intestins très fragiles. Le rapport financier de la dilapidation des ressources publiques post « tazartché » par les services compétents a fini par dévoiler la funeste supercherie. Le même scénario risque des se reproduire à l’allure où vont les choses, surtout avec cette équipe gouvernementale, véritable venderesse des rêves du président Issoufou.
Par Moussa Aksar

31 octobre 2018
Source : L'Evènement

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